Le nombrilisme des hommes face au féminisme

Si vous suivez régulièrement ce blog vous avez peut-être remarqué chaque polémique que provoque nos articles féministes. C’est un p’tit bonheur pour nous parce que c’est un peu l’objectif. Tout ce qui est iconoclaste bouscule et il y a forcément des réactions (plus ou moins intelligentes). Ces réactions sont si systématiques et parfois si violentes qu’on croirait à une réaction du système patriarcal défendant ses intérêts. Je dis ça…

Bien sur, le grand classique, celui que TOUTES les féministes ont eu le VERITABLE bonheur de croiser, c’est le mec (oui c’est toujours un mec) qui est obligé de tout rapporter aux hommes. Vous le connaissez aussi ?

  • « Ouais tu sais y a plein de mecs violés aussi ! »
  • « Non mais le harcèlement sexuel, c’est aussi des mecs qui le subissent… »
  • « C’est affreusement dur d’être un homme aussi. D’être obligé d’être viril et dominant »
  • « Non mais regarde maintenant y a aussi des mecs à poil sur les pubs. »
  • « Y a des hommes prostitués aussi, rien à voir avec la domination masculine donc… »
  • « Non mais y a des féministes, on dirait qu’elles veulent juste éradiquer les hommes. » (Parfois je les comprends).
  • Et j’en passe… (vous pouvez compléter dans les commentaires.

C‘est agaçant, forcément. Surtout pour qui se bat contre l’omniprésence des hommes dans la culture, la politique, l’économie,… Enfin dans tout ce qui est le plus valorisant socialement et économiquement en fait. Donc pour une fois qu’on parle de femmes, on aimerait bien que les nombrilistes la mettent en veilleuse.

L’empathie masculine

Je crois que la chose que je trouve la plus extraordinaire (ou je peux dire pathétique pour ceux qui ont du mal avec le second degré) c’est la capacité des hommes à être empathiques… avec eux-mêmes. En effet, toute critique du comportement « des hommes » est prise pour une critique personnelle. Ça donne souvent du…

  • « Non mais quand je drague ce n’est pas une violence machiste moi, donc tu peux pas faire de généralités. » Là l’homme en question ne se rend simplement pas compte qu’il participe à son échelle à la domination masculine. C’est touchant.
  • On a bien sûr également « Tu peux pas dire que les hommes sont violents, regarde, je ferais pas de mal à une mouche. » Là, l’homme, même quand il a fait des études, oublie qu’on étudie des phénomènes sociologiques de masses. Même si lui n’est pas violent, force est de constater que dans l’ensemble de l’humanité, la violence est un moyen assez classique, pour l’homme de rappeler à la femme son statut de dominée. De même, l’homme se disant non-violent oublie qu’il n’y a pas que de la violence physique…
  • à compléter…

À l’inverse, dans notre société, l’empathie envers les femmes victimes de la violence masculine a du mal à passer. On sous-entend une certaine responsabilité en cas d’agression ou de viol. Une manière de dédouaner l’homme qui reste profondément ancré dans notre société. On ne comprend pas qu’une femme puisse considérer comme une violence le fait qu’on lui dise qu’elle est belle. On ne comprend pas l’exaspération de se faire renvoyer ses ovaires à la gueule sur des sujets qui n’ont strictement rien à voir… L’homme a une empathie à échelle variable, comme une conscience de classe peut-être.

Les violences sexistes

Pour autant, ne nions pas l’évidence. Oui : des hommes subissent des violences (cap’tain obvious!). 9% des victimes de viols sont des hommes. Évidemment ce chiffre ne précise pas que même dans ce cas la plupart des violeurs sont quand même des hommes. Il cache également la régularité des viols chez de nombreuses femmes : jusqu’à plusieurs fois par jour. Au final, sur les 206 viols quotidiens ça fait pas lourd. Pourtant, alors que les féministes analysent à raison le viol comme les résultats et un outil de la domination masculine, certains se sentent tout de même légitimes à exhiber une petite minorité. Parfois, c’est simplement par rejet irrationnel du fait que l’on ne parle que de femmes (on est pas habitués merde!). D’autre fois c’est pour invalider le lien (même inconsciemment) entre la violence dénoncée et la domination masculine. Le viol est un phénomène de masse qui est massivement subi par des femmes et fait par des hommes.

La remarque est la même pour d’autres violences sexistes. Les hommes représentés nus sur des pubs répondent-ils au même phénomène sociologique que les femmes dans ce cas ? Est-ce que ce sont les hommes qu’on soupçonne de coucher avec le patron dès qu’ils réussissent ? Ce sont les hommes qu’on réduit à des bouts de viande dès le plus jeune âge ? Ce sont les hommes qu’on identifie enfant à des princesses potiches attendant le prince charmant ? Ce sont les hommes qu’on matraque de « compliments » (lol) dans la rue ? Ce sont les hommes à qui on dit « soi beau et tais-toi » ? C’est bien la masse des violences qui fait sens, toute violence est condamnable, mais ne nous laissons pas détourner de l’organisation de la violence quotidienne dont son victimes les femmes.

Subir le genre

Sur les questions de genre aussi, les hommes ont des choses à dire. Il ne faut pas être énarque (au fond ça doit pas aider) pour deviner que si les femmes sont façonnées par la société à correspondre à certains critères de genre, c’est le cas aussi pour les hommes. Par là, c’est un peu le cas de tout individu d’être associé à un rôle dans la société en fonction de son origine sociale, nationale, sa couleur de peau, son parcours scolaire etc… ça s’appelle l’habitus. Donc nécessairement les hommes sont dans ce cas. Et comme dans tout rôle social, il y en a un certain nombre qui ne s’y retrouvent pas. Le tripe viriliste de l’homme qui démontre en permanence sa supériorité sur les autres, qui protège sa femme et se place dans une compétition malsaine dans la société, ça fait franchement pas rêver. D’ailleurs quand on ne respecte pas ces critères on est vite soupçonné d’homosexualité. Car l’homme nombriliste est persuadé que le comportement social d’un individu est déterminé par le rapport qu’il a au tout puissant pénis de son conjoint. Plus vulgairement, si t’es pénétré tu es efféminé.

Bref, tout ça, les féministes le savent. D’autant que la question du genre est souvent une lutte commune avec les mouvements LGBT. Alors quand on parle de genre (comme dans cet article !) une question ne doit pas être écartée pour aller à l’essentiel. Quelle détermination de genre construit un statut de dominé ? Quel critère de genre entérine et valide a posteriori des inégalités ? Quel genre véhicule une image dévalorisante des être humains qui le composent ? Quel genre enferme les individus dans leur statut de géniteur ? Quel genre est, COMME PAR HASARD, associé aux métiers les moins valorisés socialement et économiquement ?

Bref, des déterminations sociales, il y en a partout. Mais, excusez du peu, le mouvement féministe a-t-il davantage à se concentrer pour lutter contre la détermination à être dominé ou à être dominant ?

  • Vous imaginez des slogans du mouvement ouvrier : « Parfois c’est dur d’être un gosse de riche ! » ou « J’ai fait Polytechnique mais c’est mon père qui m’a obligé ! » ?
  • Ou pendant la Révolution Française : « Solidarité avec les Nobles qui sont obligés de se ruiner en fringues de luxe ! », ou encore « Pour que les Nobles aient le droit de choisir leurs conjoints ! »

——

On pourrait étendre l’analyse à l’ensemble des combats féministes. Très certainement, il y a des hommes qui subissent le patriarcat. C’est ce qui nous fait dire aussi que l’homme a sa place dans le mouvement féministe. Mais il ne subit pas cette domination à l’échelle de masse, c’est l’ACTEUR de cette domination, y compris Florian, moi ou d’autres hommes féministes car nous gardons profondément ancrés des réflexes sexistes appris depuis l’enfance. Alors que les hommes se permettent en permanence de rappeler ce que subissent leurs congénères dans un combat qui pointe JUSTEMENT ce qu’ils font subir aux femmes, c’est au mieux du nombrilisme, au pire une volonté de sabotage pour défendre un groupe d’intérêt. À bon entendeurs !

Romain JAMMES

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131 réflexions sur “Le nombrilisme des hommes face au féminisme

  1. «En effet, toute critique du comportement « des hommes » est prise pour une critique personnelle »

    Et ça vous étonne ?
    La plupart des généralisations de ce genre sont des conneries que rien n’étayent.

    « Les hommes sont comme ci », c’est tout aussi stupide et faux que « les femmes sont comme ça ».
    Lutter contre ce dernier type d’affirmation est une bonne chose, tenter de le faire en propageant leur contrepartie est stupide.

  2. Quelque part, je pense que c’est un mécanisme similaire qui est à l’origine du concept de « racisme anti-blanc » dont on entend parfois parler.

    À mon humble avis, c’est en grande partie une façon de tenter de minimiser les rapports de domination en plus de la volonté manifeste de « clouer le bec » de celleux qui osent dénoncer le racisme et/ou le sexisme institutionnels en France.

  3. Un article ma foi fort intéressant.

    L’avant-dernier paragraphe confirme l’opinion que je m’étais faite de ce blog, à savoir qu’il s’agit plus d’un outil politique que d’un lieu de réflexion. En effet, Romain, nous savons tous deux que tu globalises et grossis le trait, de manière à te placer en rupture avec l’ordre établi. La cause que tu défends doit donc apparaître comme totalement fondée, et celle contre laquelle tu te bas comme totalement néfaste. C’est la règle du jeu, même si je le regrette.

    Ceci étant, il me semble important de dire que dans les faits, si tu cherches à lutter contre un état de fait, tu trouveras trois types de personnes face à toi. Les gens qui sont partisans de la thèse dominante, ceux qui n’ont pas réfléchi à la question, et ceux qui savent qu’il y a un problème, mais ne veulent pas se mouiller. Les premiers sont tes adversaires, les seconds sont ceux qui vont probablement prendre le plus de coups, et les derniers sont, de faits, ceux qui sont le plus à craindre, puisqu’ils entretiennent sciemment l’inertie et peuvent décourager les tentatives de changement.

    Quoi qu’il en soit, nous ne vivons pas dans un monde désincarné, où il serait possible de toujours prendre de la distance vis-à-vis de ses propres comportements. En raison de notre mode d’apprentissage, nous sommes extrêmement marqués, et en-dehors de notre volonté, par de profondes habitudes, ainsi que par des marqueurs culturels, et la première étape à réaliser est de les reconnaître pour s’en extraire. Autrement dit, avant d’entamer quelque combat que ce soit, il y a une première phase, sans doute la plus dure, qui consiste à remettre en cause ses propres modes de raisonnements, ses habitudes, sa manière de voir le monde.

    Alors les souffrances des hommes dans le système patriarcal sont-elles réelles ? Assurément. Sont-elles pour autant aussi importantes que celles des femmes ? Non, loin s’en faut.
    Pour autant, lorsque, étant un homme, tu fais à un homme une critique du comportement des hommes, tu te retrouves confronté à plusieurs écueils. Ayant déjà vécu cette situation avec toi, je vais t’expliquer lesquels. Tout d’abord, il y a le risque d’assimiler une tendance, et pourquoi par une tendance lourde, d’ailleurs, avec un fait avéré et systématique. Ensuite, il y a la tentation de justifier cette généralité (de façon claire ou sous-entendue) par tes propres comportements ou préjugés, (anciens ou actuels), qui se conformeraient à la tendance en question. Enfin, il y a une possible confusion entre l’opposition sur la forme et une opposition sur le fond.

    Typiquement, un interlocuteur a le droit de te dire que ta théorie ne cadre pas avec son expérience et peut t’inciter à un tout petit peu plus de retenue dans ton exposé, par ailleurs tout à fait convainquant, sans pour autant s’opposer à ce que ton modèle s’adapte bien sur une large majorité de personnes. Ce n’est qu’une question d’honnêteté intellectuelle, après tout. Les discours généralisateurs et tranchés sont peut-être très utiles pour mobiliser les gens, mais, dans certaines discussions, il peut être de bon ton de retirer un instant la casquette (plus que respectable) de militant et de discuter sereinement d’un sujet important.

    • Je suis plus ou moins d’accord avec ce point de vue. Sauf que personne ne prend en compte les gens qui, par ce que la société actuelle véhicule en chacun de nous, ont totalement acquis la cause féministe et sont même allés au delà. C’est à dire considérer chacun comme son propre égal, homme ou femme, hétéro ou autre, coloré ou non, handicapé ou valide etc…

      Ces gens-là sont ENORMEMENT plus nombreux que ce qu’on veut bien le laisser croire. Ces gens-là ne font pas partie de ces débats, puisqu’ils ne peuvent pas créer la polémique, et donc générer des « clicks » pour les stats de blogs, site etc…

      Toujours est-il, que de mon point de vue, on en est clairement à une époque ou la généralisation (du moins dans certains milieux sociaux en France) n’a plus aucun lieu d’être. Et c’est cette généralisation justement qui crée le clivage et le communautarisme qui dessert totalement les intérêts des militant(e)s.

      Comment me sentir intégré à la cause féministe quand j’entends que tous les hommes sont violents? Moi les hommes qui me pètent les couilles, je me bats à armes égales contre eux.
      Chose que je ne ferais jamais contre une femme. Parce que je ne lèverais jamais la main contre quelqu’un qui ne pourra pas répondre de la même manière que moi.
      Dans le fonds, c’est du sexisme?

      L’égalité des sexes n’est donc pas possible, si l’on suis strictement ce raisonnement?
      Pourquoi personne ne parle de justice des sexes?

      Pourquoi personne ne veut admettre que nous sommes réellement différents? Physiologiquements, nous ne passons pas par les mêmes étapes dans notre évolution, ça nous rend différents. Socialement, comme c’est bien expliqué dans l’article, nous ne passons pas par les mêmes écueils. Nous sommes donc différents. Comment la recherche de l’égalité des sexes est-elle possible dans ces conditions?

      Il n’y qu’une seule vérité à mes yeux, et c’est la justice des sexes. Les choses doivent être justes. Nous sommes des humains, et pas des animaux. Certains « philosophes » nous placent au dessus des animaux, alors essayons de montrer que nous en sommes capables.
      Pour en revenir au fait que lorsque je me sens agressé par un autre homme, je me bats avec les mêmes armes que lui (dans l’absolu…), pas de soucis de violence soumise donc…
      Comment subir la violence morale infligée par une femme dans une société qui pointe du doigt seulement les violence physiques infligées aux femmes? Comment se défendre de ce qu’une femme (je ne fais pas de généralités, je parle d’une femme en particulier que j’ai giclée de ma vie comme la déjection qu’elle a toujours été) est capable de pire, dans un monde où on apprend aux femmes à devenir aussi connes et violentes que les hommes qu’elles combattent et dans une société qui te dis que si tu utilises tes armes à toi, au mieux t’iras en taule, au pire tu t’en voudras toute ta vie et tu auras une image de monstre de toi même. Pour une simple gifle…

      Ces débats ne prennent pas en compte donc que ce combat est déjà gagné pour la plupart d’entre nous.

      Cependant je pense que pour vaincre le monde patriarcal, il faudrait inclure dans le combat féministe l’éducation des hommes à la bonne manière de gérer les conflits intersexe.

      Et sans vouloir faire dans la provocation, ça fait des milliers d’années que les femmes ont à leur charge notre éducation…Mais elles n’ont jamais pensé à nous inculquer le respect de leur genre…

      • Oups, oublié: le mythe des femmes/mères coupables du sexisme de l’humanité. C’est marrant quand une femme a un enfant génial, surintelligent, on dit qu’elle a eu de la chance, quand elle pond un kaï-ra macho et égoïste, c’est de sa faute!
        Je m’emballe, ok, ok…

        Je vais le dire autrement: tu as raison, mon cher Lemike, comment se fait-il qu’ayant à charge l’éducation des enfants (enfin, des enfants en bas âge, le temps qu’ils apprennent à marcher, manger, s’essuyer, éviter un minimum d’obstacles potentiellement mortels, car, ensuite, dans beaucoup de civilisations, les enfants sont confiés aux hommes. Les formations, études, qualifications sérieuses, en général, ont été confiées aux hommes).. Donc, les femmes ayant l’éducation des petits enfants, comment se fait-il qu’elles n’aient pas été foutues de libérer leur propre camp?
        Te figures-tu qu’elles aient, dans nombre de contrées, le choix? Fatima osera-t-elle dire à son barbu de mari qu’elle ne veut pas qu’on inscrive le petit Mohammed à l’école coranique? Qu’elle voudrait qu’il apprenne à fa briquer des meubles, ou à tenir un restaurant. Elle n’ose déjà pas dire qu’elle veut arrêter de faire des enfants, alors…
        Idem pour Esther, juive orthodoxe à Jerusalem, qui en est à son 8è, et qui doit aller travailler à l’extérieur pour nourrir tout le monde, parce que papa apprend le Talmud…c’est un bon juif, il paraît.

        Et là où les mères sont censées avoir le choix éducatif de leurs enfants -ce qui n’est souvent pas un cadeau!- elles sentent peser en permanence sur elle l’obligation de préserver le « père ». Lui laisser sa place d’autorité dans la famille, par exemple, au nom d’un partage des rôles qui n’a pas été remis en question depuis des millénaires. Et on ne sait pas bien pourquoi, mais c’est un dogme: « mauvaise mère tu seras si tu ne laisses pas sa place à papa »… Bon, OK. Postulat compris. Et maintenant, c’est quoi sa place à papa? Celui qui bosse, ramène l’oseille, nous protège, en échange de quoi nous lui amenons ses chaussons quand il rentre du boulot? Bof… pourquoi pas… beuh… Mais Quid quand c’est moi qui bosse, ramène l’oseille, et protège? (ou que la protection est soit inutile soit non garantie?).

      • Salut shemssousabah, alors rentrons directement dans le vif du sujet vu qu’il est très difficile pour certaines personnes de comprendre qu’en étant dans le même camps, on puisse ne pas concevoir les choses de la même manière.
        Je ne parle pas du féminisme au moyen orient, ou dans des pays où la femme n’est qu’une pondeuse destinée à être la métaphore de la virilité du connard qui la torture ou l’emprisonne. Je parle de l’occident et de ses gros nazes qui se veulent absolument féministes pour se donner bonne conscience parce que c’est « bien » de l’être. Le féminisme ici ne sert qu’à cliver les genres. Je ne SUIS PAS de ces abrutis décérébrés dont les féministes font une généralité en sous entendant que si on n’est pas dans leur combat, on est un salaud de macho sexiste.
        Mais pour toi, apparemment, mon discours est celui d’un pauvre réactionnaire de merde, j’ai cherché à provoquer dans ma dernière phrase, et ça a aussi bien marché que l’article sur lequel nous nous appuyons pour discuter ensemble. Cependant force est de constater que le réactionnaire, celui qui pense que si on ne pense pas comme lui c’est qu’on est sexiste, c’est pas moi. Je ne justifie pas ce que les hommes ont fait aux femmes pendant trop longtemps. Je veux juste pondérer la chose en disant que tout n’est pas tout noir ou tout blanc. Une des preuves, c’est que ce blog est tenu par deux hommes, que j’ai l’ouverture d’esprit d’essayer de comprendre pourquoi en occident on continue de croire qu’il faut passer par le féminisme pour être politiquement correct, et pourquoi on ne se borne pas plutôt à éduquer les gens au fait que nous sommes égaux des la naissance et que nous devont tous nous respecter quel que soit notre genre.
        La personne qui m’a fait le plus de mal dans ma vie, et pourtant j’ai été abandonné par mes propres parents, est une femme, elle m’a détruit, rabaissé, humilié, sans qu’aucun code de défense ne m’ait jamais été inculqué. C’est ça que je demande aux féministes. Des solutions pour se comprendre et arriver à communiquer sans que personne ne soit lésé.
        Celles qui me combatent sous prétexte que je ne suis « qu’un homme comme les autres », je leur pisse à la raie, Elles n’ont rien compris de plus que les connards qu’elles combatent et dont je ne fais pas partie.
        Le respect pour moi, ce n’est pas une question de sexe, c’est une manière de vivre, une question humaine qui n’a rien à voir avec le type de personne que je rencontre. Le respect, c’est pour tout le monde. La personne qui me catalogue de « simple mec » parce qu’elle est aussi conne est sexiste qu’un conservateur, ne mérite pas ce respect. Parce qu’elle cherche simplement à créer elle même une distance et un conflit qui n’existe pas. Et je ne suis pas le seul à être comme ça.
        Maintenant, si tu parts du principe qu’un gars comme moi qui respecte chaque personne qu’il croise, n’est qu’un réactionnaire parce qu’il ne comprend pas que les féministes arrivent a combattre le mot « Mademoiselle » au lieu de se battre pour celles qui ont besoin qu’on se batte pour elle, reste dans ton ignorance, et reste ce que tu es, je te respecte quand même, même si nous sommes incapables de communiquer… parce que tu as des oeillères. Je ne te demande pas d’adopter mon avis, juste que si tu n’as pas d’arguments, ne me traite pas de réactionnaire. C’est tellement facile que ça te rend risible.

      •  » Cependant je pense que pour vaincre le monde patriarcal, il faudrait inclure dans le combat féministe l’éducation des hommes à la bonne manière de gérer les conflits intersexe. »

        Plutôt que d’apprendre à « gérer » les conflits, mieux vaut se battre pour qu’il n’y en ait pas.

  4. Vos délires féministes sont grotesques. Vous ne devriez pas avaler tout cru ce fatras idéologique sans aucun fondement scientifique, ces délires sur le soit-disant patriarcat, sur le genre… vous vous êtes fait retourner la tête par l’idéologie sectaire des féministes ultra. Ouvrez un peu les yeux et revenez dans le monde réel; enlevez les lunettes déformantes de votre secte, et vous vous rendrez compte que vous subissez un lavage de cerveau.

    • Mais oui mais oui…
      Vous êtes au courant que, dans leur immense majorité, les choses que nous tenons pour acquises n’ont rien de scientifique ?
      Mais notez que je suis rassuré de voir que vous crachez sur les religions, notre mode de vie, et les modèles économiques capitalistes dans leur ensemble.

    • « délires sur le soi-disant patriarcat »??? « fatras idéologique sans aucun fondement scientifique »??? « idéologie sectaire des féministes ultra »???
      Ma pauvre Laurence (est ce un pseudo pour masquer le fait que t’es un grand poilu hyper-testostéroné, ou t’es vraiment une femme?), si y a quelqu’un qui délire, visiblement c’est toi.

      • Je suis une femme avec un cerveau en état de marche et avec un bagage universitaire. ce qui me permet de faire la différence entre des laïus sans fondement scientifique (j’insiste) et une véritable démarche intellectuelle.

        Le bavardage sur le patriarcat (un épouvantail fabriqué de toutes pièces par les féministes les plus hystériques) se heurte ne serait-ce qu’à la simple observation de la réalité dans nos sociétés. C’est un mythe, une chimère, vous vous montez la tête avec une lecture du monde qui ne correspond qu’aux fantasmes revanchards de filles mal dans leur peau.

        Voir les bourgeoises françaises pleurer qu’elles subissent le patriarcat, je me pince.
        Les sociétés arriérées où les femmes subissent réellement le patriarcat devraient vous haïr de vous voir reprendre à votre compte des revendications qui chez elles sont justes.

        Quand aux gender studies et à l’ambition déconstructiviste des féministes radicales… c’est une imposture intellectuelle, une absurdité qui nie totalement le rôle du biologique et des hormones dont la constitution du genre.
        Le genre n’est PAS un fait culturel : il est un fait biologique à la base, qui se mêle ensuite à l’acquis.
        Personne n’a le choix d’être ou ne pas être homosexuel : ce sont les taux d’hormones (ou leur dérèglement) pendant la gestation qui déterminent l’orientation sexuelle. Cela a été démontré encore récemment par des biologises.
        Aller raconter (comme le font les gender studies) que l’orientation sexuelle est un fait culturel est une stupidité totale.

        En tant qu’homme, vous ne devriez pas servir la soupe à ce féminisme imbécile. Vous vous faites couillonner : la féministe radicale vous hait parce que vous avez une bite et elle n’est pas prête de changer d’avis ! Elle vous utilise tant que vous rampez à son service – mais essayez de vous émanciper et vous verrez comment elle vous traitera : je peux vous prédire que le réveil sera brutal.
        .

      • Le fait de penser que c’est un homme plutôt qu’une femme révèle l’ensemble du problème. Les féministes s’attaquent à un problème dont personne ne nie réellement l’existence mais qu’ils abordent avec leur émotions et leur fantasmes plutôt qu’avec la réalité.
        La preuve avec ce commentaire paranoïaque pour commencer.
        Je ne parlerais même pas de l’article qui est médiocre, où l’auteur se contente de répondre comme un gosse de 10 ans aux « hommes » .  » Oh mais des hommes disent ça et ca et ca et pensent comme ca dans leur ensemble, d’ailleurs tel homme me dit le contraire mais c’est un idiot il ne comprend pas que je parle d’un ensemble ».
        Bonne chance dans votre pseudo combat, vous ne risquez pas de faire avancer le débat en étant moralisateur,défensif et arrogant…

    • Donc toutes les statistiques montrant le statut de dominé des femmes (dans l’emploi, les violences en tout genre, les tâches ménagères, la prostitution… ou même le harcèlement quotidien des « jeunes belles » femmes qui n’est que difficilement contestable..), ce sont uniquement des faits biologiques pour vous ? Ou alors « ce ne sont pas des faits scientifiques » ? Vous dites des absurdités avec tant de mépris : vous vous ridiculisez simplement, chère Laurence …

      • Arrêtez donc de pleurnicher et de la jouer continuellement victimes ; sortez un peu de ce registre larmoyant. La réalité féminine n’est pas que ça, bien au contraire. Les femmes ne sont pas que les créatures geignardes que vous peignez continuellement. Les hommes ne sont pas TOUS des agresseurs et les femmes ne sont pas TOUTES des pauvres victimes. Ces généralisations qui enferment les sexes dans des rôles sont une insulte à l’intelligence et à la simple observation de la vie et de la réalité.

    • « Le bavardage sur le patriarcat (un épouvantail fabriqué de toutes pièces par les féministes les plus hystériques) se heurte ne serait-ce qu’à la simple observation de la réalité dans nos sociétés. C’est un mythe, une chimère, vous vous montez la tête avec une lecture du monde qui ne correspond qu’aux fantasmes revanchards de filles mal dans leur peau. »

      Je suis bien de votre avis. Je pense que c’est également le cas pour le racisme et la lutte des classes. Des épouvantails qu’on agite, des chimères qui correspondent au fantasmes revanchards de pauvres et de personnes de couleurs mal dans leurs peaux.

      PS: c’est quoi votre bagage universitaire, droit à Assas?

  5. Faire des généralités, autant sur les hommes que sur les femmes, c’est pas franchement intelligent.
    C’est sûr que si quelqu’un dit « Les mecs sont tous comme ça », un homme va mal le prendre (et moi aussi, pourtant je suis une femme.)
    Mais bon article sinon.

  6. ça me rappelle un reportage télé sur les transexuels. Un jeune homme y disait que depuis qu’il était devenu un homme, il se rendait compte que les gens ne le considéraient pas pareil, qu’ils étaient plus attentifs à ce qu’il disait, plus respectueux.

  7. Pingback: Le nombrilisme des hommes face au féminisme | Revue de presse féministe et féminine | Scoop.it

      • @Seb, on vit dans une société où « buzz » est synonyme de vérité absolue. C’est stupide et malsain. Les auteurs de cet article n’ont même pas l’air d’être convaincus par leur propre « combat ». Puisque leur seul commentaire concerne le buzz que l’article provoque et qu’ils ne participent en aucun cas au débat qu’ils ont voulu créer.
        Peut être sont-ils « féministes » parce que c’est bien…. Malheureusement, tout ce qui « est bien » fini par passer de mode. Et c’est dangereux pour l’avenir. Parce que le jour où la mode sera de casser de la féministe comme en Russie, les gens sans opinions continueront de faire le buzz parce que c’est la seule chose qui compte. Vu que c’est ce qui crée la popularité dans notre société.

  8. Merci Romain Jammes, ça fait toujours chaud au coeur de savoir qu’il y a aussi des hommes pour réaliser l’injustice universelle que subissent les femmes, et pour lutter contre elle.

  9. Eh oui, face au féminisme, au départ nous avons toujours l’impression que l’on touche à notre (belle grosse) virilité… ce sont des milliers de petits codes ancrés en nous (tous-tes) que nous avons du mal à endormir puis à éradiquer. Alors qu’avec un « poil » d’ouverture et d’écoute, en très peu de temps, nous pouvons arriver à comprendre que, primo les féministes ont raison sur beaucoup de points et qu’il reste énormément de travail à faire sur notre modèle de société, et secundo en (re)construisant une empathie avec les femmes et leurs droits (bafoués) nous gagnons en respect, en confiance, en humanisme, en harmonie avec l’autre et donc en paix avec nous-mêmes.
    J’imagine que ces remarques « nombrilistes machistes » sont… naturelles dans un premier temps. Nous ne le faisons pas exprès (je dis nous parce que j’y suis passé aussi quand ma compagne est devenue militante, puis j’ai compris… aussi vite que j’ai pu), il n’est pas évident d’ouvrir les yeux sur nos propres erreurs, mais il est essentiel de faire ce travail et de comprendre que le point de vue que nous avons a priori n’est en fait pas le nôtre, mais celui que les puissants (politiques ou religieux) ont de tous temps ancré en nous et que même nos mères nous ont transmis innocemment… La peur de l’autre, diviser pour mieux régner… on retrouve une forme de xénophobie dans le machisme, c’est évident.
    En comprenant cela, la question du genre devient sibylline (il y a un-e humain-e et deux sexes), la question de l’homosexualité devient dérisoire (ces deux sexes, certes faits biologiquement pour s’emboiter, ne sont pas forcément attirés l’un par l’autre)…

    Le but ultime du féminisme est la paix entre les sexes. C’est très clair.
    Continuons à expliquer à nos contemporains masculins que ce ne sont pas les cow-boys contre les amazones, mais bien la race humaine contre les marionnettistes de haut rang.

    Pour finir, et remettre l’accent sur ce court exposé : je ne me suis jamais senti aussi viril et respectable que depuis que je suis féministe.
    La paix. L’amour. L’égalité.

    Quent.

    • Quentin, c’est quoi ton adresse e-mail? Ton adresse tout court? Ton n°?!
      Et pendant qu’on y est, donne moi ta pointure: que je te commande tout de suite la paire de pompes faites main, tout cuir (synthétique,les animaux sont mes amis) pour aller avec ton smoking?

      Ben oui, ton smoking… pour la cérémonie.
      😉

      Blague mise à part, tu me re-donnes l’espoir de ne pas finir mes jours seule.
      Comme des tas d’autres femmes ont dû le faire avant moi, parce qu’elles étaient des femmes éprises de Justice. Pour les autres ET pour elles-mêmes.
      Intolérables ces injustices… et certaines ont dû et doivent encore choisir d’être seules plutôt qu’opprimées dans leur propre maison.
      (on me répliquera que celles-là ont de la chance!! Il y a des endroits où une femme ne peut même pas choisir d’être seule!)
      Du coup, même en étant romantiques, super branchées par le trip « love, love, love » ou « toi et moi » ou « association partenariale belle et utile » ou quoique ce soit d’à-deux complémentaire, on est obligées de renoncer à ce rêve là: celui de fonder un couple, donc/puis une famille, et rendre pérenne l’Humanité.
      Alors que ce rêve là est peut-être le fondement, n’en déplaise à toutes les combattantes du mythe de Cendrillon -dont je suis- de notre féminitude.

      Bises à Quentin, le lucide et vaillant, et à tous les hommes qui ont compris.
      WE LOVE YOU !!!!

      • Romain Jammes, tu ne comprends pas que femme et féminisme n’ont rien à voir. Le féminisme tel qu’il est devenu n’a plus rien à voir avec son objectif initial (qui était et reste louable : la lutte contre les inégalités).

        Le féminisme radical et déconstructiviste est une imposture, un dévoiement. Il est profondément sexiste, envers les hommes comme envers les femmes, qu’il réduit constamment à leur bite ou à leur vagin, en mettant tous les hommes et toutes les femmes dans le même sac (ce qui, est une connerie sans nom).
        Il ne concourt qu’à la guerre des sexes. C’est une évidence criante quand vous lisez les blogs féministes ultra : ce sont des cinglées, qui ont une vision du monde complètement déformée et qui ne font rien d’autre que cracher du fiel et de la haine à n’en plus finir.

        C’est donc bien en tant que femme que je dénonce ces autres femmes et que pour rien au monde je ne voudrais être appelée leur « soeur » (comme dans une secte).

        Je ne suis suis soeur que des humanistes, quelque soit leur sexe – et pas des porteurs ou porteuses de guerre et de haine.

  10. Pourquoi est_il impossible de répondre aux posts de Laurence ?

    Enfin, bref, ton message rejoint ce que je pense. Le combat féministe est encore à poursuivre, d’une certaine manière, d’un certain sens, dans certains pays etc…Mais qualifier de féminisme le combat de certaines abruties qui ne veulent plus qu’on les appelle « Mademoiselle », pour moi c’est un manque de respect aux gamines qui savent ce qu’est une tournante, aux femmes qui ont vu leur mari de 30 ans leur ainé brandir un drap blanc maculé de sang devant toute la famille, aux femmes qui se font virer parce qu’elles ne couchent pas, aux femmes qu’on lapide pour avoir tenter de se défendre, aux femmes qui doivent donner leur corps à des macs pour protéger leur famille en europe de l’est, aux femmes qu’on met en prison en Russie pour avoir donné leur avis sur la société dans laquelle elles vivent etc…

    Une merdeuse qui me dit que sa condition de femme est horrible ici, j’ai juste envie de lui dire qu’elle ira pas plus loin qu’un connard de conservateur machiste. Parce que si elle est persuadée de n’être QUE son vagin, alors c’est elle qui a une image dégradée d’elle même, et moi je ne la voit pas comme une conne de femme, mais comme une conne tout court. Comme un individu de la même race que moi qui a de la confiote à la place du cerveau. Exactement la même confiote que celle qu’on trouve dans le cerveau du blaireau de conservateur sus cité.

    On vit dans une société Hyper individualiste, dans laquelle c’est chacun pour soit. Quel que soit le sexe. Dans une société où la beauté physique est plus importante que la beauté de l’esprit. Pour réussir, homme ou femme, il faut soit ne penser qu’à son physique, soit se trouver soi même et aller au delà de toute cette merde. Respecter chaque personne que tu croises, quel que soit son genre sa religion ou quoi, apprendre qu’on peut apprendre de tous, et essayer d’aller contre ce système ou l’hyper individualité n’est qu’un leurre pour nous séparer et faire de nous des individus dont l’unité n’a aucun sens.

    Mais en aucun cas, ici, un combat virulent entre les hommes et les femmes n’est possible. Ce combat ne peut pas mener à autre chose qu’un rejet.

    Je suis de ceux qui pensent qu’on doit respecter les femmes, pour ce qu’elles sont, nos mères, ce qu’elle nous apportent, l’amour, la tendresse, ce qui n’est pas censé être « viril », qu’on doit les respecter parce que sans elles, tout serait carré, la poésie n’xisterait pas, et même si nombre d’auteurs sont des hommes, c’est à des femmes qu’ils ont écrit. Il faut les respecter parce qu’elles nous aiment, parce qu’elles sont le centre de l’univers, parce qu’on se sent vivre juste quand elles nous touchent la main, parce que si on se bat contre les femmes, notre discours viril implique qu’on finisse tous par se la mettre dans le petit.

    Mais je suis également de ceux qui trouvent stupide de voir des dindons se battre pour des choses qu’elles ne vivent pas en s’en rendant victimes. Ca s’est insupportable. Se battre pour la libération de femmes qui sont réellement spoliées, ça C’EST un combat. Un vrai. Se battre parce qu’on se fait chier depuis que son mec s’est barré avec la secrétaire, c’est une lubie de pouf. Et rien d’autre.

    Le féminisme comme on le voit en ce moment en occident oublie trop souvent que c’est lui qui crée lui-même les clivages.
    C’est ce que j’appelle la justice des sexe. Ce n’est pas juste de laisser une femme se faire traiter selon son vagin, de la même manière que je ne suis pas ma bite.

    Mais quand les féministes arrêteront de penser avec ma bite, peut-être que je les considérerais enfin comme ce qu’elles sont à mes yeux : La plus belle pierre précieuse que la nature nous ait donner. Et il faut en prendre soin.

    • En France, le salaire des hommes est de 24,5% plus élevé que celui des femmes en moyenne. Les femmes consacrent (toujours en moyenne) 4h par jour aux tâches domestiques, contre 2h30 pour les hommes. 70% des temps partiels subis sont occupés par des femmes. Ce ne sont que quelques exemples des raisons qui font que les « merdeuses » se plaignent.

      Mais pardon, j’oubliais, il ne faut pas cliver (comme nous l’a aussi fait remarquer Laurence). Soyons juste gentil avec les gens qui nous entourent, et les choses changeront d’elles mêmes. Les seuls qui vaillent le coup qu’on les soutienne, après tout, ce sont les humanistes, non ? Le reste, c’est des braillards qui n’ont rien compris.

      Et puis les femmes, heureusement qu’elle sont là, sinon, nous les mecs, on serait obligés de finir homos, comme tu dis. Ce qui, comme le souligne Laurence, est essentiellement lié à des dérèglement hormonaux. Et comme elle a raison de préciser que les gens qui essaient de changer les choses sont mal dans leur peau…

      Restez dans vos certitudes réactionnaires, après tout. C’est tout ce que vous méritez.

      « On reconnaît un homme libre au doute qui le ronge intérieurement, de ne jamais savoir s’il est ou non dans le vrai. » [Learn Hand]

      • C’est qui est bien avec les chiffres c’est « qu’ils parlent souvent sous torture ». Dès que l’on demande à celles qui se réclament du féminisme (et qui selon moi n’en sont pas, car en vérité elles se cachent en vérité un communautarisme féminin sous une doctrine normalement humaniste et universaliste) elles sont bien incappables d’entrer dans le détail des chiffres et de leur explication. Cette différence salaire c’est une diférence entre les salaires entre les hommes et les femmes à qualificaton égale qui fait abstraction des secteurs professionels et des coupures dans les carrières des femmes. Le monde du travail nécessite probablement d’être repensé pour qu’il soit plus compatible avec la vie de famille, mais c’est une escroquerie intelectuelle de laisser croire aux gens que pour un même poste, et de manière totalement arbitraire, un employeur diminuera de 25% la rémunératon de son salarié, si celui-ci est en vérité une salariée. Dans un contexte où l’on parle de diminution du coût du travail, si tel était le cas, seule des femmes seraient embauchée.

        Pour ce qui est de la réppartition des taches domestiques, on pourrait également s’interroger sur la manière dont on intègre la part des femmes aux foyers, ou encore des femmes à temps partiel. Relevons également que nous somme un pays où les vieux sont plus nombreux que les jeunes, et qu’il y a une époque pas si lointaine où il n’était pas plus nécessaire qu’habituelle que les femmes aient une activité salariée, et qu’effectivement, les femmes s’occupaient des tâches domestiques, tandis que les hommes travaillaient. Donc les chiffres d’aujourd’hui sont moins une représentation de la manière dont les couples organisent désormais la répartiton des tâches, qu’une représentation dont ces tâches étaient réparties auparavant.

        Puisque l’on parle chiffre, savez vous combien d’hommes décèdent des suites de violences conugales, un tous les 15 jours, chiffre que les instituts chargés de chiffrer les violences conjugales estiment minoré. Personne ne connaît ce chiffre et tous le monde s’en fout. Alors même si 6 fois moins d’hommes sont, selon ces chiffres, victimes de ces violences, pourriez-vous dire à un homme qui a subis de tels faits et qui proteste contre l’accaparation de ce sujet par des organisations féministes, et de son traitement exclusivement féminin, qu’il est nombriliste ?

        Personnellement, je me fous de savoir si une personne qui est dans la précarité, qui subis des violences physique, morale, sexuelle, ou une discrimination dans sa vie sociale, professionnelle ou privée soit un homme et une femme. On doit permettre à cette personne de sortir de cette situation, d’avancer… c’est tout ce qui compte.

        On dirait qu’aujourd’hui le clivage riche-pauvre a été remplacé par le clivage homme-femme, Il est sûrement plus facile sur ce sujet de nous promettre des changements, et à moins de frais, que sur celui de la paupérisation d’une grande partie de la population, et de l’enrichissement plus qu’indécent d’une minorité, et de l’écart croissant entre ces deux extrêmes. Mais personnellement, j’ai autre chose foutre dans la vie que de m’inquiéter duplafond de verre réel ou imaginaire qui concernerait les femmes, alors que mois, comme tant d’hommes et de femmes aujourd’hui avons surtout le souci de ne passer à travers le plancher.

        Mais très honnêtement, je me considère comme féministe et cela depuis longtemps, mais j’ai vraiment du mal avec la façon dont il se manifeste aujourd’hui. Il y a une maufaise foi criante, un refus caractérisé du débat contradictoire, notamment lorsque esaye d’avoir un discours honnète et scientifique sur certains sujets, on vite taxé d’hérétisme.
        Et les nouveaux convertis m’enmerdent particulièrement, ils peuvent défendre une choses un jour, et son contraire le lendemain tant que cela va dans le sens de ce qu’ils pensent être du féminisme. Et parmi ces nouveaux convertis je ne parle pas des hommes, je ne sais si ils ont des choses à se reprocher, des problèmes avec leurs conscience, mais assez souvent ils prennent cette bienveillance bien machiste pour du féminisme.

      • Je reprend votre citation : « On reconnaît un homme libre au doute qui le ronge intérieurement, de ne jamais savoir s’il est ou non dans le vrai. » [Learn Hand]

        Avez-vous réellement le sentiment que les féministes sont rongées par le doute intérieur ? La manière dont-elles se manifestent actuellement et régulièrement est assez peu nuancée et visiblement le doute ne fait pas partie de leur culture. Elles sont convaincues de détenir LA vérité, et pour peu que l’on nuance, que l’on essaie de faire valoir un opinion différent, on est immidiatement taxé d’être réactionnaire, masculinistes, machiste, sexite ou au mieux aveugle.

        J’étais féministe avant qu’apparaissent toutes ces organisations spécialisées dans le buzz permanent. Ca fait un moment que j’essaie de dialoguer avec eux, mais c’est peine perdue. J’ai eu l’occasion de discuter avec des responsables d’OLF, l’indigence de leur réflexion personnelle de certains d’entre eux est assez déconcertante, et on se demande quelle est la légitimité de pareille personne pour parler du féminisme sur tous les plateaux télé. Ils se contentent biens souvent de reprendre des éléments de langage, donc ils sont assez mal placé pour parler de préjugé.

    • Je suis de ceux qui pensent qu’on doit respecter les noirs, pour ce qu’ils sont, nos amis, ce qu’ils nous apportent, l’amitié, la serviabilité, ce qui n’est pas censé être « digne », qu’on doit les respecter parce que sans eux, tout serait carré, la danse n’existerait pas, et même si nombre de chorégraphes, de musiciens sont des blancs, c’est à des noirs qu’ils ont écrit. Il faut les respecter parce qu’ils nous apprécient, parce qu’ils sont l’enfance de l’humanité, parce qu’on se sent vivre juste quand ils nous touchent la main, parce que si on se bat contre les noirs, notre discours digne implique qu’on finisse tous par se la mettre dans le petit.
      (le petit quoi? Tu nous parles de ton anus là, c’est ton argumentation?, ta poésie? )

      « merdeuse, dindon, pouf »

      effectivement, ça c’est du respect. Pour un individu qui a autant d’injures et de mépris à la bouche quand il s’agit des femmes, il faut avoir une bonne dose de mauvaise foi pour en appeler au respect. Mais bon…
      En tout cas j’ai remplacé femme par noir dans ton apologie du respect pour ces merveilleuses créatures, les femmes, et tu vas voir, ça ne fait pas du tout respectueux, ça fait méprisant au possible et carrément raciste.

      Dis-toi bien que ton petit texte, sur les femmes, il fait méprisant et misogyne au possible. Et pour info, le mépris et la haine sont les deux faces d’une même pièce. Celle qui nie à l’autre son statut d’être humain.

      Et puis le « connard conservateur machiste » c’est toi 😉 et ça m’étonnerai qu’une « merdeuse » de féministe dans mon genre se choisisse un gros miso dans ton genre.

      bisouuuuuuuuuuuuuuuuuuuus

      • Prune, il me semble que je peux te retourner ton commentaire haineux. Et rajouter que tu fais partie de cette fameuse caste de pervers naricissiques qui deviennent victimes dès qu’ils ne comprennent pas ce qu’on dit, dès qu’ils sont en désaccord. Et comme ils sont d’abord en désaccord parce que ça leur permet de s’affirmer et d’exister, ils font toujours chier, et finissent par agresser.
        Tu sais pas qui je suis, ce que je dis tu ne cherches pas à le comprendre, et tu agresses pour avoir un poids au niveau de ton argumentaire pourris. Tu sais quoi de moi? Je suis peut être noir, peut être marié à une noire, peut être même simplement que mon demi frère est noir, ou que toute ma famille est noire?
        Tu cherches pas à comprendre quoi que ce soit comme ces petites pouffiasses de qui je parle et qui ne cherchent pas à faire des hommes et des femmes des gens égaux en droits et en devoirs, mais qui sont aussi connes que la génération de gros cons machistes qui ont gouverné le monde jusqu’à ce qu’une poignée de femmes se soulèvent pour dire stop.
        Tu veux ce que les hommes ont eu. Ce à quoi ils s’accrochent désespérément, histoire de justifier leur virilité. La Connerie du Pouvoir, c’est pas un truc typiquement masculin, c’est ce que j’explique plus haut. Mais t’es une simple féministe extrémiste sans cervelle, comme tout ce qui concerne l’extrémisme, des gens avec des œillères.

        Moi je veux un monde où on ne dit pas à un petit garçon qui vient de naître : « tu es un sale connard à cause de ton sexe » ; Comme on a trop dit aux femmes : « Tu es une moins que rien à cause de ton sexe ». Tu saisis un peu mieux ce que j’explique, ou bien je dois te parler comme on parle à un Nazi, à un communiste nord coréen, un homophobe ou un macho ?

        Sans les femmes, on serait des gros bourrins, les femmes nous font ouvrir nos esprits vers des perspectives inimaginables. Elles nous font faire des conneries, des choses immenses. Sans elles, on serait juste des gars qui font des trucs carrés, rationnels et terre à terre.
        Après, si t’es capable de me prouver qu’on est exactement pareils sur le point de vue métabolique et que du coup notre expérience de la vie est exactement la même, vas y, je me ferai un plaisir de te sortir une ou deux phrases mysogines pour te rappeler que t’es qu’une pauvre fille incapable de gérer ses hormones. D’ailleurs je te sens bouillir là. C’est quoi cette montée d’énervement et de stress? Mais si tu étais en face de moi, tu me mettrais pas un pêche dans la gueule ?

        Si bien sûr… comme un connard d’homme…

        La différence, c’est que j’ai jamais essayé d’humilier qui que ce soit pour ce qu’il est , j’ai jamais traité qui que ce soit de raciste parce que je ne comprenais pas ses mots. Quand je ne comprends pas, je pose des questions, je me fais expliquer. La différence, c’est que j’ai jamais attaqué qui que ce soit, je n’en ai jamais eu envie. J’ai eu à me défendre, puisque je suis de petite taille, et que franchement, être petit, c’est pas un truc qu’on choisi, surtout quand on habite dans une cité avec des gros grand cons dans tous les coins qui veulent montrer qu’ils sont plus forts en tapant un petit.

        J’explique que la société est devenue hypra individualiste. J’ai tort ? J’explique que les femmes ont plus de sensibilité que nous et qu’elle nous le transmette, j’ai tort? Tu es en colère, et ça c’est pas la faute des hommes. C’est juste toi qui est en colère.

        Ma copine est une femme libre, qui sait faire des milliers de choses que je ne saurai jamais faire et pour lesquelles je ne l’égalerai jamais, dans le monde du sport, de la réflexion, de l’organisation de toutes sortes de choses. Elle marche sur des lignes entre deux falaises sur une centaine de mètres, elle est sponsorisée pour ça, elle écrit des choses magnifiques, elle permet à des gens handicapés d’être intégrés en s’adaptant à leur handicap et en leur donnant les billes pour se débrouiller dans notre société. Elle ne pue pas la haine, elle ne blâme personne d’autre qu’elle lorsqu’elle se plante. Je la pousse quand c’est trop dur de gèrer tout ça seule, et la soutien le reste du temps lorsqu’elle est capable de tout gérer de front.

        Parce que nous sommes tous les deux égaux, qu’elle est une femme, et moi un homme. Que nous sommes égaux, même si nous sommes différents et que nous n’avons pas la même manière d’appréhender notre environnement à cause de notre sexe.

        Pose toi les bonnes questions, dépose ta haine, et demande toi juste cette question : Dire à tous les hommes, même ceux qui ne cherchent pas à être au dessus des femmes pour des questions sexistes, qu’ils sont des connards parce qu’ils sont hommes, et penser qu’il faut les émasculer socialement pour libérer la femme, est ce qu’au final, c’est pas EXACTEMENT comme dire aux femmes qu’elles ne sont bonnes qu’à enfanter, faire le ménage, et les mettre sous la responsabilité de leur père, ou mari?

      • je ne suis pas haineuse, je te mets le nez dans ton caca, tu en as besoin et je fais ça pour te rendre service, pour que tu sois moins con à la fin de la journée. Mais de toute évidence c’est un échec cuisant.
        Je ne suis pas ta copine, je ne suis pas ta maman, je n’ai pas à te ménager. L’exemple avec les noirs est pour te montrer toute la condescendance dont tu fais preuve envers les femmes, si tu étais noir (ce que je ne sais pas et dont je me fous complètement) ça ne changerai rien à l’argumentation. Ce n’est pas plus méprisant pour les noirs que pour les femmes, (si tu ne comprends pas ça c’est que tu considère que les femmes n’ont pas à avoir de dignité, que tu penses que les femmes sont de gentils paillassons sur lesquels tu peux t’essuyer les pieds). Et par qui tu ne supportes pas d’être contredit, ou critiqué. A moins que tu ne supportes pas la critique tout court, ce qui en plus d’être puéril démontre une certaine insuffisance intellectuelle.

        Les femmes ne sont pas une sous catégorie d’humanité qui serait plus ceci ou plus cela que les hommes (au choix, rondes violettes, carrés douces, colériques et autres conneries) les qualités et les défauts n’ont pas de sexe.
        Tu te contentes d’étaler tes stéréotypes et tes préjugés sur les femmes, tu es extrêmement agressif, ordurier, incapable d’écouter ce que dit l’autre, pleurnichard, immature et tristement conformiste.

        Tu en appelle au respect des femmes tout en étant incapable de contenir les insultes envers elles, « pouffiasse, merdeuse etc. »
        Tu es en pleine projection, c’est à dire que tu me reproches ton état d’esprit, c’est toi qui est haineux, je ne fais que te renvoyer la balle à un niveau de violence équivalent. Sauf que moi en tant que femme, je me fait emmerder par des pauvres types dans ton genre TOUS LES JOURS DE MA VIE j’ai donc des excuses pour m’assoir sur la politesse, ce qui n’est pas ton cas. Et qu’en tant qu’homme tu n’es pas habitué à ce qu’une femme soit aussi odieuse avec toi que tu l’es avec elle, c’est très bien, ça te donne une leçon 🙂

        Je suis ravie pour ta copine, personnellement je suis très contente de mon copain aussi, je ne vois pas du tout le rapport avec le débat, tu m’expliqueras…

        Ce que je te reproche ce n’est pas d’être un homme, c’est d’écrire un monceau de conneries. Et ça, tu en conviendras, c’est de ta faute, et si j’émets le jugement que tu es un connard, c’est en fonction de ce que tu dis, et avec ta réponse honnêtement tu confirme le diagnostique de départ.

        Et un dernier conseil, évites les concepts comme la perversion narcissique, ou le nazisme pour attaquer les gens qui ne sont pas d’accord avec toi tu te ridiculise et tu perds toute crédibilité.

  11. Il est super ce blog… et ce qui est bien avec le féminisme, c’est que c’est un sujet qui reste clivant : d’un côté les réacs, de l’autre les féministes… ça change du politiquement correct mou de gauche…

    Je suis féministe depuis dix ans et ça a changé ma vie…

    En lisant les commentaires de ce post, j’ai le même sentiment qu’en lisant le courrier des lecteurs du figaro : quel soulagement de pas être un gros c**… des fois, la mauvaise image que j’ai de moi m’épuise, mais là, j’ai presque l’impression d’être un dieu grec… bravo à romain, continue comme ça, mec !

    • Ce qui est également amusant c’est de voir qu’il y a encore des gens qui pensent qu’il n’y a qu’UN féminisme, et qui pensent que tous ceux qui s’opposent à ce féminisme unique et uniforme sont réactionnaires. J’imagine qu’il doit être très moralement confortable de vivre dans un monde divisé par une ligne imaginaire où il y a d’un côté les bons, d’un autre les méchants.

      • Dis-donc, juste pour savoir, c’est toi le seb qui poste sur les nouvelles news en écrivant des commentaires sous tous les articles concernant la prostitution de près ou de loin et en expliquant que c’est une chance pour les étudiantes de pouvoir arrondir leur fin de mois en se prostituant et que ce serait criminel de les en empêcher?

        Comme ça, pour savoir?
        Parce que ton discours lui ressemble beaucoup, et t’as le même pseudo. On dirait vraiment toi. Toutes mes excuses si je me trompe, mais honnêtement je suis quasiment sure de te reconnaitre. Un « féministe » préoccupé du fait que les féministes femmes ne s’intéressent pas assez à l’oppression que subissent les hommes…

  12. Vous dites tout haut ce que l’on pense tout bas (à tort!). Cela me fait penser à cette fameuse phrase, « l’argent ne fait pas le bonheur ». J’ai entendu le pdg d’Auchan la répéter il n’y a pas longtemps. Facile à dire pour ceux qui ont de l’argent. Quand on en n’a pas, on ne peut s’empêcher de penser « mais il y contribue fortement… « . Là c’est pareil: « ok, les femmes sont opprimées par les hommes depuis des millénaires, mais vous croyez que c’est facile, d’être un homme? ». Etre un homme ne fait pas le bonheur, on est d’accord. Mais dans une société patriarcale, cela facilite grandement la vie…

  13. La lecture de tout ça ouvre l’appétit… d’une boxeuse! Que je suis!
    Yalla, yalla, les gars! Vous voulez que ça saigne?

    @lemike: l’affaire « mademoiselle »: je suis d’accord avec toi: quelle erreur!! Je fais partie de l’association qui a lancé l’opération… et déjà qu’on devait faire profil bas (à cause, notamment, de journalistes tels que la fameuse Florence A. de Libération qui nous avait saquées d’entrée dans un article tissé de mensonges et de détournements de propos, qui faisait la page centrale du journal!), mais alors là! J’ai pensé à rendre ma carte… m’en parle pas: un grand chagrin, oui… 😦
    Le message qu’elles voulaient faire passer, c’est que c’est une discrimination évidente, illégale, figurant sur des documents officiels, qui indique publiquement des informations personnelles telles que notre statut marital, etc. etc. Et que, d’un point de vue matériel immédiat, il y a discrimination.
    (et bien au nom du fait que nous soyons du genre féminin. Puisque le genre masculin n’a pas à se soumettre à cet usage administratif).
    C’est à partir de tous ces documents que s’exercent la plupart des droits sociaux en France.

    Pour récupérer le remboursement social des frais de garde de ma fille, plus la prime pour l’emploi, parce que je travaillais à temps plein, il a fallu que je fasse une réclamation: le chèque émanant du fisc, était adressé à « Monsieur et Madame Olivier Dubois ». Or, je m’appelle Marion Durand… (pseudos, vous l’aurez compris).
    Si c’était M. Olivier Dubois qui avait reçu le chèque (gardé l’appartement, ouvert la boîte aux lettres, reçu chez lui) il aurait pu l’encaisser sur le champ, sans autre procès.

    C’était ça le message à la base! Injuste et ILLEGAL usage administratif (la Loi date de la révolution française, qui oblige l’administration à appeler quiconque par son propre nom, et qui prévoit des peines d’amende aux contrevenants).
    Il n’y a pas de Mademoiselle et de Madame: petite dame/grande dame, jeune/vieille, respectable ou pas, etc. Il y a des citoyennes, qu’on doit appeler par leur nom.

    Et elles ont voulu faire un coup « marketing », et se sont plantées. Ont-elles sous-estimé les gens en cherchant à attirer leur attention à la manière d’un spot de pub, pensant que si elles disait tout ce que je viens de dire, elles feraient ronfler dans les chaumières?… Je vous en laisse juge…
    En tout cas, elles ont donné une mauvaise impression, et du coup, personne ne les a écoutées…
    Malheur… 😦

    Avis aux amateurs, ça m’a ouvert un autre appétit: attaquer la Révolution française! Dont les français sont si fiers qu’ils en dépensent des millions sur les champs élysées pour la célébrer!
    Ah ah ah, il a fallu près de 200 ans, depuis, pour que les femmes aient le droit de vote! Et on fête ça tous les ans, sur les champs élysées! Ah ah ah!
    Claude Ribbe, au secours, tu sais de quoi je parle…

    Et dire que le féminisme ici est une revendication de « fille à papa » gâtée, c’est faire la preuve éclatante et irrémédiable qu’on ignore absolument tout de ce qu’est la vie quotidienne d’une femme moyenne, quand on la rapporte à celle d’un homme, même profil OU qu’on en a rien à carrer de la Justice. Ou les deux.

    @Laurence: C’est bien au nom de notre genre, et donc du fait que nous soyons homme ou femme, qu’opère la discrimination sexiste. En étant féministe, c’est à dire en s’efforçant de réfléchir et lutter contre cette discrimination là, on est obligé-e-s d’y faire référence. Ca ne veut pas dire qu’on considère toute la vie comme basée sur le sexe.
    Mais, tu me confortes dans l’idée qu’il faut changer les mots. Quelqu’un disait, en substance: « il faut parler de justice des sexes, au lieu de parler d’égalité ».
    D’accord! Il faut changer ‘sexisme’ en ‘genrisme’, il faut changer ‘féminisme’ en ‘anti-genrisme’.
    Car, dans le premier, il y a ‘sexe’ et dans le deuxième, il y a ‘femme’.
    Ca brouille l’écoute. 😉

    • Je voudrais nuancer mes propos que je viens de laisser plus haut. Apparemment, nous avons vraiment du mal à nous comprendre 😉 .
      Je comprends bien ton combat et la frustration que doit être celle d’une femme qui subit les injustices liées aux usages de notre société, administrative, mais aussi dans le monde du travail parfois, même si dans mon métier, être une femme est un énorme avantage, donc, les généralités… moi c’est pas mon truc.
      Ce que je trouve bizarre, c’est que j’ai trop souvent l’impression que les féministes combattent les hommes. Ca me fait penser un peu aux camionneurs qui bloquent tous les français quand ils veulent une augmentation ou que l’état leur enlève le permis à points. J’ai l’impression que vous ne vous battez pas contre les bonnes personnes, et qu’en prenant pour cible tous les hommes, sauf ceux qui ont rejoint publiquement votre cause et toutes ces incohérences, vous vous mettez à dos la grande majorité de mecs qui ne feront jamais de mal à une femme. Parce que quand on est persuadé d’être un type bien, une connasse qui te traite de sale mec, ne reste qu’une connasse de plus sans aucun intérêt.
      Je pense sincèrement, et c’est MON féminisme à moi, celui que je pratique, même si tu semble en douter, que ce combat ne passera jamais par l’égalité des sexes, oui, la justice des sexes, c’est mon truc. Le truc pour lequel je veux me battre. Je pense donc qu’ici (le moyen orient aurait besoin d’un coup de pied au cul et de prisons…) on ne pourra avancer qu’en dialoguant, en faisant de la prévention quotidienne. Mais ne doit surtout pas rabaisser l’homme à un simple boucher sans coeur écervelé. Ce n’est pas en se mettant « contre » qu’on arrivera à vivre en harmonie. Je pense enfin que pour que justice des sexes il y ait, les hommes doivent être sensibilisés et éduqués aux manières de gérer un conflit avec une femme, savoir comment ne pas tomber plus bas que Terre parce qu’on ne sait pas comment gérer une femme qui te trompe, n’exprime aucun remords, te lave le cerveau en te comparant à un monstre. Ca, en France, on ne sait pas le combattre. Et si jamais on lui file ne serait-ce qu’une gifle, on s’en veut à vie, parce qu’on n’est pas un monstre, parce qu’on sait que c’est mal, et on peut même finir au poste.
      Je ne dis pas que je suis plus malheureux qu’une femme qui sait ce qu’est une tournante, et je n’aurais pas la prétention de m’estimer malheureux, parce que derrière une abominable sorcière, on finit toujours par trouver la plus adorable de fées. Et en ça, je suis le plus chanceux des hommes.
      Je veux juste que les féministes nous expliquent comment gérer nos VRAIS problèmes transgenres.

      Parce que si elles doivent combattre quelque chose, ce sont les institution, mais en aucun cas les gens avec qui elles devraient vivre en harmonie.
      Je ne suis pas un connard sexiste, même si les blagues me font bien marrer, et celle qui me catalogue comme tel, je n’arrive pas à avoir une meilleure estime d’elle que le macho conservateur et liberticide que je ne supporte pas plus qu’elle.
      Merci de ta compréhension et de m’avoir lu jusqu’ici.

      • Coucou Lemike, t’as bien fait d’ajouter un 2 à ton message, parce que même si je t’ai bien compris (je crois), et que je suis très bien ton raisonnement, le fait de m’accuser à la fin de t’avoir accusé d’être un réactionnaire est non seulement injuste, mais infondée, et ça m’a fait mal. Ce qui fait mal directement dans ton coeur, se retourne souvent comme une défense violente et … agressive… etc. etc. On n’en sort, plus ensuite de la hargne, contre-hargne, etc.

        Note que je n’ai pas lu tout ton 2, je vais y retourner, mais suis tellement pressée de te répondre!

        J’ai un grand frère. Nous avons ensemble été éduqués par les mêmes parents. Et ces parents étaient quasi muets. La seule chose qui les animait, c’était la politique, un idéal politique. Un monde où tout le monde soit traité avec respect, quelque soit son origine, un monde harmonieux pour le dire en quelques mots. Le reste du temps, nos parents étaient très neutres, très silencieux. Nous avons donc dû grandir, mon frère et moi, en nous basant sur le peu que nous avions à voir: le goût de la Justice sociale. (je rajoute sociale, sinon ça fait pompeux, mais j’aurais bien dit « Justice », tout court. Car, je suis d’accord avec ce que tu disais concernant égalité et justice) J’y reviendrai.
        Bref. Mon frère a subi ce que tu endures: la conscience qu’il y a bien un camp dominant, d’être censé en faire partie, tout en étant complètement hors de ce camp!!! Car, il a été allaité à la Justice. Depuis son enfance, il sait qu’une femme équivaut un homme. Alors, je comprends sa souffrance quand il entendait à tout bout de champs dans les bouches des femmes de son entourage, leur révolte contre le modèle dominant et MALE… qui le désignait, lui, petit, puis moyen, puis grand garçon! D’où l’intérêt de parler de patriarcat, de genrisme, et non « des hommes ».
        Les mots ont un tel pouvoir…

        J’ai aussi un fils. Quel casse-tête!! Oui, je suis féministe, car, comme toi, je ne pense pas qu’un monde harmonieux puisse émerger d’un monde où les traitements sont tellement injustement dysymétriques entre les gens, quelque soit le prétexte: couleur, religion, genre, etc. et je suis tellement convaincue que si cette lutte là était gagnée, les autres seraient de la tarte, que c’est celle qui m’apparaît la plus cruciale. Mais j’ai un fils! Je dois faire attention à ce que je dis, car il pourrait croire que j’ai une dent conte les hommes, y compris lui!

        Pourtant je n’ai aucune dent contre LES hommes.
        L’immense majorité des féministes non plus! Mais elles sont convaincues comme moi qu’aucun changement durable et positif sur cette planète ne pourra se produire tant que les deux composantes indissociables et complémentaires de l’Humanité ne seront pas prises en compte de manière équilibrée. Du coup, pour défendre cette option, elles sont amenées à montrer du doigt. Et tous ceux qui s’identifieront, d’une manière ou d’une autre, à ce qu’elle montre du doigt, souffriront.
        Mais comment faire? Remplacer « les hommes » par « patriarcat », oui. Minimum indispensable.
        Mais ensuite?

        Je voudrais finir en disant que, contrairement à l’adage à la mode selon lequel « les droits ne se demandent pas, ils se prennent », je suis persuadée que les opprimé-e-s ne peuvent rien sans avoir acquis à leur cause un certain nombre de leurs oppresseurs.
        Les femmes n’auraient pas eu le droit de vote si des hommes n’avaient pas voté démocratiquement pour que ça arrive;
        Les esclaves en Amérique en seraient encore si certains blancs protestants n’avaient pas défendu l’abolition;
        La révolution française se serait-elle faite si des grands bourgeois lettrés n’avaient pas décidé qu’il était temps de remettre le pouvoir au peuple? Et j’en passe…

        Je vais aller relire ton 2.

      • J’ai lu ton 2 en entier, cette fois!
        Qui confirme ce que je pense: tu fais partie des gens comme moi, épris de justice, oui, trouvant intolérable qu’on opprime qui que ce soit. Point.
        Et tu es né homme. Ce qui te donne l’impression d’être suspecté continuellement d’être si ce n’est un oppresseur, du moins un collabo… Je pense que c’est TON impression. Sincèrement. Mais je comprends que tu puisses légitimement l’avoir, cette impression. Surtout si les « vous les mecs », que tu prends dans la tronche, tu te les prends quand tu discutes féminisme, justement! Et dans ces circonstances, sache être le plus diplomatique possible, car celle qui discute en face de toi est aussi légitime à te suspecter d’être un obstacle à son combat. Très légitime.

        Pour en revenir à ce qui nous occupe vraiment, que tu soulignais, et qui est positif: comment gérer nos problèmes transgenres, oui.
        Ca va te paraître peut-être ridicule, (en tout cas c’est classé « midinette »…) mais lire « les hommes viennent de mars et les femmes viennent de venus » m’a fait le plus grand bien.
        Avant, j’avais tendance à croire que les mecs qui passent des heures sur des jeux vidéo c’était des fions…Ensuite j’ai lu que c’était une façon « mec » de se vider la tête.
        Et j’ai lu aussi que mon besoin de raconter mes problèmes à mes copines, malgré l’opposition de mes mecs qui trouvent généralement que « nos affaires ne regardent personne », était une façon « meuf » de vider mon sac.

        Ce qui est dit substantiellement dans ce bouquin, c’est que les femmes avaient, à l’origine, le rôle de la cohésion sociale. Elle restaient dans l’abri, avec les vieux et les enfants, pendant que les hommes allaient chasser. Ensuite les genres se sont rapprochés, puisqu’il y a eu l’agriculture, mais, allez savoir pourquoi, même à ces époques là, on les laissait avec les enfants en bas âge. L’allaitement y serait-il pour quelque chose? Certainement.
        Et d’ailleurs, quand tu parles de féminisme (c’est toi ou quelqu’un d’autre?) délirant qui veut effacer les différences biologiques, je te suis: je ne suis pas d’accord non plus. Je crois que c’est Elisabeth Badinter qui a, récemment, et en d’autres temps, considéré que nous devrions nous affranchir ce qui fait de nous des femmes, l’allaitement par exemple, car ce sont des obstacles à notre prise de place dans la société. Je m’inscris en FAUX. Notre société doit changer pour prendre en compte nos différences et pas l’inverse!!
        Les architectes doivent prévoir des espaces allaitement pour les mères allaitantes, par exemple. Des couloirs « poussette » aussi bien respectés que les couloirs de bus. 😦

        J’ai coutume de faire un parallèle entre la lutte féministe et la lutte de libération du peuple noir des USA. D’un côté ceux qui s’assimilaient au modèle dominant, le plus clair possible, en costume cravate avec voiture et maison, et allant à l’église. De l’autre, ceux qui affirmaient: je suis NOIR, c’est beau, j’ai les cheveux qui frisent et je veux prier dans un autre temple que le tien, un Dieu qui est à la mode sur ma terre d’origine, et c’est mon droit.

        Je suis de ces féministes qui pensent qu’en effet, la biologie n’est pas morte, qu’on est des femmes et vous des hommes, que ça induit nécessairement des différences, et qu’il faut les apprendre, les comprendre et les aimer, car NOUS AVONS BESOIN DE VOUS! Et réciproquement.

        Ca n’empêche pas d’essayer de faire avancer le shmilblick, en luttant pour l’égalité de traitements ici, là-bas, maintenant et plus tard, toujours, et encore!!!

        Je t’embrasse mon frère!!

        Shemss

      • Lemike, arrête moi si je me trompe, mais si c’est la nana que tu aimes et avec qui tu partages la vie, qui te tient les discours féministes qui te font si mal, dis le. Si c’est le cas, j’aurais quelques conseils à te donner. Suis passée par là… C’est pour ça qu’on se retrouve toutes seules, nous, les féministes, alors qu’on est des saintes, désireuses du bonheur de tous. Y compris du nôtre qui doit hélas souffrir un sacrifice: solitude ou oppression?

        Peut-être que vous, les jeunes, (je vous imagine jeunes, tous, allez savoir pourquoi), qui êtes en couple, vous en êtes à la phase active du combat où, enfin, les hommes réalisent d’où on émerge, et qu’ils ont leur rôle concret à jouer, et ça créé des frictions vives, la culpabilité s’y mêlant?

        J’en sais rien, mais je veux te dire: surtout, si c’est le cas, si c’est ta nana qui te donne pour la plus grosse part ton impression désagréable sur le féminisme, alors n’abandonne pas trop vite le combat, efforce-toi de maintenir le couple, et d’entretenir le dialogue.
        Sauf si elle est barje, bien sûr, je n’en sais pas assez sur ta dame… Mais dans les autres cas, il y a toutes les chances qu’elle soit une femme empathique, que l’Injustice insupporte, combattive et intelligente.
        Y a pire comme compagne, non? Réfléchis-bien, et rassure-la.
        Tu es un potentiel héros de non-guerre, mon cher Lemike. Celui d’entre ta femme et toi, et celui d’entre les genres que les féministes essaient de mener, tant bien que mal, maladroitement le plus souvent, ok, mais avec leurs tripes et leur coeur d’anges.

      • Je te remercie pour ta compréhension et ta patience, parce que tu n’es pas mon ennemie et que nous nous aspirons à la même choses tous les deux : un monde juste où chacun est simplement « considéré » et compte dans la vie sociale.

        Je t’embrasse également ma soeur, en espérant que je verrais ce jour où nous réussiront à comprendre la place importante de chacun.

        Bonne chance dans ton combat. Je le soutiens réellement, même si je ne l’exprime pas forcément de la même manière.

      • @shemssousabah

        Il y a une faille dans votre raisonnement, c’est que pour beaucoups de femme qui se prétendent féministes, il y a une certain confusion et elles interprètent effectivement leur combat comme une lutte contre les hommes.

        Et non je ne pense qu’il soit légitime que des femmes, et fortiori encore moins des féministes, me suspecte d’être macho. Je n’ai pas en permanence à me justifier de mon non machisme, d’une part c’est humiliant, et d’autres par c’est clairement une façon de me mettre dans une situation d’infériorité.

        Je n’ai pas à rougir de mon comportement avec les femmes, assez spontanément et dans la mesure du possible, j’essai d’aider ceux qui subissent une situation injuste et dont il est difficile de se sortir seul, que ces gens aient un zizi ou foufoune. Je ne me sens pas du tout dans l’obligation d’expier en raison d’une responsabilité collective masculine.

        Dès lors que l’on postule d’une responsabilité collective à raison d’une appartenance, on est déjà dans le préjugé et la discrimination. Lorsqu’une femme me demande de me justifier de mon non machisme, ca me fait le même effet que lorsque des petits bourges se mettent en cause mon honneté du seul fait que mes moyens sont plus modestes. Et dans les deux cas, je me dits que pour tenir de tel raisonnement, ces gens ne doivent pas avoir la conscience bien tranquille.

        J’en ai également marre de ces petites connes, qui marcheraient sans scrupule sur « leur soeur » mais qui ont toujours, et au moment opportun, des leçons de féminisme à donner à des hommes qui en font parfois bien plus pour « ses soeurs » et qui eux ne portent pas nécessaiement un badge « féministe ».

      • @Seb, je comprends et partage certains points de ce que tu expliques dans ton argumentaire, mais je pense que shemss essaie de combattre les préjugés. Partir du postulat que « les petits bourgeois » ont un comportement global vis-à-vis de toi, pour imager une généralité de la part des femmes, c’est justement desservir ton propre argumentaire.
        Néanmoins, tes exemples, pris dans leur caractère unique, sont parlant et montrent le malaise qui anime le combat féministe contre les hommes au lieu de se battre contre les institutions qui nous imposent cette situation.

      • @LeMike, tu as raisons j’aurai dû dire certains petits bourgeois, car je connais également des gens qui ont les moyens et qui ne méprisent pas pour autant ce qui en ont moins, mais à part cela l’argumentaire est le même.

      • @LeMike, J’avais lu ton commentaire en diagonale. Je ne parle pas des femmes en général, je me garderai bien de le faire. Je parle de comportements qui sont de plus en plus fréquents, et de personnes, de plus en plus nombreuses, qui prennent prétexte du féminisme pour justifier leur mauvaise foi et pour cracher leur amertume.

        Je m’inscrit en faux avec cet article. Le féminisme devrait pouvoir intégrer les expériences de genre masculine dans leur logiciel s’ils veulent avancer. Un sexe, dans sa dimension sociologique, ne se construit qu’en opposition et en complémentarité au sexe opposé.
        Il y a des hommes socialement parlant parce que l’opportunisme des hommes, inscrit dans une histoire sociale, s’est adapté à la demande et à l’opportunisme des femmes, inscrits dans une histoire sociale. Il y a des femmes socialement parlant parce que l’opportunisme des femmes, inscrit dans une histoire sociale, s’est adapté à la demande et à l’opportunisme des hommes , inscrits dans une histoire sociale.

        Donc le nombrilisme actullement se trouve surtout du côté des femmes féministes, notamment lorsqu’elles s’accaparent des sujets qui concerne tous le monde dans leur dimension exclusivement féminime. Je ne vois même pas comment elles peuvent comparer le statuts des hommes et des femmes, car elles ne reconnaissent que la seule spécificité de l’expérience de genre féminine et refuse d’entendre parler de l’expérience de genre masculine.

      • @seb: UNE faille dans mon raisonnement? Seulement?!! Il doit y en avoir plusieurs si je suis une personne normalement constituée, tiraillée entre mes conditionnements socio-psychologiques, ma nature profonde et innée, mes intentions, mes désirs, etc.

        Sérieusement. Je saisis ce que vous voulez dire, quand vous dites que « non, il n’est pas légitime qu’on me soupçonne d’être un macho, puisque je n’en suis pas un ». Je comprends aussi la phrase « culpabilité? Quelle culpabilité? Je ne suis pas coupable! »

        Mais, c’est justement ce dont il est question dans le tout premier article: le fait que des hommes se sentent directement et personnellement visés par un reproche adressé à un mouvement ancestral et ancré qui donne franchement le pouvoir au Père dans toutes les sociétés (exception faite d’une tribu agonisante dans le sud-est de la Chine où le tout dernier matriarcat s’éteint), et dont ils sont victimes, comme les femmes. Même si ça ne se traduit pas par les mêmes abus pour les unes ou pour les autres.

        Vous pourriez considérer tout ça avec un sourire dégagé, exempt de tout sentiment d’irritation, serein, sûr. Mais non, vous vous énervez, ça vous touche. Pourquoi?
        Ca pourrait être à cause de ce « nombrilisme », dont il est question dans l’article. Cet égocentrisme qui nous fait nous placer au centre de tout?
        Je ne crois pas… Est-ce que ça ne serait pas plutôt une marque d’empathie et de solidarité? Ces sentiments qui nous font nous identifier aux autres et souhaiter leur donner un coup de main, ouvrir notre tronche pour eux-elles?

        On parle autour de vous de « les hommes » et ça vous fait ce que ça nous fait quand on parle de « les femmes » autour de nous. Ca vous exaspère, cette injustice et cette sottise, malsaine et dangereuse de mettre tout le monde dans le même panier sous prétexte qu’ils sont tous, ou des hommes, ou des femmes.
        Et vous bondissez hors de vos gonds, pour défendre les copains. Et vous-même, par la même occasion.

        C’est tout à fait ce qui se passe pour moi, en tant que femme féministe. C’est l’injustice qui fait bondir. Petite ou grande. Une injustice est une injustice.

        Y a pas de solution miracle: les femmes féministes-actives doivent apprendre à peser leurs mots, (selon moi, en trouver de nouveaux pour remplacer les vieux chargés d’imaginaire, de connotations), et les hommes-féministes actifs ou convaincus, doivent s’efforcer de toujours bien entendre le message du féminisme que Quentin a talentueusement résumé (voir l’un des premiers commentaires de l’article), en disant: « Le but ultime du féminisme est la paix entre les sexes. C’est très clair », et ne jamais l’oublier, au risque de nous abandonner et retarder le moment où, tous ensemble, hommes et femmes, nous allons enfin faire avancer le monde dans un sens… décent!

      • @shemssousabah
        Vous avez raison, il y avait bien plus qu’une seule faille mais je ne voulais pas en faire trop pour une première prise de contact. En tout cas, j’espère que vous ne m’en voulez pas de l’avoir relevée.

        Evidemment que je me sens personnellement visé lorsque l’on défini les hommes comme un bloc uniforme, que mes actes et mes intentions sont interprétées à travers cette vision monobloc et caricaturale du sexe auquel j’appartiens. On appelle ca des préjugés, des procès d’intention et je ne vois pas ce qui le justifier.
        Il y a un paradoxe évident à combattre les préjugés dont sont victimes les femmes en diffusant des préjugés à l’encontre des hommes.

        Pourquoi ne pas prendre cela avec un sourire dégagé ? Question de personnalité, lorsque quelque chose m’enmerde je le dit, je l’exprime, et je ne juge pas utile d’emprunter un sourire de circonstance. D’ailleurs, je ne crois pas que cela soit très bon pour la santé de garder trop de chose en soit et de tout intérioriser. Auriez-vous dit à une femme agacée de se voir appliquer des préjugés du seul fait qu’elle est une femme de considérer cela avec un sourire dégagé ?
        Au-delà du besoin d’extérioriser pour me ménager une digestion agréable, je pense que cette façon de faire ne va faciliter ni l’égalité entre les sexes, ni de pacifier leur relation. Cela ne vas ni aider les hommes, ni les femmes. Cela créé le clivage là où on peut avoir un élan commun.
        Ne croyez pas que mon empathie se porte davantage sur mes amis que sur mes amies. Je n’ai pas cette vision binaire du monde, et je refuse que l’on tente de m’y renvoyer. J’ai horreur de tous ce qui relève du grégaire, de l’annihilation du libre arbitre.
        Je ne suis pas indifférent aux préjugés dont peuvent être victimes les femmes, mais je m’interroge de la légitimité de celles et ceux qui les dénoncent en ayant recours à d’autres préjugés. Ce n’est pas une solution mais une substitution et qui est tout autant condamnable.

        Par ailleurs, je me considère également comme féministe, et cela depuis longtemps, mais je n’adhère pas du tout à la manière dont-il se manifeste actuellement. On valorise le quantitatif, le spectaculaire sur un véritable approfondissement des sujets. On a recours à des facilités et on se souci peu d’honnêteté intellectuelle. Le débat est absent car dès que l’on tente de faire entendre une musique différente, on est taxé d’hérésie et/ou banni.

        Contrairement à vous je ne crois pas que les hommes et les femmes doivent avoir des rôles différents dans les organisations féministes. Lorsque vous dites : « les femmes féministes-actives doivent apprendre à peser leurs mots, (…), et les hommes-féministes actifs ou convaincus, doivent s’efforcer de toujours bien entendre le message du féminisme », vous envisager clairement une relation inégalitaire, de professeur à élève. Les hommes et les femmes féministes doivent accepter qu’ils n’ont pas une expérience de genre identique, doivent accepter la parole de l’autre et s’efforcer de la comprendre. Il ne peut y avoir d’empathie sans réciprocité. Comment peut-on prétendre vouloir réinventer les rapports entre les sexes et la société en refusant d’écouter l’un des deux sexes ? Cela pose un évident problème de méthodologie de nature à falsifier l’analyse.

      • @seb, je crois que vous êtes fougueux et que vous ne lisez pas tout avant de répondre (je compatis, suis de ce ‘genre’ là aussi…!)
        Je n’ai pas reproché ni conseillé de prendre tout ça avec le sourire, dégagé, sûr. Je constate que ce n’est pas le cas, et je cherche à comprendre pourquoi.
        Je pense que vous avez un tempérament d’idéaliste prompt à la rébellion.
        Je sens en vous le feu de celui que toute injustice révolte.
        Qu’elle s’adresse aux copains et copines, ou à vous-même. Rien que de très sain là-dedans, a priori.
        Ce que je veux simplement dire, c’est que chacun-e, idéalement, dans tout débat, et particulièrement celui-là dont l’avenir de l’Humanité dépend (c’est mon point de vue) devrait faire preuve de retenue, s’efforcer de se mettre constamment à la place de l’autre, peser ses mots, etc. En résumé, faire preuve de Sagesse, ce qui n’est pas simple, surtout quand on est rebelle!

        Si j’aimerais que les femmes féministes pèsent leurs mots, et que les hommes féministes n’oublient jamais le message de fond qui est la paix entre les sexes, c’est parce que l’un des problèmes que rencontre le féminisme, et vous l’illustrez bien, c’est le rejet que les hommes-féministes ressentent parfois, en tant qu’hommes. C’est dramatiquement contre-productif, on est bien d’accord.

        Vous y voyez une « relation inégalitaire de prof à élève », ma foi…
        Disons que l’expérience peut-être un critère important dans un groupe militant pour des droits, non?

        Si une femme qui a été violée n’est pas pour autant la mieux placée pour parler des stratégies à développer socialement pour minimiser les cas de viols, on peut quand même admettre que les femmes-féministes (= lucides et révoltées par leur condition), qui subissent depuis l’enfance, (avant même leur naissance pour certaines quand le fait qu’elles vont être filles est connu), et quotidiennement, des injustices liées à leur genre, ont dans l’ensemble, une meilleure expérience, un panorama plus complet, un oeil plus perçant, un vécu plus chargé que l’homme le plus lucide, le plus intelligent et le plus visionnaire.
        Je dis bien « dans l’ensemble », parce que l’expérience sans réflexion, c’est pas grand chose.

        Le fait de nier ce paramètre de l’expérience, pourrait aussi être suspecté de… paternalisme…

        Ce qui n’empêche que VOTRE expérience et vos suggestions devraient être écoutées.
        Et je me demande toujours, car vous ne le dites pas clairement, quels types d’idées nouvelles vous avez pu suggérer qui vous a valu du rejet, quel est le dogme intouchable que vous évoquez.

        Si vous avez des exemples concrets…?

      • @shemssousabah,

        Pour l’essentiel je vous ai répondu plus bas. Par contre lorsque vous dites qu’une femme a « une meilleure expérience, un panorama plus complet, un oeil plus perçant, un vécu plus chargé que l’homme le plus lucide, le plus intelligent et le plus visionnaire. » Je ne suis pas nécessairement d’accord. La compréhension de ces questions ne relève de son appartenance à un sexe plutôt qu’à un autre, mais de l’effort de compréhension que l’on fait pour s’y intéresser, de sa capacité et de sa volonté à comprendre et à être empathique.

        Une amie féministe n’a un jour dit que je ne pouvais comprendre notamment que certaines femmes avaient une attitude différentes en présence et en l’absence d’hommes, et donc qu’en temps qu’homme je ne pouvais donc comprendre certaines choses. Je lui ai seulement fait remarquer qu’elle non plus ne pouvait se rendre compte de la différence du comportement de certains hommes en présence ou en l’absence de femme. On ne peut reconnaître la spécifité de l’expériencde de genre féminine sans reconnaître la spécificité de l’expérience de genre masculine, car cette spécificité de l’exéprience d’un genre n’a de réalité qu’en comparaison de la spécificité de l’expérience de l’autre genre.

        Ce n’est même plus des débats que j’aborde de vive voie, car c’est peine perdue. Aborder ces questions de cette manière provoque un rejet systématique ou une forme de condescendance. Personnellement, j’ai autre chose à foutre que d’être pris pour un con, et il n’y a pire sourd que celui qui ne veut entendre. Je pense que tôt ou tard, les féministes y viendront car elles n’auront pas le choix, espéront que cela se fera le plus tôt possible et qu’ainsi il y aura moins d’erreur à réparer.

      • @Seb: Vous êtes remonté, en tout cas. Pas la peine d’essayer de pacifier le débat avec vous… tout ce que je dis est quasi systématiquement déformé, interprété. Le fait d’essayer de vous comprendre et de VOUS trouver des excuses n’y fait rien, manifestement.

        Vous ne dites pas quel est ce « dogme » que l’on refuserait que vous remettiez en cause?

        Mais il est certain que, dans vos débats avec des féministes, si ce que vous dites c’est « des hommes aussi sont battus! » « des hommes aussi voudraient exercer leur parentalité! », je crains que vous ne trouviez jamais l’accueil que vous espérez!

        Si vous veniez dans une réunion de la CGT affirmer que des patrons humains et à la fibre sociale, ça existe, qu’il y en a qui souffrent et que vous trouvez pénible cette utilisation de l’expression « les patrons » qui met tout le monde dans le même sac, est-ce qu’on ne serait pas en droit de se demander ce que vous foutez là et quel est votre objectif?

        Est-ce que ce n’est pas vous qui manifestez un grand mépris envers les féministes en imaginant qu’elles/ils ne sont pas conscients de ces évidences? Tout le monde est potentiellement douloureux dans cette société.

        Mais le féminisme c’est obtenir une égalité de traitements entre les genres, en partant du postulat que c’est le genre féminin qui est discriminé et opprimé, et que c’est lui qu’il faut défendre, d’abord.
        Les féministes se préoccupent de la moitié de l’Humanité, excusez du peu…
        Et, ce faisant, elle s’occupent de l’avenir de toute l’Humanité.

        Qui a dit qu’il n’y avait pas de mauvaise foi chez les féministes ou d’hypocrites? Pas moi, en tout cas. J’ai dit que je n’en ai jamais rencontrées.
        Je n’ai plus guère le temps de me mêler à mes copains et copines féministes, parce que je suis mère célibataire avec deux mômes à charge (*) => depuis que j’ai des enfants, les militantes féministes je n’en rencontre que dans les rares manifs où je peux aller, et sinon je les côtoie par écrit (facebook, e-mails, etc.). Mais avant non plus, je n’en rencontrais pas…Peut-être parce que, et c’est sûrement ce qui fait la différence entre nous, quand je ne me trouve pas absolument sur la même longueur d’ondes que les autres, je m’efforce de ne pas jeter bébé avec l’eau du bain: ce qui compte c’est la Cause, et nos petits différends doivent rester au second plan.

        Vous dites: «  Je ne peux adhérer à un mouvement féministe exclusivement féminin qui se s’intéresse qu’aux problématiques féminine, et pas davantage à une organisation féministe exclusivement masculine et qui en fait autant . Je milite pour un féminisme mixte qui sache autant accueillir les problématiques féminines que masculines. »

        Est ce que ça n’entre pas en contradiction avec ce que vous disiez vous-mêmes, et sur quoi je suis d’accord: toute problématique de genre est forcément ET masculine ET féminine.

        Des hommes, comme ceux de Zeromacho, qui luttent contre la prostitution ne s’intéresseraient qu’à une problématique féminine? Alors que 99,99% des clients de la prostitution sont des hommes?!

        Vous n’avez pas besoin de mon aide, j’ai bien compris, mais je me permettrais tout de même une dernière suggestion: fondez votre propre mouvement!

        (* dans 80% des divorces, les hommes ne demandent PAS la garde de leur enfant…)

      • @shemssousabah,

        Je ne suis pas spécialement remonté, j’aime bien débattre, et je ne vous empêche pas d’expliquer en quoi je déforme vos propos, quant à ma liberté d’interpréter j’aime autant encore la conserver. Je ne vous demande pas de me trouver des excuses, cela serait d’ailleurs peut être un peu condescendant de votre part de le faire. On discute et on débat entre adulte, entre être pensant et réfléchissant, je n’ai pas davantage à vous excuser de vos propos et opinions.

        Pour ce qui est du dogme, disons qu’il y en a plusieurs. Vous en avez exploité certains, notamment celui qui consiste à dire que la parole d’un homme sur les questions de féminisme est intrinsèquement inférieure et moins légitime que celle d’une femme sur la même question. Il y a un autre dogme qui consiste à dire que les femmes sont systématiquement opprimées par les hommes. Les relatons hommes femmes sont une somme de relations interindividuelles extrêmement plus nuancées et complexes que vous ne semblez le croire. Il y a des hommes et des femmes dominants et opprimants, des hommes et des femmes dominants et opprimés. Chaque sexe a un potentiel à user et à abuser des codes et du statut que lui reconnaît la société, et chaque homme et chaque femme peut potentiellement se faire abuser par ces codes et ces statuts.

        Lorsque vous parlez de la CGT votre analogie est tout aussi erronée que révélatrice. Les salariés se réunissent contre un groupe social qui détient à la fois les moyens de production et l’essentiel des informations sur le fonctionnement de l’entreprise, et c’est pour cela qu’à cet avantage du patron, les salariés opposent l’avantage du nombre. La détention des moyens de production (de s’enrichir) et des informations n’est pas un monopole masculin, c’est un monopole social. C’est révélateur car il s’agit bien d’une organisation des salariés contre les patrons, or vous disiez que les féministes ne sont pas contre les hommes. Malgré tout, et de plus en plus, les salariés apprennent aujourd’hui à prendre en compte les contraintes de leur entreprise et de leur employeur, afin de préserver les emplois et la santé de l’entreprise, car il y a un lien entre la qualité de leur condition de travail et la santé de leur entreprise.

        Je vous le redits, toutes les femmes ne sont pas opprimées en raison de leur genre, tous les hommes n’en sont pas protégés. Ce qui doit ouvrir protection, ce n’est pas d’appartenir à tel ou tel sexe, mais c’est la qualité de victime.

        Je ne disais pas que vous affirmiez qu’il y aucune féministe hypocrite ou de mauvaise foi, je disais seulement que pour n’en avoir jamais discuté ou rencontré une seule, il fallait vouloir ne pas les voir.

        J’avais déjà été voir le cite de zéromacho, c’est bien un groupe d’hommes qui lutte pour la progression des droits des femmes, et qui s’exclu de cette lutte, et à la limite qui se justifie de ne pas être macho. Personnellement ca me gave de me justifier de ne pas être ce que je ne suis pas.

        Pour ce qui est de fonder mon mouvement, j’y viendrai peut être tôt ou tard, d’autant que je rencontre de plus en plus de gens qui partagent cette analyse. Mais pour l’instant, j’essaie laborieusement de sortir la tête de l’eau.

        Pour ce qui est de votre chiffre de 80% de père qui ne demandent pas la garde, c’est à vérifier mais je crois que le chiffre de 80% est le chiffre de pères qui n’obtiennent pas la garde. Je crois que c’est plutôt quelque chose comme 40% qui ne la demandent pas. C’est toujours amusant, cette présentation des chiffres et des lectures partiales qui en sont faites. Tantôt on va nous dire que tel pourcentage de femmes vont prendre en charge une activité considérée comme féminine par la société et qu’il y a un pourcentage inverse de femmes qui prennent en charge des activités considérées comme masculine ; c’est la démonstration des pressions qu’elles subissent. Pour les hommes les féministes appliquent le raisonnement inverse.

      • Le chiffre de 80% de pères qui ne demandent pas la garde de leur enfant au moment du divorce a été donné par le président de l’association ‘les papas = les mamans’, association à laquelle vous faisiez référence, de défense des droits des pères… Vous savez, ces pères qui voudraient bien qu’on les laisse exercer leur parentalité.
        Enfin, pour être précise et honnête, il disait (article dans l’express dont je pourrais vous donner les références) que 20% des pères demandaient la garde de leur enfant. J’ai fait le calcul… j’ai pu me tromper…

      • @Seb, pour finir (faut que j’aille coucher mes enfants), je regrette que vous déformiez systématiquement mes propos et me poussiez à me justifier moi aussi. Je n’ai pas le temps d’entrer dans les détails, et puis je n’ai pas votre talent pour la rhétorique.

        Tout de même: je ne comparais pas la luttes des classes avec la lutte pour la paix des genres, je vous donnais l’exemple d’un groupe rassemblé pour une cause, dont vous pointeriez les incohérences, les imperfections du raisonnement, etc. Vous ne seriez pas bien accueilli, c’est tout ce que je cherchais à démontrer.
        Quant à la comparaison avec les noirs américains de l’époque de Malcom X, l’un des points communs de cette lutte là avec celle de la libération des femmes, c’est qu’il y avait deux camps majoritaires: ceux qui s’identifient au modèle dominant et ceux qui veulent faire valoir leur différence.

        Mais quand vous dites « il n’y a jamais eu d’exploitation massive et systématique des femmes équivalente », vous me laissez pantoise! Il existe toujours à l’heure où on discute, des réseaux internationaux de traite des femmes. Elles sont trompées, séquestrées, violées, déportées, etc. pour alimenter des lieux de prostitution. Elles sont bel et bien, massivement et systématiquement exploitées.
        Et puis, puisqu’on regarde le monde globalement, une immense majorité de femmes y sont quotidiennement exploitées. Des chiffres existent, provenant de l’OMS, du BIT, etc. tous organismes plutôt sérieux, pas tellement soupçonnables d’être des extrêmistes féministes, qui montrent que les femmes sont la main d’oeuvre principale dans les champs dont elles ne possèdent rien, qu’en outre la charge des enfants leur incombe, etc. etc.
        Je vous passe les détails, mais si on n’appelle pas ça de l’exploitation bel et bien massive et systématique, alors comment on appelle ça?

        Pour finir, savez-vous pourquoi les femmes sont de mauvaise humeur quand elles ont leurs règles?
        …..
        …..
        PARCE QUE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

        (ça le fait mieux avec l’intonation, c’est sûr… c’était pour détendre l’atmosphère!!)

      • @shemssousabah,

        Je regrette mais vous avez mal. Je suis allé sur leur site, et il parle bien de 15 à 20% des pères qui obtiennent la garde, et non de 15 à 20% qui la demande. Chiffre confirmé par cette note d’analyse : http://oned.gouv.fr/ressources/desunion-et-paternite en bas de la page 3. (copié collé le lien dans la barre adresse de votre navigateur, et ouvrez le PDF, je ne suis pas sûr qu’il marche en « direct-life »).
        Et pourquoi encore cette nécessité de mettre les hommes, les pères en accusation ? Que vouliez-vous dire en affirmant que 80% des pères ne demandaient pas la garde ? Quel était le fond de votre pensée ?
        En ce qui concerne la note d’analyse dont je vous ai communiqué le lien ci-dessus, elle a fait l’objet d’un accueil mitigé de la part de nombreuses féministes. Elle prévoit quatre grandes propositions
        1. Favoriser une paternité active : (…)
        2. En cas de divorce ou de séparation, encourager les arrangements souples et personnalisés dans les conventions parentales et les décisions de justice : (..)
        3. Traiter ensemble les enjeux financiers de la rupture et ceux relatifs à la garde : en favorisant le recours à une “médiation globale”, un complément de formation des médiateurs familiaux étant requis au préalable ; en développant, via le réseau local des Caisses d’allocations familiales (CAF), la médiation familiale ou l’accompagnement parental préalable au recouvrement des CEEE ; en permettant la désignation de deux allocataires CAF pour un même enfant et en incitant le juge aux affaires familiales à recueillir l’avis des parties en matière de prestations familiales.
        4. (..) confier à un groupe de travail le soin d’étudier une “compensation de parentalité” pour les ex-concubins et pacsés qui ont élevé des enfants, en vue d’améliorer la cohérence des droits et des devoirs. Elle correspondrait au volet parentalité qui entre, à côté d’autres critères, dans le calcul de la prestation compensatoire entre ex-époux.

        Je disais donc que l’accueil de nombreuses féministes a été mitigé bien qu’il soit prévu, un possible équivalent de la prestation compensatoire pour celui qui, dans un couple non marié, ayant des enfants et se séparant, qui a sacrifié sa carrière pour s’occuper des enfants. Tous ce qu’elles y ont vu c’est que les pères se verraient probablement accorder plus souvent une garde alternée des enfants et qu’ils pourraient en plus, en ce cas, éventuellement bénéficier d’une partie des allocations CAF destinées aux enfants. Cette étude n’aboutira probablement pas car nous en sommes à un degré de clivage tel, que les hommes qui vont voir qu’ils pourraient également être tenus d’une compensation financière en dehors du mariage, en plus de la pension alimentaire, risquent également de s’y opposer. Voilà ce qui arrive lorsque l’on se contente de défendre des intérêts catégoriels, chacun campent sur ses positions au risque de compromettre tout progrès.

        Il ne s’agit pas de rhétorique mais de faits et de leur comparaison. Pour ce qui est de celle concernant les luttes sociales, vous me disiez qu’il était normal de ne pas pouvoir évoquer les problèmes de la paternité ou des violences conjugales à l’égard des hommes auprès des féministes, en faisant une comparaison avec l’évocation des intérêts patronaux dans des réunions syndicales.
        Je ne vais pas reprendre mon historique sur les combats des minorités noires aux Etats-Unis. Et je réitère ce n’est pas comparable avec les revendications féministes, tous les noirs ont subis ce sort, l’extrême majorité des noirs américains est issue d’ancêtres esclaves. Ce n’est pas le cas des femmes. Si la traite des femmes existent, qu’elle est dramatique, condamnable, et trop importante, elle n’est pas pour autant représentative de la condition des femmes. Il ne me viendrait pas l’idée, n’ayant pas moi-même dû participer à une guerre, comme désormais une grande partie des hommes en France, de reprendre à mon compte la manière dont de nombreux jeunes hommes ont été sacrifiés, torturés, mutilés, après avoir été incorporés de force dans un conflit. Ne trouvez-vous pas curieux de m’opposer le sort des femmes dans le monde, qui effectivement mérite attention, lorsque je vous parle de ce qui ce passe en France ? Il serait indécent de parler du droit des hommes à exercer leur parentalité, de réclamer une attention équivalente de la part des féministes pour les hommes qui subissent des violences conjugales que celle accordée aux femmes qui subissent cette même violence, sous prétexte que dans d’autres pays le sort des femmes est dramatique ?

      • @Seb:

        Cher Seb, je n’ai malheureusement pas le temps de lire jusqu’au bout votre tout dernier commentaire, mais le début me suffit.
        Peut-être votre chiffre de 20% est le pourcentage de pères qui obtiennent la garde, parmi ceux qui l’ont demandée?
        Mais, c’est un fait connu des juges aux affaires familiales, et c’est confirmé par les propos du président de l’association ‘papas=mamans’, à laquelle vous faisiez allusion, un père sur 5 demande la garde de son enfant au moment de son divorce.

        Le lien de l’article est le suivant:http://www.lexpress.fr/tendances/pourquoi-les-peres-divorces-obtiennent-rarement-la-garde-des-enfants_1125688.html

        Extrait: « Selon Gérard Réverend, seuls 20% des pères demandent d’eux-mêmes la résidence principale.  »

        Bonne journée!

      • @shemssousabah, si 20% des pères obtiennent la garde partagée ou exclusive il est évident qu’ils ne peuvent pas être seulement 20% à la demander. Non ? Sans quoi, cela signifierai qu’ll l’obtiennent systématiquement lorsqu’ils la réclame, et il est notoire que lorsqu’ils en font la demande, et que la mère s’y oppose, il ne l’obtienne rarement. D’autant, que la pratique judiciaire s’oppose à systématiquement à une garde alternée avant le 7ème anniversaire de l’enfant. Si vous avait parcourus la note d’analyse, la moyenne d’âge des enfants lors d’une séparaton est de 5 ans. il est par ailleurs très probable que les avocats dissuadent les pères de demander cette garde. Les avocats savent que cela est rarement accordé, donc en évitant cette demande qui n’aboutira ils espèrent éviter de conflictualiser le divorce autant que ce peut, ce qui par ailleurs leur permettra d’être plus efficace dans l’aménagement du droit de visite et d’hébergement. Il faut savoir être stratège quant on est avocat.

      • Allô Seb??
        Selon nos chiffres:
        Sur 100 pères divorçant, seulement 20 demandent la garde de leur enfant.
        Sur les 20 qui demandent, 20% l’obtiennent, soit 4.

      • @Seb, je viens de retourner lire, en diagonale, l’un de vos récents commentaires, et une fois de plus, vous transformez, interprétez, préjugez de mes intentions, et je dois dire que je fatigue…
        Je pense que ce message sera le dernier.

        Je ne trouve rien d’indécent dans le fait que vous défendiez les pères qui demandent la garde de leur enfant.
        Rappel: je suis pour l’égalité de traitement entre les sexes. Je souhaite que pères et mères soient sous une pression équivalente concernant l’éducation des enfants. Qu’il n’y en ait pas un-e qui soit considéré-e comme le parent important, et l’autre comme le parent secondaire.

        Nous sommes d’accord !!!!

        Votre acharnement à me faire dire ce que je ne dis pas, à pointer des supposées failles, et surtout à minimiser les conséquences sur les femmes du sexisme en France et ailleurs, qui pénalise bel et bien MASSIVEMENT et SYSTEMATIQUEMENT les femmes, m’a beaucoup interpellée.

        Pour vous dire: j’ai pensé à vous cette nuit! En me demandant sur quels ressorts vous fonctionnez au fond. Pourquoi le dialogue semble impossible…

        Je crois que j’ai trouvé l’explication qui me convient (et que vous réfuterez illico presto, probablement) :

        Dans le sexisme, ce sont les discriminations subies par les hommes qui vous scandalisent en premier.

        Vous, vous défendez la cause des hommes. Les hommes victimes du patriarcat, qui les contraint aussi. Ceux qui veulent élever leur-s enfant-s, ceux qui veulent devenir ‘sage-homme’, ceux qui veulent pouvoir pleurer sans se faire traiter de lopette, etc. En un mot, ce que j’appellerais les victimes collatérales.

        Normal que vous ayez du mal à vous entendre avec les féministes classiques, hommes ou femmes: ils/elles défendent d’abord la cause des femmes qu’ils/elles considèrent comme les premières victimes du sexisme. Et vous, manifestement, ce sont les hommes qui vous émeuvent le plus.

        Rien que de très humain, et de noble: après tout, comme vous disiez (vous ou un autre intervenant, je ne sais plus), une victime est une victime.

        J’ai trouvé un article sur wikipedia qui parle de cette préoccupation, baptisée « masculinisme ».

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Masculinisme

        Mais, cette appellation aurait une connotation péjorative, alors je vous copie ci-dessous aussi le lien d’un site où vous pourriez vous faire des copains (si vous ne le connaissez pas déjà!), qui, eux, parlent d’ « hominisme ».

        http://www.la-cause-des-hommes.com/

        Toutefois, si je puis me permettre, attention à la fameuse « honnêteté intellectuelle » que vous promouvez volontiers. Défendre la cause des hommes victimes d’un modèle social sexiste ne devrait pas vous amener à minimiser l’importance du combat des féministes pour le droit des femmes…

        « Hoministes » ou féministes, entraidons-nous, nous visons les mêmes choses: la possibilité de choisir, l’équilibre, l’harmonie.

        Bisous! (ouèp, parfaitement mon pote!)

      • Je récapépète c’est bien 80% des pères qui obtiennent la garde. Et pour les demandes le chiffre de 20% c’est celui des pères qui demandent la résidence PRINCIPALE. Ce n’est pas la majorité des demandes, notamment en cas de résidence alternée. Reste d’ailleurs à savoir ce que votre journaliste entend par résidence principale, car j’ai bien le sentiment qu’elle confond cette notion avec celle de garde exclusive.

        D’ailleurs les chiffres cités par votre article, contredisent votre hypothèse :
        « Selon le ministère de la Justice, en 2009, dans 8% des cas, la résidence principale des enfants a été confiée au père après un divorce, contre 74,6% à la mère et 16,9% aux deux parents, en résidence alternée. »

        Déjà là on n’est à 8%, et non pas 4% comme vous le dites. La journaliste confond effectivement résidence principale et garde exclusive, car l’enfant (comme tout le monde d’ailleurs) ne peut avoir qu’une seule résidence principale même en cas de garde alternée.

        « (…) enquête du ministère de la Justice, publiée dans Infostat justice de janvier 2009, qui indique que, après les divorces par consentement mutuel prononcés entre 1996 et 2007, la résidence des enfants a été fixée chez la mère dans 71,8% des cas, en alternance dans 21,5 % des cas et chez le père dans 6,5% des cas seulement. Ces chiffres ne sont pas si éloignés de ceux des divorces pour faute, lorsque le juge fixe la résidence. Elle est alors donnée à 84% à la mère, à 11% au père et à 4,4% aux deux parents en alternance – la résidence alternée nécessite une communication entre les parents plus difficile en cas de conflit. »

        Même chose que précédemment, si on additionne les chiffres entre garde exclusive aux pères (6,5%) et résidence alternée (21,5%), on arrive à 28% des pères qui ont ou partage la garde de l’enfant en cas de divorce par consentement mutuel.
        Et en cas de divorce pour faute, 11% de garde exclusive aux pères, et 4,4% de garde alternée, ce qui nous fait un total de 15,4%.

        « Selon Gérard Réverend, seuls 20% des pères demandent d’eux-mêmes la résidence principale. »

        C’est bien, comme le disait 20% qui demandent la garde EXCLUSIVE (et non la résidence principale), ce qui n’inclus pas les pères qui demandent la garde PARTAGEE. Ces pères sont probablement plus nombreux car pour qu’un père obtienne une garde exclusive, il faut vraiment, mais vraiment, que la mère fasse preuve de carences graves dans l’éducation de ses enfants. Donc clairement, c’est inutile de faire cette demande sauf circonstances très très particulières.

      • @Seb

        Purée, Seb, faut arrêter le spliff…
        J’ai pas parlé de 4%, j’ai parlé de 4.
        Je vous donnais les chiffres en simplifié (croyais-je) et je recommence: sur 100 pères divorçant, 20 demandent la garde de l’enfant (= à avoir leur enfant chez eux en permanence = résidence principale. Garde et résidence principale, c’est la même chose)
        Sur les 20 qui demandent, 20% l’obtiennent (la garde) = 4 pères.

        Relisez-vous, relisez-moi, vous verrez que vous vous emmêlez les pinceaux…

        Bon, je vous ai envoyé un message il y a qq minutes disant que ce serait le dernier de mes commentaires, mais j’ai pas pu résister…

      • @shemssousabah
        .
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        Je reprends votre commentaire :
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        .
        « Selon nos chiffres:
        Sur 100 pères divorçant, seulement 20 demandent la garde de leur enfant.
        Sur les 20 qui demandent, 20% l’obtiennent, soit 4. »
        .
        .
        .
        Donc vous dites que sur 100 pères, seulement 20 en demandent la garde, soit 20%.
        Donc vous dites que sur ces 20 pères, 20% demandent cette garde, donc 20% des 20%, ou 4 pères sur les 20, ce qui fait effectivement, selon vous, 4% des pères qui divorcent (puisque par hypothèse ils étaient 100 au départ).
        .
        Or je vous explique que 20 pères sur 100 obtiennent une garde partagée ou exclusive, soit 20%. Rien ni personne, que ce soit dans les sources que je cite ou dans celle que vous citez, ne dit que sur c’est 4 pères sur 20 (soit, 20% de 20% qui demandent, ou 4% de 100% qui divorcent si vous préférez).
        .
        Ce qui est dit c’est que seul 20% des pères qui divorcent demandent une garde EXCLUSIVE, ce qui ne comprend pas, par définition, ceux qui demandent une garde ALTERNEE.
        .
        Et les chiffres qui figurent dans l’article que vous citez parlent effectivement de 20% qui OBTIENNENT la garde, et non de 4 pères sur les 20 qui la demandent.
        .
        .
        Je ne sais pas comment être plus clair !
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        .
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        Je reprends votre dernier commentaire :
        .
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        « Purée, Seb, faut arrêter le spliff… »
        .
        Restez poli
        .
        .
        « J’ai pas parlé de 4%, j’ai parlé de 4. »
        .
        Oui de 4 sur 20 (20% de 20%). Les 20 qui demandent, c’est bien 20% des 100 qui divorcent, donc vous disiez bien que 4 pères obtenaient la garde sur les 100 qui divorce, soit 4%
        .
        .
        « Je vous donnais les chiffres en simplifié (croyais-je) et je recommence: sur 100 pères divorçant, 20 demandent la garde de l’enfant (= à avoir leur enfant chez eux en permanence = résidence principale. Garde et résidence principale, c’est la même chose)
        Sur les 20 qui demandent, 20% l’obtiennent (la garde) = 4 pères. »
        .
        Non, le chiffre c’est 20% qui demandent la garde EXCLUSIVE, ce qui par définition n’inclut pas ceux qui demande la garde PARTAGEE ou ALTERNEE (c’est pareil). Accessoirement, garde et résidence sont deux notions juridiques distinctes. Vous avez une résidence principale, personne n’a votre garde.
        .
        .

        « Relisez-vous, relisez-moi, vous verrez que vous vous emmêlez les pinceaux… »
        .
        Je vous renvoie le conseil.
        .
        .

        Je ne sais pas pourquoi vous voulez à toute force comprendre ce qui n’ai écrit nulle part, pas plus dans vos sources que dans les mienne.

    • Haha !!! non, ma « Nana », c’est comme une émeraude au milieu d’un sac de billes… elle n’a rien à voir avec ça. Elle est femme, indépendante, et respectueuse. C’est un trésor que j’ai convoité longtemps avant de trouver la solution à l’énigme de la carte.
      Mon ex parcontre, elle… je n’ai pas envie de déverser le moindre mot de haine sur elle, ni de faire de généralité sur les féministes qui le sont pour justifier les choses abjectes qu’elles ne pourraient assumer sans le féminisme.
      Et j’ai trop de respect pour ma « Nana » pour avoir encore besoin de parler de cette personne.
      Mais je te remercie pour tes conseils. Je crois ne plus avoir besoin de faire d’effort pour respecter celle qui me rend heureux. Ce respect vient naturellement avec les bonnes gens.

      • Bon, c’est cool, alors.

        Je voudrais juste encore insister un petit peu: suis retournée lire mes textes, je ne t’ai jamais traité, de près ou de loin, de réactionnaire. Tu as dû mélanger la lecture de plusieurs commentaires émanant de personnes différentes.

        Comme toute bonne défenderesse de la Justice que je suis, je déteste être accusée à tort.
        Tu me dois des excuses.

        Plaît-il? Je suis casse-couilles?! Normal: selon certains ouvrages, c’est typiquement féminin. Tu voudrais pas m’empêcher d’exprimer ma féminitude, tout de meme! 😉

        (ouèp, ‘féminitude’, et pas ‘féminité’ qui ne veut plus rien dire…de sensé)

      • @LeMike, je te rejoint tout à fait en e qui concerne l’instrumentalisation du féminisme par certaines femmes. Il est désormais plus que fréquent qu’en cas de désaccord avec une personne de sexe féminin, celle-ci se réfugie derrière le féminisme, et nous traite de macho. Alors ca marche un peu au début, mais assez vite on se lasse cette mauvaise foi.

      • @Seb, ça marche pour toutes les « minorités » qui se sentent opprimées et qui n’ont aucun argument à faire valoir pour justifier leur médiocrité. Ce n’est heureusement pas seulement imputable aux femmes.

  14. waaa; c’est plutot rare de voir un article d’hommes qui auraient compris et cerné a peu pres ce qui peut nous foutre la rage , l’impression de ne pas etre soutenue par les hommes dans un combat qui est pourtant juste n’es ce pas juste et demander simplement justice que de vouloir une réelle egalité, etre respecté comme un individu a part entiere acteur de la société?
    a croire que les hommes s’en foutent royalement ,voire meme que ça les arrange, moi je considere ça a peu pres comme l’attitude que pouvait avoir certains esclavagistes a l’abolition de l’esclavage….et je pense que beaucoup de femmes le sentent comme ça…..c’est a dire que non seulement on a vu et entendue nos grand meres nous raconté ou vivre des situations plutot inhumaines mais en plus on devraient trouver ça normal et etre bien contentes deja de ce qu’on a obtenu??? oui l’homme est egoiste et nombriliste il ne pense pas vraiment aux repercussions….et il s’engage tout seul dans la voie de la guerre des sexes en faisant l’autruche la ou les femmes leurs demandent du soutien……
    bravo pour cet article messieurs.

  15. Bonjour LeMike,

    Je tente de suivre un peu le débat. Si je n’y participe pas c’est que je n’ai pas forcément le temps : je travaille, je milite, j’ai aussi une vie à côté de ce blog. Toutefois tout ce que vous dites est très intéressant, même si pour beaucoup j’ai de profonds désaccord.

    Ensuite notre féminisme n’est pas une phénomène de mode. Quand on milite pour le droit des femmes on a bien plus d’adversaires autour de nous que quand on en reste à la classique lutte des classes. Cet article en témoigne puisque qu’il part de réactions quasi-systématiques quand on parle de féminisme : le besoin pour les hommes d’enchainer immédiatement sur la condition des hommes. Alors que les femmes sont ostracisées du débat politique, alors qu’elles sont sans cesse cachées dans la culture ou systématiquement justifiées par des hommes, alors qu’elles sont encore plus inconnues en tant que femmes de soldats inconnnus, revenir SYSTEMATIQUEMENT aux hommes c’est se tromper de réponse.

    • Ce que je ne comprends pas, c’est que vous dites avoir des points de désaccord. Vous créez l’article, vous dites en être content par rapport aux polémiques internes qu’il provoque. Le but d’un débat, quand on le lance, est de l’animer. Permettez moi donc de croire que la seule chose qui compte à vos yeux, c’est la polémique, et ainsi le buzz. Puisque vous ne développez pas vos points de désaccord en exprimant en quoi nos divergences nous rendent si différents.

      Je vais vous expliquer en quoi nous sommes différents : VOUS ETES SEXISTE, parce que la seule manière que vous ayiez trouvé pour expier votre malêtre vis à vis de votre condition d’homme c’est d’accepter le combat « vaginal » du féminisme, en nous accablant par notre pénis et la condition que soit disant « NOUS » imposons aux femmes.

      Nous sommes différencets biologiquement.

      Vous militez, je cite « pour le droit des femmes. Savez-vous de quel droit vous parlez? Je milite pour le droit humain, pour que les femmes soient considérées en tant que telle, respectées comme on doit respecter une mère, une soeur, une personne tout simplement.
      Vous avez intégré des précépts machistes dûs à l’influence de la société. C’est VOTRE problème, mais en aucun ce n’est une généralité. Et je ne pense pas que la justice entre nous passe par l’annihilation de ce qu’est un homme, renseignez vous de ce que nous sommes génétiquement, de l’évolution complètement différente que nos corps subissent durant l’adolescence, donc de l’expérience de la vie et du corps, donc de l’apprentissage du moi.

      Ca ne justifie en rien les salopards qui se croient supérieurs parce qu’ils ont une bite, qu’ils sont bien souvent incapables d’utiliser dans le respect de leur partenaire, j’essaie juste de dire que nous militons pour la même chose. Simplement je pense que vous ne le faites pas de la bonne manière, et que vous ne réussirez qu’à diviser, cliver et opposer les « sans opinions » à votre cause. Il n’y pas que le blanc et le noir, le bon et le mauvais.

      Nous militons pour que les femmes puissent ne plus avoir à penser à leur condition, pas pour qu’elles deviennent aussi conne et sectaires que les dirigeants qui nous imposent ce contrat social que je n’ai pas choisi.

      Le combat commence par soi-même. Nous sommes en occident, pas en Afghanistan.

      Je voulais cependant, après la petite agression qui servira très certainement ce blog , 😉 , vous remercier pour ce débat qui aura fait avancer mes idées, ainsi que celles de chacun qui y aura participé.
      L’important quand on lit la globalité, c’est qu’on est plus ou moins tous d’accord sur un point : pour être heureux, nous devons essayer de nous comprendre, et non pas de nous affronter. Parce que l’ennemi, ce n’est pas le sexe opposé. C’est ce que nous acceptons de cette société.

      • « Je vais vous expliquer en quoi nous sommes différents : VOUS ETES SEXISTE, parce que la seule manière que vous ayiez trouvé pour expier votre malêtre vis à vis de votre condition d’homme c’est d’accepter le combat « vaginal » du féminisme, en nous accablant par notre pénis et la condition que soit disant « NOUS » imposons aux femmes. »

        ALERTE, MANSPLAINING d’un homme envers un homme. Avec une magnifique référence poético-insultante au « combat vaginal » depuis le temps que je suis féministe, plusieurs années, je n’avais jamais lu cette expression. Bravo, médaille de la créativité dans l’insulte. C’est dommage que vous teniez le vagin en si faible estime, je plains votre petite amie, elle doit elle aussi possédé ce vilain organe. La pauvre, vous acceptez quand même d’avoir des relations sexuelles avec elles? Hum?
        Sans doute car vous êtes un humaniste 😉

        Dis-donc ils ont la classe les militants F de G, ils sont agressifs, orduriers, misogynes certains font l’apologie de la violence (mais pas contre les femmes ces pauvres petites créatures si faibles), c’est le haut du panier… Des humanistes, des vrais.

    • Il ne s’agit pas d’en revenir systématiquement aux hommes, mais d’intégrer également les hommes dans ces problématique, et non pas comme faire valoir ou comme caution à un discours qui finalement ne s’intéressent qu’exclusivement aux femmes. Cette approche féministe qui ne traite que de la condition féminine est un non sens car on ne peut envisager un sexe sans penser à l’autre.

      Les hommes qui sont intervenus ici, pour leur majorité ils me sembles, se sont engagés dans les combats féministes, non pas en sauveur des pauvres femmes, ou pour se faire bien voir des femmes, mais par souci de justice et parce qu’ils pensent que ces combats sont tout aussi profitables aux hommes qu’aux femmes. Mais force est de constater qu’à force de discourir sur le « grand méchant mâle » une grande partie des féministes a une vision caricaturale des hommes, de leur aspiration, et leur prêtent bien souvent des arrières pensées sans jamais vouloir entendre une version qui pourrait contredire ces procès d’intention. Un nombre significatif de féministes sont devenues la caricature de ce qu’elles dénoncent.

      C’est amusant que vous fassiez référence à la femme du soldat inconnu, plus inconnue que le soldat inconnu ; j’y pensais ces derniers temps probablement car le 11 novembre c’était il y a une semaine. Cette approche des féministes de cette question est un non sens historique. Tout d’abord parce les tombes ne sont pas faites pour les morts mais pour les vivants. La 1ère guerre mondiale a été l’une des pires boucheries de l’histoire militaire de notre pays. Des jeunes hommes ont été littéralement et de manière massive transformés en steak haché, rendant impossible la restitution des corps à leur famille. Ces jeunes hommes avait des pères, des mères, des fils, des filles, des frères, des soeurs… Et c’est bien pour aider tous ces gens à faire leur deuil, tant bien que mal, pour tenter de leur rendre cette boucherie un peu moins insuportable, un peu moins insensée, que cette tombe en l’honneur du soldat inconnu a été érigée. Il est inconnu car il ne reste rien d’identifiable de son corps. Cela n’enlève rien aux difficultés qu’ont connues par la suite les veuves de ces soldats, mais il n’y avait pas de nécessité comparable à ériger une tombe de la femme du soldat inconnu. On peut toujours estimer que cette tombe du soldat inconnu est une escroquerie militariste mais cela n’enlève rien au fait que cette revendication féministe est un non sens historique. C’est une tentative un peu pathétique, voir indécente ou maladroite, d’instrumentaliser un symbole en occultant son contexte et de sa signification historique.

  16. Que de mépris envers les féministes, outre les commentaires envers l’article lui-même, les attaques envers les féministes sont vraiment catégoriques… je pourrais presque dire que certains donnent l’impression d’avoir tout compris sur le monde, c’est beau. A bon entendeur.

    • Personnellement j’ai du mal à respecter ce qu’est devenu ce mouvement dans ses manifestations les plus visibles. Quand on prend la responsabilité de s’exprimer sur un sujet qui nous concerne tous, que l’on se réclame de l’humanisme, qu’on pratique un lobbying, j’estime que l’on a pas le droit d’être aussi manichéen, caricaturale. On doit accepter le débat et la contradiction sans crier à l’hérésie. On doit être rigoureux sur la présentation des faits et des chiffres, et ne pas systématiquement les présenter d’une manière abusive et de se foutre que cela soit quasi- ou totalement mensonger. Pour moi il n’y a pas d’humanisme sans honnêteté intellectuelle, et systématiquement lorsque l’on tente d’entrer dans le détail des choses on est vite rejeté dès que l’on pourrait s’écarter de la doxa.

      Je ne suis pas surpris que des gens se livrent à ces pratiques. En revanche, je ne peux croire qu’aucune féministe ne soit consciente de ces abus. Et effectivement, je leur en veux de leur silence, de leur timidité à modérer, ou à recadrer ces discours dans un sens plus conforme à la réalité. Qui ne dit mot consent ? Je ne sais pas si c’est par crainte, ou par calcul. Si c’est par calcul, je pense que c’est un mauvais calcul car les féministes vont réussir à ce mettre à dos une moitié de la population, qui a priori aurait, pour leur grande majorité, intérêt à s’insérer dans ce mouvement.

      Comment ne pas être conscient qu’il y a vraiment quelque chose de profondément contraire à ce qu’est l’humanisme, lorsque l’on affirme qu’un individu doit se repentir du seul fait d’être né avec un pénis, non pas pour les actes qu’il a personnellement commis mais du seul fait de son appartenance à un sexe. C’est bien ce que on a lu ici, et qu’on entend dans la bouche de nombreuses féministes. Cette apologie de la contrition masculine, hormis qu’elle est choquante sur le plan des valeurs humanistes, est également dangereuse. C’est mal connaître la nature humaine, ou alors en avoir une piètre idée, que de s’imaginer que ceux à qui on tente d’imposer cette idée vont dans leur grande majorité s’y soumettre. Ils risquent surtout d’être de moins en moins enclins à se soucier du sort des femmes. Ceux qui l’accepteraient risquent tôt ou tard eux aussi de s’y opposer ; et plus ils y auront cru, plus leur réveil risque d’être violent et irrationnel.

      Les féministes ont tout intérêt à accueillir les hommes dans leur mouvement, à accueillir la spécificité de leur discours sur leur expérience de genre et sur leur problématique ; de les accueillir non pas comme des coupables ou des concurrents, ni davantage comme des héros, mais simplement comme des égaux, comme des individus conscient qu’il est possible d’envisager autrement les rapports homme-femme. Je ne vois pas d’autre alternative pour que l’on progresse sur ces questions, et que ces progrès soient durables. C’est également, selon moi, la manière la plus honnête, la plus conforme à l’idéal humaniste, d’avancer.

  17. @seb: je fais partie de quelques associations féministes, mais il est vrai que je n’ai pas le temps (emploi du temps de mère célibataire oblige) de suivre de très près ce qui s’y dit… néanmoins, je suis étonnée de la vision que tu as du « combat féministe », et je me demande quelles féministes tu rencontres pour avoir une image aussi négative de leur façon de procéder, de s’exprimer.
    Tu dis:
    « … faire valoir ou comme caution à un discours qui finalement ne s’intéressent qu’exclusivement aux femmes » ou d’ « instrumentalisation du féminisme par les féministes »; « s’accaparent des sujets qui concerne tous le monde dans leur dimension exclusivement féminime », etc.

    Ce serait intéressant que tu donnes des exemples concrets d’échanges que tu as pu avoir avec des féministes qui t’auraient envoyé sur les roses pour qu’on comprenne mieux d’où vient ton malaise, parce que le reproche principal que tu sembles faire au mouvement ressemble à celui qu’un militant des droits humains pourrait faire à un groupe de « black panthers » dans les années soixante aux USA, en disant: « vous êtes nombrilistes, vous ne vous intéressez qu’à la problématique raciste noir/blanc, alors que nous sommes tous des êtres humains, devons vivre ensemble et que l’oppression que vous subissez n’est rien d’autre que la conséquence d’un système dont nous sommes tous victimes, etc. etc. »

    Certes, en tant que blanc sincèrement anti-raciste, ça peut gonfler de se prendre directement ou indirectement dans la gueule des reproches adressés à « les blancs » dans leur ensemble, mais, imagine aussi ce que ça peut faire à l’afro-américain militant de l’époque, quotidiennement confronté à des injustices (parfois tellement subtiles qu’elles en deviennent invisibles à l’oeil non entraîné), d’entendre un blanc soit minimiser l’importance de son combat en le noyant dans un combat plus « grand », soit l’entendre affirmer ce qu’il juge être une bonne stratégie de lutte, soit tout simplement prendre la parole plus qu’à son tour, avec aplomb, se replaçant ainsi sans s’en rendre compte, dans le groupe, dans le rôle du dominant… au lieu de faire profil bas, d’écouter et d’apprendre.

    Pour les militant-e-s même, le groupe est un refuge. Un espace où on se repose de la soumission (n’importe laquelle), où on reprend espoir. Où on espère se sentir compris-e et approuvé-e. On n’a guère envie, généralement, de se censurer, encore moins de se justifier…

    Tu sais, on dit qu’en cas de décès dans une famille, il faut parfois savoir être là en silence. Inutile de participer activement, de parler, de trouver des mots, le soutien efficace passerait par la disponibilité d’écoute, la présence silencieuse.
    Je sais que c’est chiant quand on est sincère et qu’on a une grande gueule de devoir se taire, mais si tu veux que ça se passe bien avec tes camarades femmes féministes, je ne vois pas quoi te conseiller d’autre…

    Si tu ne sais pas t’effacer quand tu abordes des questions féministes avec des féministes femmes, tu t’en ramasseras encore et encore et tu risques de développer toi aussi cette amertume que tu évoquais… même si tes intentions sont pures comme le cristal!
    C’est ton fardeau: devoir exercer ton humilité et ta Sagesse pour pouvoir, en tant qu’homme, participer au combat féministe. Pas facile, j’en conviens…

    Cela dit, je ne nie pas qu’il y a peut-être, parmi les militantes féministes des femmes de mauvaise foi, mues par des intentions douteuses, des hypocrites, mais, je n’en ai jamais rencontrées… J’ai plutôt tendance à imaginer que la patience dont les femmes féministes sont obligées de faire preuve dans la vie courante peut, effectivement, disparaître dans un débat féministe où elles se lâchent enfin, et où elles peuvent s’emporter…
    A toi de ne pas tomber dans le cliché sexiste qui veut qu’une femme fasse nécessairement dans la dentelle 😉
    Nous aussi, on peut s’emporter, dire des choses qu’on ne pense pas vraiment, on peut avoir envie de mettre un pain à notre interlocuteur, on peut avoir envie d’exploser quand on a été témoin ou victime d’abus de toutes les sortes, liés à notre statut de femme. Et, si c’est toi qui te trouves là, tu peux en faire les frais…

    Tout ça me rappelle des saynètes avec mon ex-mari: je suis sur Internet et j’ai vent d’un événement phallocrate ou misogyne violent. Je râle tout haut, je jure, je maudis, et que se passe-t-il? Mon mari m’engueule! Je ne me souviens plus de ses arguments, mais, quoiqu’il en soit, au lieu de me réconforter, me soutenir, acquiescer, il se range dans le camp adverse et défend « les hommes »
    Ok, j’aurais pas du dire « ces cons de mecs! »… j’ai eu tort, mais MERDE! Ce n’est pas de lui que je parle, ni de mon frère, ni de mon père, ni de mon fils!!! Une femme vient de se faire lapider pour une raison à la con, et mon cri du coeur maladroit me vaut un ennemi de plus??! mon propre mari?
    MERDEU.

    Crois moi, Seb, c’est dur d’être féministe (j’ai coutume de dire que c’est « une malédiction nécessaire »), c’est dur d’être une femme, et comme disait l’autre commentatrice, même si c’est pas toujours facile d’être un homme, on ne part pas, dans ce monde, avec le même handicap.

    Le problème du genre est LE problème le plus complexe dans l’Humanité, car comme tu le dis toi-même, femmes et hommes ne peuvent aller les unes sans les autres.
    Les anti-capitalistes peuvent envisager la création d’une nation communiste pour tester la viabilité de leur théorie, les noirs peuvent se communautariser au maximum pour éviter de subir le racisme, des juifs ont été jusqu’à faire sortir Israël de terre pour pouvoir vivre sans être stigmatisé « youpin », mais les femmes devront continuer de côtoyer les hommes et vice versa.

    Ca devrait nous obliger, nous, hommes et femmes ‘féministes’ OU ‘anti-sexistes’ OU ‘anti-genristes’ OU ‘égalitaristes’ (faut vraiment qu’on trouve des nouveaux mots!), à une grande prudence, à une grande délicatesse, à toujours tendre la main, à toujours penser en termes de pacification. Difficile. Nous ne sommes que des êtres humains, sûrement plus enragé-e-s que les autres en plus, puisque tellement attaché-e-s à la Justice, et du coup, ça fait parfois des étincelles.

    Essaie d’être Sage et Noble et de ne pas regarder la frangine qui t’aboie à la gueule comme une conne de mauvaise foi, mais comme un individu opprimé qui lutte, avec ses moyens limités d’être humain ordinaire.

    Enfin, si tu es gavé par les féministes nanas, rejoins un groupe où les hommes sont majoritaires y en a, youpi youpi ya! Zeromacho, par exemple, dirigé contre la prostitution.
    http://www.facebook.com/pages/Z%C3%A9roMacho/147617508668439?ref=ts&fref=ts
    Doit y en avoir d’autres…

    En tout cas, même si ça frictionne par ci par là, je m’efforce de voir le verre à moitié plein, et dans tous ces commentaires, je vois des hommes qui s’intéressent à la question, qui s’impliquent ou souhaiteraient continuer à le faire, qui admettent que la lutte féministe a une raison d’être, qui ne demandent pas mieux que de voir aboutir le combat pour l’égalité des genres, et c’est BON!

    • @shemssousabah
      Je ne vais pas vous faire état de tous les échanges que j’ai pu avoir avec des féministes, cela serait fastidieux et bien que j’ai eu l’occasion de voir que nombreux de ces échanges étaient révélateurs d’un état d’esprit général, je ne crois pas que l’on puisse dégager une théorie générale de sa seule expérience personnelle, en tout cas cela ne suffit pas. Par ailleurs, je vous sens particulièrement encline à trouver des justifications à chacun des exemples que je pourrais vous fournir. Comme disait une petite vieille que je connaissais bien, lorsqu’elle était inspirée par un élan poétique et lorsque l’on cherchait à lui faire avaler des couleuvres : « les excuses, c’est comme les trous du cul, tout le monde en a un». Un moment donné, il faut cesser d’accepter de se faire marcher sur les pieds sous prétexte d’une douleur ou d’un préjudice antérieur de celui ou celle qui fait peu cas de votre personne.

      Mais puisque vous souhaitez des exemples allons y, mais parlons plutôt du féminisme en général. On parle des violences faites aux femmes, lorsque l’on parle des violences conjugales. On peut nous citer les chiffres des femmes victimes de ces violences, et on se désintéresse totalement des chiffres des hommes victimes de ces mêmes faits. Je vais vous le donner selon les instituts qui relèvent qu’une femme meure tous les 2,5 jours des violences de son conjoint, relèvent également qu’un homme meurt tous les 15 jours des violences de sa conjointe, chiffre minimisé selon ces mêmes instituts. J’en conviens cela fait un rapport de 1 à 6, mais ce qui doit ouvrir une situation de droit, une aide, une empathie, c’est bien le fait d’être victime d’une situation particulière et non le fait d’appartenir à un à sexe ou à l’autre, car tous les hommes ne sont pas violents, toutes les femmes ne sont pas victimes de violences conjugales ; et contrairement à ce qu’une féministe d’OLF que l’on retrouve régulièrement sur les plateaux télé disait, que seuls les hommes étaient capables de violenter une femme en éjaculant, la violence et le sadisme ne sont pas un monopole masculin.
      On pourrait parler des chiffres des suicides masculins, plus nombreux que les suicides féminins, on pourrait parler des accidents mortels du travail dont sont plus fréquemment victimes les hommes que les femmes, ou encore du taux d’incarcération masculin car il suffit de se rendre dans les tribunaux correctionnels pour se rendre compte que les délits sont bien plus souvent l’expression d’un désespoir que d’une malhonnêteté intrinsèque. Je pourrais continuer mais cette comparaison comptable me met mal à l’aise car je suis totalement opposé à une approche sexo-centré de ces questions qui mène selon moi droit dans le mur, à un clivage plutôt qu’à une compréhension mutuelle.
      Lorsque des pères se réunissent dans une association pour faire valoir leur droit à exercer leur parentalité, on les soupçonne d’être des machistes, tout continuant à reprocher le moindre investissement des pères dans l’éducation des enfants. Pourtant, il y a un parallèle entre le fait que les hommes s’investissent davantage dans le travail que dans la famille et la précarité du rôle paternel.

      Vous dites n’avoir jamais rencontré de militantes féministes des femmes de mauvaise foi, mues par des intentions douteuses, des hypocrites. Soit c’est un miracle, soit vous n’êtes pas particulière objective, il n’y a pas de groupe dont tous les participants sont immunisés contre ce genre d’attitude.

      Vous me demander de « faire profil bas, d’écouter, d’apprendre », d’être humble. Je crois vous avoir déjà répondu sur ces points, on ne peut perpétuellement accepter d’écouter quelqu’un qui vous refuse son écoute, d’apprendre de quelqu’un qui refuse de vous comprendre. On ne peut prôner l’égalité tout en imposant une relation de maître à élève en fonction du sexe auquel on appartient. Contrairement à ce que vous semblez croire je n’ai pas de difficulté à attendre mon tour pour prendre la parole, je suis normalement polis, et je ne suis pas plus grande gueule que certaines femmes et/ou féministes. Je ne crois pas qu’il soit nécessaire de prendre des pincettes, tant que l’on reste polis, courtois et mesurés, et qu’on a un propos argumenté qui fit appel à la réflexion et non à l’émotion. Les femmes, les féministes, ne sont pas des petites choses fragiles qui ne seraient pas capables d’entendre la vérité, et à qui on ne pourrait d’adresser sans éducolorer excessivement son propos.

      Je vous rappelle par ailleurs que le féminisme est théoriquement un mouvement d’idées, non un dogme. Cela implique du débat et des échanges d’idées. Il ne s’agit d’une messe où chacun doit accueillir la parole sacrée dans le silence et le recueillement.

      Je crois avoir déjà expliqué pourquoi je ne peux pas adhérer à un mouvement comme zéromacho. Je ne peux adhérer à un mouvement féministe exclusivement féminin qui se s’intéresse qu’aux problématiques féminine, et pas davantage à une organisation féministe exclusivement masculine et qui en fait autant . Je milite pour un féminisme mixte qui sache autant accueillir les problématiques féminines que masculines. Et je ne crois pas qu’il y ait une autre manière de procéder, et d’avancer utilement et justement sur ces questions.

    • @shemssousabah,

      J’ajouterai que votre parallèle avec les luttes des noirs aux Etats-Unis n’est pas fondé. Rappelons que les noirs ont été importés aux Etats-Unis comme esclaves. Ils y ont travaillé comme des bêtes, sans droit. Il n’y a jamais eu en d’exploitation massive et systématique des femmes équivalente. Les exploitations les plus ressemblantes se sont exercées par une classe sociale sur une autre classe sociale. Pendant que les esclaves connaissaient des conditions d’exploitation relativement similaires, il y avait, et il y a toujours une grande hétérogénéité dans les situations des femmes. Malgré l’abolition de l’esclavage, les noirs continuaient à subir la ségrégation et ne se voyaient pas reconnaître les mêmes droits politiques que les blancs. La lutte pour les droits civiques c’était la fin des années 60, et les années 70.
      Il y a encore une différence fondamentale, accentuées par la tradition communautariste américaine. Les enfants des noirs seront toujours noirs, et les noirs sont la classe sociale la plus défavorisée aux Etats-Unis. Donc les enfants noirs sont pauvres, et si celle-ci n’est pas héréditaire, la pauvreté est une chose dont on hérite souvent. Un couple qui a des enfants aura indifféremment des garçons et des filles, et ses enfants vont bien hériter du milieu social dont ils sont issus.

      Cela dit, si demain, un noir me traite de Toubab ou de sale blanc, je l’envoi promener, et je ne vais pas baisser les yeux en me disant le pauvre ses ancêtres ont été opprimés, peut être par les miens, je dois me repentir car sa colère est légitime. Les associations telle que SOS racisme n’ont jamais, contrairement à certaines associations féministes avec les hommes et bien qu’elles s’en défendent, mis en cause les blancs en tant que groupe.

  18. seb, je me demande bien d’ou tu tire ces chiffres, c’est des conneries ehontées et monumentales, il n’y a pas d’hommes qui meurent tout les 15 jours sous les soit disants coups des femmes, et ce que tu fais la, decrit assez bien ce que dit cet article, tu ramenes tout a ton sex et a ta petite personne, c’est comme si tu etais en face du plus vieil esclave du monde,imagine un type mythologique esclavagisé depuis la nuit des temps, passé nombre de fois a travers toutes les horreurs de l’humanité, les guerres ,le viol,la violence, les abus, l’inceste,l’asservissement,le deni de parole, le deni d’existence, obligé de sortir couvert des pieds a la tete pour que personne n’ai le droit de lui donner un nom,tenu en laisse, passé maintes fois entre les mains de maitres tous plus cruels les uns que les autres, qui lui ecrasaient des cigarettes sur les testicules,et qui ensuite lui disait de lecher leurs bites,et de retourner au menage…etc…imagine une telle entité, avec une memoire immemoriale des horreurs de l’homme a travers l’histoire du monde et sa propre histoire … et que tu la ramenais en lui disant , »oh!! je t’aiderais pas le vieux ! parceque moi aussi j’ai mes petits problemes. »………..si tu arrive a imaginer et a te mettre dans la peau un instant de cette entitée face a ce mec, a qui il demande de l’aide,alors tu auras peut etre compris 1 dixieme du sens de l’injustice et de la rage que peut ressentir une femme face a tout ce que tu dis……tu devrais avoir honte! oui nous sommes en colere quand on voient et ressent ça, mais n’oublie jamais que malgré la conscience de tout ça nous avons toujours été la pour accompagner les hommes, pour les aimer,pour essayer de les comprendre, leurs donner naissance, ne jamais prendre des armes réelles, a part celles de la verité des mots……. reflechis quand tu dit des aneries….honte! tu devrais avoir honte!

    • Lola, je pense que tu es une immonde connasse nombriliste. J’ai été correct sur tous mes autres posts, parce que je pense sincèrement que certains comportements intolérables doivent être combattus. Mais tu n’es PAS l’esclave dont tu parles dans ton post. Tu n’es PAS cette putain de victime. La victime c’est le petit peuple. Le mal à combattre, c’est pas les hommes, c’est la société qui se fout de votre gueule, et de la nôtre par la même occasion. Je n’ai pas à avoir honte parce que mon grand père laissait ma grand mère faire le ménage à une époque où un seul salaire suffisait à faire vivre un ménage, ou parce qu’un putain de mormon se tape 18 gourdasses qui ne se bougent pas le cul pour qu’on les respecte.

      Plein le cul de ces connasses qui justifient tout sous prétexte qu’elles sont des femmes et que ça justifie toutes les plaintes du monde.
      On t’écrase des clopes sur la peau (tu n’as pas de testicules, désolé)? Tu as vécu ces horreurs dont tu parles?

      Tu savais que ma mère m’a détruit des balais sur le dos, m’a signé des dispenses de sport pour ne pas qu’on voit les traces de boucle de ceinture, qu’elle m’a coupé le cartilage d’un doigt parce que j’étais en retard pour revenir du collège? C’est une attitude de connasse de victime ça? Tu vas me dire que c’est ponctuel et rare, moi je te réponds que j’ai été placé à la DDASS et que là bas j’étais avec des dizaines d’autres gamins qui se faisaient latter la gueule par leurs propres mères. Mon père étant une couille molle qui ne faisait que suivre, et je dirais que le cerveau dans l’histoire c’était une connasse dont la « sensibilité » à été plus destructrice que les coups qu’elle demandait à mon géniteur de me balancer à la gueule.
      Lui était juste une sombre merde qui ne mérite même pas qu’on se souvienne de lui.

      Et tu sais quoi, aujourd’hui elle est handicapée, et avec ma fratrie, on continue toujours de lui rendre visite, même si moi, ça me gonfle un peu quand même. He beh dans mes foyers d’accueil, des gamins qui se sont fait démonter la gueule par leur mère, on était une énorme majorité. Puisque ceux qui se font latter la gueule par le père finissent souvent par se barrer avec leur mère…
      Tu as vécu quoi pour te permettre de t’approprier le malheur de situations que tu ne connais pas ? Tu es qui pour savoir que toutes les femmes sont des victimes ? Tu connais quoi de la société pour te permettre de savoir ce que les hommes vivent quotidiennement?
      Tu m’as l’air d’être une brave dinde qui se bat pour pouvoir être aussi conne que les connards qui font de la merde. Tu crois que vivre en harmonie et dans le respect mutuel c’est avoir ce que les hommes ont, en leur enlevant? Tu crois quoi? Tu es à toi seule toutes ces femmes qui nous chie à la gueule en nous prenant pour des ennemis. Si on est des ennemis, pourquoi tu vas pas bouffer du gazon? Pourquoi tu te tapes pas des abrutis congénitaux gentils et efféminés et sans aucun caractère? Pourquoi ?
      T’es juste une pauvre fille de notre société moderne qui se fait chier et qui a besoin de faire un truc qui lui permette un minimum de se sentir concernée pour avoir la sensation d’avoir une vie pas trop merdique. Ton combat n’est pas celui que tu veux faire croire, ce n’est pas celui des afghanes, ni celui des mormones, ni celui des femmes excisées, ni celui de toutes mes soeurs dans les cités qui finissent par avoir des attitudes de salope soumises par peur de se faire défoncer la gueule par 15 fils de pute dans une cave. Tu n’es pas cette femme qui mets des cols roulés au printemps pour cacher la monstruosité de son mari.

      Avant de juger un homme qui ne te fera jamais de mal, parce qu’il n’est pas ton ennemi et qu’il a compris que ce qu’il fallait combattre c’est la société qui nous impose ça au lieu de stigmatiser tout un genre comme vous avez horreur qu’on fasse, essaie de vérifier que tu n’es pas « ma mère » au fond de toi. Si ça se trouve, le monstre, en ouvrant bien les yeux, c’est pas l’homme. Peut être qu’en fait c’est l’Homme.

      • @lemike: toute cette haine !!! C’est renversant!

        D’un point de vue psy, on peut le comprendre compte tenu du récit de ton parcours perso, mais, sans vouloir être (dés)intégrée dans ce pugilat, je voudrais juste te faire remarquer que, sauf erreur, tu ne connais rien de la vie de Lola, si?

        Et puis, même si elle a eu la chance de passer entre les gouttes, et de n’être jamais ni harcelée, ni violée, ni chosifiée d’une quelconque manière parce qu’elle est une femme, ça ne l’empêche pas d’éprouver de la solidarité pour ses soeurs, celles dont tu parles toi même.

        Son propos, selon ce que j’en comprends, était un récit allégorique où l’esclave décrit représente le genre féminin.

        Si parmi les intervenants sur ce blog, certains refusent d’admettre que le genre féminin (*) est bel et bien opprimé depuis la nuit des temps, et n’a (quasiment) nulle part et jamais obtenu une place équivalente à celle du genre masculin en terme de libertés, pouvoir économico-politique, et j’en passe, alors vous n’êtes simplement pas féministes.
        Point barre.

        (* il ne s’agit pas de faire des comparaisons à titre individuel sur qui a le plus souffert entre toi, lui, elle, moi. On parle d’une maladie sociale globale, qui n’empêche pas des exceptions).

      • Salut Shemm.
        C’est une nouvelle fois un plaisir de te lire et de partager avec toi ces opinions qui font que nous sommes capables de communiquer alors que nous avons des avis divergeants.

        Tout d’abord, je voudrais qu’on soit d’accord sur quelques points :
        – Je ne suis pas féministe. Pour moi le féministe à l’occidentale est une forme de sexisme que je combats. Tu comprendras mieux une fois que j’aurais fini tous mes points.
        – Mon expérience personnelle, avec ma mère et mon ex qui m’ont fait plsu de mal que tous les hommes avec qui j’ai été confrontés, ne fait pas de moi quelqu’un qui pense que les femmes sont toutes des salopes fourbes, des catins avides de mon pognon, des monstres qui torturent mentalement les hommes pour en faire de sombres idiots asservis. Je pense que seulement les deux personnes dont il est question peuvent être affublées de ces qualificatifs.
        – Selon moi, une femme qui pense que tous les hommes qui ne sont pas féministes de la même manière qu’elle sont des ennemis, c’est comme un abrutis qui part du principe que tous les arabes sont des racailles parce qu’il a été un jour emmerdé par un mec avec un accent bizarre et une casquette lacoste. C’est donc une personne que je dois combattre parce que mes convictions rejettent le principe qui force les gens à généraliser une frange de la population pour s’en faire un ennemi global.
        – Tu parles de haine, moi je veux juste montrer à quelqu’un qui n’a pas les mêmes codes d’expression que moi à quel point il est aisé de se sentir agressé si on demande aux gens de t’accepter sans tenir compte du fait qu’il n’utilise pas la même manière de s’exprimer.
        – La haine, c’est celui qui se démarque de toute une partie de la population qui la propage. Moi je veux vivre avec les mêmes droits que les femmes, les homos, les handicapés, les chinois et les arabes.
        – Je ne suis effectivement pas féministe. Puisque si j’ai bien compris depuis le début, être féministe, c’est dire que tout est de la faute des hommes. Partir du principe qu’il n’y a jamais eu dans l’histoire de matriarchie, que les femmes ont toujours été des esclaves des hommes et que les despotes c’était pas les monarques mais les hommes qui ont toujours fait des femmes de vulgaires objets. Je ne crois pas en ça.
        – Je crois que les femmes sont battues par des connards que je m’efforce de combattre, avec parfois plus d’efficacité que n’importe quelle stigmatisation envers notre sexe. Si t’avais vu la tête du dernier gars à qui j’ai « expliqué » qu’il perdrait toutes ses dents si un jour il retouchait à ma pote, ou même une femme quelconque.
        – Je crois également que nier tout en bloc pour victimiser, c’est vieux comme le monde et ça n’a jamais apporter quoi que ce soit de bénéfique.
        – Je crois que si on ne se bat pas pour les femmes qui en ont besoin, des femmes comme Lola finiront par se faire tellement chier qu’elles se fouttront avec de sombres connard totalement réfractaires à la cause féministe parce qu’elles auront pas le choix. A force de nous répéter qu’on est des merdes parce qu’on est des hommes, on fini certainement par se dire que merde, moi et ma bite on vous pisse à la raie bande de connasses.
        – Je crois que les femmes ont clairement des libertés en moins que les hommes en occident, et qu’il faut se battre pour applanir ces libertés pour que tous aient les mêmes.
        – Mais je crois cependant que les femmes ont des libertés que nous n’auront jamais, mais comme on s’en tape, on vous les laisse bien.
        – Je crois aussi qu’une merdeuse de 20 ans ne veut pas qu’on l’appelle mademoiselle. Mais quand elle a 40 ans et qu’elle est divorcée, ça l’emmerde vraiment qu’on l’appelle madame. Mais c’est une généralité, tu me diras…
        – Je crois également que si j’étais une femme dans ma boîte, je serais dans un des bureaux d’à côté avec mon petit bureau personnalisé et privé et des RTT auxquelles je n’ai malheureusement pas droit, vu que je ne suis qu’un homme et que je n’ai pas d’obligation maternelle. Sans compter tout le reste dont je me fous royalement, mais que quand je lis des gens haineux (je n’ai pas ce monopôle 😉 )comme Lola, j’ai envie de dégueuler.
        – Je crois enfin que je sers beaucoup plus la cause des femmes que celle des féministes. Parce que se battre pour les femmes, c’est se battre pour des personnes. Se battre pour un sexe, c’est se battre contre l’autre.

        Et je suis pas assez con pour me faire des ennemis comme le font les racistes.

      • Et enfin, je crois que la phrase qui m’a fait sortir de mes gonds est : il n’y a pas d’homme qui meurt tous les 15 jours etc…
        Si on considère les enfants de sexe masculin comme des hommes ( ce sont de futurs méchants hommes à combattre, la génération prochaine, celle qui cherchera encore à asservir vos gentilles personnes), je suis persuadé que le chiffre de 1 homme mort tous les 15 jours est explosé. Mais comme je n’ai que mon expérience pour parler et aucun chiffre, je préfère dire à Lola que ce n’est qu’une connasse qui ne connait rien aux thèmes auxquels elle s’essaie, ça sera toujours mieux que de victimiser les personnes de mon sexe en trouvant des photos, des preuves que je ne veux pas voir et surtout partir du principe que les petites filles passent au travers de cette violence, ce qui serait faux et vraiment honteux.
        Nous sommes tous à un moment de notre vie confrontés à la cruauté d’un être humain.
        Même si, d’un point de vue physique, les hommes ont bien souvent le monopôle de la violence. Et ça, ça doit se combattre par des lois, pas en mettant tous les mecs dans le même panier.

      • @LeMike, il s’agit des violences au sein du couple. Donc effectivement, les enfants ne sont pas inclus. Malgré tout, on estime que le chiffre de 1 homme tous les 15 jours décédés suite aux violences de sa compagne reste sous-estimé.
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        Pour ce qui est des enfants qui décèdent suite à de la maltraitance, et d’après ce que j’ai lu il n’y a pas beaucoup d’études, c’est une mort un jour sur 2. Certains parlent de 600 à 900 morts annuels, ce qui ferait 2 à 3 morts par jours. Il faudrait d’ailleurs voir le ratio rapporté au nombre d’individu, car j’ai par ailleurs le sentiment que dans notre pays viellissant, le nombre d’enfants est bien inférieur au nombre d’adultes. Ce qui implique qu’en terme de risque, les probalité pour un enfants de décéder suite à des violences parentales sont encore plus grande.
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        Si on regarde les études au niveau des pays développés, les mères sont majoritairement auteur, en France c’est l’inverse. Donc je ne sais pas si on doit cet inversement de tendance à l’absence d’études sérueuses. Si on regarde les études au niveau mondial, dans les pays développés, 10% des enfants sont victimes de maltraitance. Les études françaises parle d’1/1000. Les chiffres de cette maltraitances sont effectivement sous-estimés en France, donc, effectivement la ventilation entre la responsabilité père/mère est nécesserement tromquée, et j’aurai tendance à croire que celle qui concerne les pays développés s’applique également en France.
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        Par ailleurs, les enfants maltraités ne sont pas organisés en lobbys, ne manifestent pas dans la rue, ne créent pas le buzz tous les 2 jours. Les enfants placés sont surresprésentés dans la précarité et chez les SDF. On a beau jeu de dire que leur histoire et leur fragilité rendent leur insertion difficile, mais il suffit de voir comment fonctionne les structures de placement, et les faibles moyens accordés à la protection de l’enfance pour comprendre que le princopal problème est une absence de volonté politique et un manque d’intérêt pour ces enfants qui, au final ne sont plus à personne et, par conséquent, dont tout le monde se désintéresse. Ces aussi une catégorie de la population plus exposée que les autres aux violences sexuelles, et notamment de la part des personnes, sensées les protéger, qui travaillent avec ou dans ces institutions.

    • Je vous trouve malvenue à donner des leçons de respect, après avoir traité votre interlocuteur de menteur sans avoir même pris la peine de faire une recherche (http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/fre/Sites/Gendarmerie/Actualites/2012/Septembre/Etude-nationale-sur-les-morts-violentes-au-sein-du-couple : voyez le rapport en bas page en PDF).
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      Il est intéressant d’observer qu’il est mensonger de dire qu’une femme meurt tous les 2,5 jours de violences conjugales, puisqu’en fait ce chiffre inclut les hommes. En réalité c’est une femme tous les 3 jours, et un homme tous les 15 jours.
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      Maintenant, il est intéressant de relever ce qu’inclut ce chiffre.
      – 53 morts liés à une séparation
      – 25 morts liés à une dispute
      – Entre 10 et 15 par jalousie
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      Mais on peut aussi relever que ces chiffres incluent, entre autres :
      – Une dizaine d’euthanasies
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      Donc voilà notamment pourquoi je parle de malhonnête intellectuelle.
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      Il est par ailleurs déconcertant qu’il ne vous soit même pas possible d’envisager que des hommes soient victimes de telles violences. Personnellement, je n’aurai pas eu besoin de ces chiffres pour m’en douter. Comment est-il possible de penser que sous prétexte qu’un individu est une femme, il lui soit impossible d’être violent ?
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      Je ne comprends pas trop le délire du reste de ton intervention. Il y a des hommes et des femmes qui subissent des choses horribles, pourquoi serait-il indécent de parler de celles subies par les hommes. Je veux bien qu’on me parle des femmes lapidées pour cause d’adultère, j’ai un peu de mal lorsqu’une femme me dit de fermer ma gueule car des femmes sont lapidées dans un autre pays. Quelle est la proximité de condition entre une femme en France et une femme qui se fait lapider dans un pays dirigé par des fondamentalistes ? En revanche, il y a une proximité de situation entre la situation d’un homme vivant dans un pays fondamentaliste où il peut, après une parodie de procès, se faire couper un membre pour vol ou se faire pendre pour sacrilège, et la situation des femmes lapidées dans ces mêmes pays. Sans conteste, il vaut mieux être une femme ici, qu’un homme là bas.
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      Je n’ai pas dit jamais dit qu’il fallait refuser une aide à qui que ce soit, bien au contraire j’ai dit qu’il fallait accorder cette aide à tous, qu’il s’agisse d’homme ou de femme, et de manière indifférente, avec pour seul critère les difficultés réelles que connait la personne. Ce n’est pas moi qui exclu, c’est vous, notamment en refusant d’admettre, contre toute évidence, que des hommes puisent être victime de violences conjugales.
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      De quelle souffrance immémoriale me parlez-vous ? Devrais-je, sous prétexte que je suis un homme, nier mes droits en raisons de faits auxquels je n’ai pas personnellement participé au profit de femmes en raison de faits qu’elles n’ont pas subis personnellement ; en raisons de faits qui s’inscrivent dans un contexte historique et géographique déconnecté de celui dans lequel nous vivons ? Envisageriez-vous une responsabilité collective d’individu du seul fait de leur appartenance à un sexe ? Appelez cela comme vous voulez, mais une responsabilité collective n’est jamais autre chose que de la discrimination (négative).
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      De quelle entité parlez-vous ? Croyez-vous qu’appartiennent à la même entité, la femme qui mendie dans la rue, l’ouvrière, et celle née dans un milieu aisé ? C’est tout simplement un mensonge. Il est certain que des parents ouvriers, père et mère, soumis au 3-8, sont davantage concernés par les problèmes de garde de leurs enfants que la mère issue d’un milieu aisé qui aura les moyens de payer une nourrisse.

      • Seb, apparemment, être féministe, ce n’est pas se battre pour les femmes, c’est se battre contre les hommes.
        Tu resteras un connard quoi qu’il arrive, à cause de ce que tu as entre jambes.

  19. Pingback: On a testé pour vous : le clito ! « L'Art et La Manière

  20. pour rappel… et sans nier par ailleurs que la violence intrafamiliale est systémique et devrait être abordée comme telle (on est d’accord sur ce point, le soucis étant que certains ici ne commençent même pas à reconnaître, avant de critiquer le bienfondé du féminisme, qu’il y a bien une oppression spécifique d’un sexe sur l’autre dans la plupart des sociétés)
    http://www.monde-libertaire.fr/antisexisme/12252-le-sexisme-violence-quotidienne

    • Il ne s’agit pas de nier le bien fondé du féminisme mais de nier cette vision des femmes comme victimes absolues. De nombreuses femmes vivent particulièrement bien leur appartenance à ce sexe, en jouissent « sans entrave » et savent très bien en tirer partie.
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      Étudier une composante spécifique de la population conduit nécessairement à révéler la spécificité de la coercition dont elle fait l’objet, toute organisation sociale produit de la coercition sur ses membres à des fins de normalisation sociale (http://www.med.univ-rennes1.fr/sisrai/art/regles_sociales1.html)

  21. Pingback: La mini-jupe et le viol « L'Art et La Manière

  22. Votre article commence très mal.
    Vous pensez sérieusement qu’un homme qui drague plusieurs filles ou même rien qu’une à la fois le fait parce qu’il est « macho », ou parce qu’il veut dominer les femmes ?! Vous en êtes encore à ce stade ? À cracher sur les caractéristiques masculines, à critiquer les « hommes » sous tous les angles pour essayer de vous justifier, ça vous ferait si mal d’admettre que l’homme est fait pour chasser plusieurs lièvres à la fois afin d’avoir une chance d’avoir une descendance ? Qu’il n’y a rien de sexiste, machiste ou même mauvais dans ce comportement et qu’un homme est capable plus facilement qu’une femme d’aimer un nombre impressionnant de partenaires à la fois ? « On » se plie à vos exigences uniquement pour votre bien parce qu’on vit dans une société monogame et que c’est la seule façon qu’on nous apprend d’avoir une vie sexuelle.

    Allez quelques réponses à des imbécilités que j’ai lues.

    Ah non juste avant une petite question/remarque, pourquoi les tests physique pour les femmes dans tous les métiers type militaire, police etc à quelques exceptions près n’ont pas les mêmes difficultés que ceux des hommes ? Pourquoi les femmes ont le droit d’être plus petites, de porter moins lourd, courir moins vite, se défendre moins bien contre des hommes ? Il me semble que vous souhaiteriez pourtant un salaire identique. Serait-ce parce qu’elles sont supposées être plus efficaces dans des domaines précis ? Quels sont ces domaines ? Vous insinueriez que chaque sexe est plus adapté à certaines tâches/emplois ?

    Allez les remarques pas à pas :
    -Vous ne connaissez pas ça donc je vous pardonne mais oui être viril et dominant est extrêmement difficile et pesant, savoir quand on sort la nuit, qu’on se fait accoster par des individus, quand le ton commence à monter, que c’est nous qui devrons vous défendre, que c’est nous qui prendront les coups (eh oui dans l’extrême majorité des cas une bagarre n’atteindra pas la gente féminine même si elle s’en mêle) eh ben ça conditionne, on sait qu’on ne peut pas compter sur vous pour nous défendre et notre comportement s’adapte. Pour info quand on croise dans une rue pas éclairée un groupe d’individus louches on a peur de se faire démonter (sans aucune chance à 1 contre 5 ou 6) tout autant que vous avez peur de vous faire violer.
    -La violence des hommes sur les femmes tient à nos seules caractéristiques physiques. Les femmes lorsqu’elles sont vexées ou énervées n’hésitent pas à balancer des claques ou à nous pousser violemment, elles y mettent beaucoup de leur force mais ne peuvent nous bouger alors qu’une poussette d’un mec de 75 kilos sur une femme de 55 kilos, avec une musculature beaucoup moins développée ben ça remue. Souvenez-vous de toutes les fois où vous avez tapé un homme et que s’il avait fait pareil vous seriez choquées. Si les femmes étaient toutes plus fortes que leurs mecs ce seraient nous qui aurions à nous plaindre de violence (hep hep on oublie surtout pas qu’on parle de généralités n’est-ce pas ?)
    -Oui les hommes exhibés nus sur des affiches ou des calendriers sont vus par les femmes comme de purs objets sexuels, et non on ne pense pas qu’une belle femme nue sur une affiche se tape tous les mecs de la terre, on s’imagine juste se la taper, où est le mal ?! À part vexer notre compagne qui nous l’interdit donc.
    -Je ne connais pas d’homme dans mon entourage qui dise ou pense « soit belle et tais toi », par contre toutes les femmes que je connais s’identifient aux mannequins qu’on voit à la tv en pensant qu’on va les traiter comme cette image qu’on nous diffuse.
    -Le passage avec les slogans j’en dis rien tellement c’est ridicule…

    Enfin il faut aussi vous mettre devant vos contradictions, vous cherchez quelqu’un de rassurant (pour être clair un gars balaise et si possible qui intimide les autres hommes) tout en vous plaignant ensuite de sa violence, je grossis un peu le trait mais vous ne vous imaginez pas le nombre d’amies qui tombent ds le panneau à chaque fois alors que c’est marqué sur le front du mec « je suis violent ». Là encore c’est naturel, le fruit de vos instincts..

    Je vois que je pensais parler à une femme mais non, alors j’ai une question, d’où vient cette fascination pour la domination ? Qui sont ces hommes que tu entends répondre à tes plaintes qu’eux aussi souffrent ? C’est tout de même une réaction bien peu répandue, j’aimerais bien en connaitre le contexte..

    Dernière chose, penses-tu qu’avoir une femme et une seule est instinctif ou qu’on nous l’apprend depuis l’enfance ? Penses-tu qu’être attiré par chaque jolie femme qu’on croise en espérant vivre dans une société où l’amour libre serait plus répandu est instinctif ou qu’on nous l’apprend depuis l’enfance ?

  23. Pingback: Jeudi 21 mars : La surprise masculiniste ! | L'Art et La Manière

  24. Bravo les gars ! C’est courageux de votre part, je dois dire…
    Respects.

    PS : si zavez besoin d’un cou de main, pourquoi que ce soit, ézitez pa : jé une bonne écritur.

  25. Pingback: On a testé pour vous : le tweet sexiste de l’UMP ! | L'Art et La Manière

  26. bon… très bon article, je me suis bien marrée en reconnaissant les réactions types auxquelles on a le droit. par contre je ne comprends VRAIMENT pas le débat qu’il a suscité. à Laurence je dirais simplement qu’elle réduit le féminisme à sa frange radicale dans laquelle je ne me reconnais absolument pas non plus et qui même parfois dessert le féminisme. aux autres hommes qui se sont sentis visés jai envie de dire pourquoi ? parce que l’article JAMAIS n’a fait de généralités sur les hommes… absolument jamais. à part quelques radicales lesbiennes un peu anti-mecs, je ne connais pas de femmes féministes qui se battent « contre » les hommes, plein sont en couple avec enfant comme moi. où sont les armées de féministes prêtes à émasculer les hommes quand les femmes sont encore excisées de part le monde ? je crois que quand on a rien à se reprocher en tant qu’homme on ne réagit pas à cet article non ? en tous cas le mien d’homme, ça l’a fait marrer parce qu’il y reconnait là certains de ces congénères… tout comme de mon côté je n’ai aucun mal à reconnaître les mères violentes, je ne comprends pas ces hommes qui ont du mal à accepter que si le patriarcat s’est maintenu c’est aussi parce qu’une majorité d’hommes n’a pas bougé le petit doigts contre un SYSTEME qui travaille pour eux et qui a été et reste en partie anti femmes. alors il ne faudrait peut être pas inverser la donne hein ! pour moi il n’y a pas de guerre de sexes, mais une lutte des classes entre les hommes et les femmes. et si il y a eu et qu’il y a tjrs guerre à l’échelle mondiale, c’est bien une guerre faite aux femmes et aux féminin (à la base entre autres afin de socialiser les hommes pour en faire des guerriers coupé de leurs émotions, je simplifie là). enfin, je suis total d’accord sur le fait que les campagnes sur les violences conjuguales ne sont pas assez systémiques et devraient intégrer les violence sur les enfants des deux sexes et celle même si elle marginale, sur les hommes. sources insee : un enfant tous les jours, une femme tous les torus jours et un homme tous les 10 jours meurent sous les coups d’un-e partenaire. il reste que les meurtres d’hommes dans ce cas là révèlent que les femmes pas toujours mais dans les deux tiers de cas, agissent en légitime défense d' »un conjoint qui était lui même violent. mais pourquoi reprocher aux asso féministes de ne pas faire « leur » boulot là dessus ??? n’est ce pas aux pouvoirs publics de faire ce genre de campagne massive ???? je crois qu’il serait bon en ce qui concerne les femmes d’axer les campagnes sur les violences SEXISTES : car là, on peut dire malheureusement qu’elles sont proprement subies par les femmes : qu’on habite en occident ou en orient, je ne connais pas de femmes qui n’ait pas eu à faire à des injures sexistes et de harcèlement dans la rue ou au travail : putes, salopes, railleries à l’école, tentatives de rabaissement systématique qui vont du paternalisme à la misogynie. les hommes ne seront pas agressés ni discriminés du seul fait d’être nés hommes. ils le seront sur leur couleur, leur appartenance sociale, leur (faiblesse) physique etc… mais pas du seul fait de leur sexe. la différence de traitement, elle est là. et une société sexiste pèse sur l’estime des femmes si elles n’ont pas la chance par ailleurs d’avoir une famille équilibrée et juste sur ce plan là. franchement pour moi c’est là dessus qu’il faut bosser. sur ça et un vrai service public de la petite enfance. pour tout le reste, chacun trouve son équilibre en couple dans sa vie privée : et un meilleur équilibre vie pro vie privée pour tous ne peut d’ailleurs que contribuer à les améliorer. bref vive la PARITE

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  28. Je pense que notre société a assez de problèmes vitaux comme ça sans se poser des problèmes supplémentaires ingérables car ils n’appartiennent qu’à la science jusqu’à un certain point, c’est-à-dire jusqu’à ce que d’éminents scientifiques viennent à leur tour invalider certaines croyances acquises comme scientifiques alors qu’elles ne sont pas valides. Le genrisme en fait partie puisque pour être validé il faudrait qu’une expérience ait été menée pendant un temps assez long pour valider la thèse du genrisme. Mais se pose un autre problème qui est peut-on transformer le genre humain en cobayes pour satisfaire un conglomérat minoritaire d’éternels insatisfaits (femmes ou hommes) ? Ce genrisme n’est donc pas scientifiquement valide et doit donc être écarté sans ménagement et sur le plan juridique. Il y a des avocats qui nous défendront et défendront la société civile telle qu’elle est et telle qu’elle doit le rester pour l’équilibre des générations à venir. Nous aurons donc tout loisir ensuite pour nous concentrer sur la crise économique et pour réfléchir à la sortie du tunnel. C’est essentiel pour le devenir des Etats d’Europe et d’Occident. Il nous faudra réfléchir également sur l’intégration et sur le devoir de regagner tous les territoires de la République qui ont été sciemment abandonnés par l’incurie des politiques qui usent de tous les enfumages pour se donner le prétexte en créant de faux nouveaux problèmes, qui ne sortent pas de la cuisse de Jupiter, de ne pas regarder le désastre dans les cités, le désastre économique et le démantèlement d’à peu près tous les systèmes. Je pense qu’il faut au contraire que les énergies bien masculines, surtout, et bien féminines comme on les aime, se rassemblent pour construire ensemble au lieu de toujours servir la cause de ceux qui ne sont là que pour diviser.

    • Le genrisme en fait partie puisque pour être validé il faudrait qu’une expérience ait été menée pendant un temps assez long pour valider la thèse du genrisme.

      Vous n’êtes pas un scientifique vous, j’en ai peur.

      Le genrisme tout comme la théorie du genre n’existent pas.
      Ce qui existe en revanche depuis plus de 50 ans, ce sont les études de/sur le genre qui consistent à faire passer les différentes discipline, sociologie, psychologie, science politique, histoire etc. à travers le prisme du genre. Soit l’examen de la féminité et de la masculinité en tant que construction sociale, ce qu’elles sont.
      D’ailleurs, sachez que les traits de la masculinité et de la féminité sont extrêmement variables d’une culture à l’autre, c’est ainsi, que selon les critères occidentaux de la masculinité et de la féminité on arrive à des résultats selon lesquelles les femmes africaines sont beaucoup plus masculines que les hommes européens. De même que les hommes arabes affichent des scores de féminité plus élevés que ceux des femmes occidentales. Ce qui montre que les traits associés au sexe féminin sont variables d’une culture à une autre, pareil pour le masculin.

      Ce qui prouve que ni le masculin ni le féminin ne sont des entités naturelles, et encore moins essentielles. Les études de genre ont démontrés leur pertinence et leur validité depuis un demi siècle, c’est juste que vous n’êtes pas au courant.
      Renseignez-vous sur les concepts que vous critiquez, pour au minimum, les comprendre, cela vous donnera un petit peu plus de crédibilité pour en parler.

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  30. « De même, l’homme se disant non-violent oublie qu’il n’y a pas que de la violence physique… »
    Voilà typiquement ce que le mouvement est la limite du féminisme qui n’est pour moi qu’un supercherie …quand tu dis a compléter j’aimerais en savoir plus parce que la violence n’est certes pas que physique…mais dans ce cas là l’homme détient le monopole de la violence puisque un il en existe sous toute ces formes sociale,sexuel…Non loin d’omettre la violence physique mais ….les bleu sont beaucoup voyant que la manipulation,l’isolement social, la castration psychologique…il en existe sous tout ces formes. Si je vais plus loin je dirais que y a une certaine forme d’hypocrisie et cette article le reflète bien.

  31. Vraiment pas d’accord du tout avec cet article:
    Sur le viol des hommes 91% des violé-e-s sont des femmes et 9% des violeurs des hommes ; comment ça se fait que dès que je parle d’hommes violés par des femmes l’on me dit « Mais c’est pas possible qu’une femme viole un homme »
    Les hommes représentent 25% des victimes de violence conjugale (ONDRP) et quand j’en parle à mon entourage l’on me dit  » Ca existe des hommes battus?! »
    je ne dis pas que sociologiquement il faut parler autant et mettre sur le même plan la violence des femmes et des hommes mais il faut bien en parler un minimum

    • on peut compter sur toi et tous tes amis pour le faire, parce que dans les commentaires on ne parle plus que de ça. Merci d’avoir recentré le débat sur les vrais enjeux de société.

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    • Cet article, dans sa forme, véhicule un cliché de plus sur le féminisme : Celui qui voudrait qu’une guerre s’installe entre les hommes et les femmes ou au mieux une incompréhension. Bien sûr, moi aussi en tant que femme j’ai entendu les discours cités. Des réactions d’auto défense plutôt naturelles somme toute. La question est : si à chaque fois que tu abordes un sujet avec une personne et que tu obtiens la même réaction non désirée, faut-il ou pas te remettre en question sur la manière dont tu l’abordes ? Ma réponse est oui, bien entendu. Ce qui m’a permis d’arriver à cette conclusion, c’est que ces réactions émanaient d’hommes absolument pas machistes, ouverts d’esprit et plutôt à même de comprendre. Du coup, aujourd’hui, je procède différemment quand je souhaite me faire entendre et ça fonctionne plutôt bien. Je suis entendue, l’homme face à moi m’expose son point de vue, qui éclaire le mien et la discussion prend un tour constructif. A bon entendeur

    • Je vais introduire mon propos avec le nombrilisme des hommes effectivement et je vais renverser la logique.

      On en déduit que le féminisme serait la clé pour libérer les femmes, mais ne peut on pas penser que ce serait la clé pour libérer les hommes?

      Je m’explique dans une société ou le capitalisme produit de nouveaux rapports sociaux, dans lequel la séduction fait l’objet de codes marchands:

      Critères: physique, intellect, charisme, statut social, argent et bien souvent ce schéma reproduit de fait le patriarcat et souvent intériorisé de manière inconsciente par certaines femmes non sensibilisées au féminisme, dûe à une éducation classique ou réactionnaire. En conséquence dans une logique l’homme propose (offre), la femme dispose (demande), on entre dans la marchandisation, et au final tout homme qui ne satisfait pas à ses critères se trouvera exclu: trop moche, trop pauvre, pas assez charismatique.

      On retrouve ainsi une égalité par le bas, autrefois seules les femmes subissaient la tyrannie (et la subissent toujours aujourd’hui) du physique et l’obéissance, désormais les hommes la subissent aussi.

      Conclusion, ne faut il pas que le mouvement s’accélère pour que tout le monde soit heureux? Le vrai amour doit être librement apprécié, et non subit par la tradition (modèle réac) mais aussi non aliéné aux logiques « marchandes » (le plus, le meilleur etc) car il reproduit la logique de domination.

      Au final un couple heureux ne serait il pas la compréhension et le dépassement de préjugés sociaux qui conditionnent nos inconscients?

      L’ayant vécu moi même le rejet par l’autre car on ne rentre pas dans des cases physiques ou une position de dominant est très blessant, et ayant eu l’occasion d’avoir une relation avec une femme d’une culture différente et féministe m’a fait entrevoir les choses autrement: ne plus jouer un rôle (caricature du mâle alpha) , être soi, et finalement vivre un moment de bonheur.

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  39. Toujours et encore de la pleurniche… mechants hommes pas beaux… Draguer est une forme de violence? Pourtant ca manque a beaucoup de femmes.. et voila.. une minorité qui va dicter la conduite a tout le monde tels de grands moralisateurs frustrés qui font la lecon, au nom d’une violence deja reprehensible… ma femme est heureuse d’avoir un homme protecteur ET attentionné, et je la protegerais a en mourir! Elle en fera de meme pour moi mais c’est juste la forme qui change! Ca s appelle l’amour inconditionnel et ca devient rare… tout ca a cause de qui? Ou de quoi?

  40. Merci pour cet article. Oui je me dis qu’avec toute la shitstorm que je viens de me fader avant de pouvoir atteindre péniblement le formulaire pour laisser un commentaire, vous en avez bien besoin.

    Entre déni, mauvaise foi, sexisme intégré, je dois dire que pour le coup je ne suis pas déçue du voyage. Heureusement que certains (bien patients) relèvent un peu le niveau…

    Bref.
    Bon courage 🙂

    • Bah cette « shitstorm » m’a bien aidé à mieux cerner le contexte (je découvre le blog aujourd’hui)
      Plus que l’article lui-même qui je trouve, après relectures, un peu trop caricaturant pour un sujet aussi grave. (mais voulu par l’auteur pour les raisons expliquées au départ -> ça a plus ou moins marché)

      L’article m’aide quand même à prendre mieux conscience de mon comportement. Ce qui reste l’essentiel.

      Le début commence bien en parlant de « le mec » -> là ça va je me sens pas trop visé
      et très rapidement parle « des hommes » -> là je commence à me sentir visé 😀

      A propos des commentaires, ce que je retiens :
      – de la souffrance (aussi bien homme que femme)
      – de la passion et de l’engagement dans une lutte de quasiment tous les commentaires. (idem)
      Je sais pas lequel des deux à provoqué le plus de mauvaises interprétations, replis, exagérations, dénis dont tu parles.

      Juste un dernier mot, l’article parle du rapport des hommes avec les féministes, c’est normal d’avoir des réactions d’homme, nan ? C’est pas du juste on repasse encore pour des nombrilistes ! Alors en plus c’est un homme qui parle des hommes, la boucle est bouclée 😀

      Merci à tous pour les commentaires, même les trolls

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  42. J’avoue que l’aspect du nombrilisme me gêne un peu.
    D’un côté il est clair que certaines personnes utilisent les violences faites aux hommes pour essayer de relativiser les violences subies par les femmes, et je suis bien d’accord que c’est énervant.
    Mais de l’autre côté, s’il s’agit d’un homme ayant vraiment vécu des violences et qui souhaite juste en toucher deux mots car lui est concerné directement par le problème et qu’il ne peut pas ignorer sa propre souffrance et qu’il a vraiment besoin d’en parler, je trouve cela parfaitement normal aussi de demander à ne pas être oublié dans le lot des victimes, quant bien même il ferait partie de la minorité (pour rappel, 10% d’hommes victimes de violence conjugale et 2% d’hommes victimes de viol).
    On a donc là deux situations où dans le premier cas on essaie de relativiser – et je suis d’accord que c’est dégueulasse, et dans le second cas on veut parler de sa propre souffrance car on peine à se faire entendre – et là c’est sans aucune volonté de relativiser la souffrance des femmes, mais plutôt de dire « j’existe moi-aussi en tant que victime, s’il vous plaît ne m’oubliez pas ».
    Et je connais personnellement quelques féministes militantes qui ont été conscientes du problème vécu par ces minorités hommes en parallèle de leur combat pour les femmes.

    Question : comment réussir à parler d’une souffrance que l’on ressent en tant que victime minoritaire sans toutefois heurter la sensibilité de la majorité (cad sans donner l’impression qu’on relativise la souffrance des femmes)?
    Par exemple? Toujours rappeler en préambule les statistiques montrant par A+B que les femmes sont largement victimes majoritaires avant d’exposer notre cas? Je pose la question.
    Je pense que la meilleure stratégie est de parler des deux types de violences ensemble afin de léser le moins de monde possible, mais même en faisant ça, est-ce que ça suffira? Je ne sais pas… Et pourtant c’est ce que j’essaie de faire en général : j’essaie de parler de tous les cas d’une situation et pas seulement me concentrer sur un seul aspect du problème.

    Car des gens qui se sont fait traiter de sexistes alors qu’ils étaient pourtant légitimes pour parler de leur souffrance bien que faisant partie d’une catégorie minoritaire (des hommes victimes de viol de la part de leur mère étant enfant, ou victimes de violences conjugales), et qu’ils avaient un vrai besoin d’en parler, chez moi ça me fait assez mal : je pense que toutes les victimes ont le droit à la considération de leur souffrance, hommes ou femmes, et j’ai parfois l’impression que certains discours de certaines personnes se résument à « oui oui c’est important mais les femmes sont beaucoup plus nombreuses, donc on en parlera plus tard [en fait, jamais] ».
    L’argument du nombre est un argument terrible, je trouve, notamment quand on est soi-même une victime et qu’on se dit « mais qui va accepter d’écouter ma souffrance si personne s’y intéresse ou qu’on me dit toujours « plus tard plus tard »?
    Et j’avoue que dans ces conditions, c’est difficile d’oser prendre la parole quand, lorsqu’on veut dire quelques mots sur une souffrance qu’on a subie, on se fait taxer de sexisme parce c’est au fond pas le bon endroit pour en parler (sauf qu’il n’y a pas de bon endroit pour en parler vu les réputations machistes-masculinistes qu’ont les associations qui soi-disant s’intéresseraient à ces cas-là, et dont il est évidemment hors de question de se rapprocher).

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