L’Eté, je voyage gratuit !

Je vous ai déjà parlé de Parceque ?

Si ce n’est pas le cas, c’est une grave erreur de ma part. Parceque est un magazine qui ne paie pas de mine. Il est entièrement et magnifiquement dessiné. Oh fichtre (oui je suis le seul a encore utiliser ce mot), c’est pour ça qu’on dit que c’est « le magazine qui dessine » ! Vous y trouverez aussi de nombreux article, dépaysants, cocasses, futiles (oh oui futiiiileeeuuh !), mais surtout poétiques et imaginatifs.

Bref, une lecture que je vous conseille, d’autant que tout est fait par des bénévoles qui ont beaucoup de mérite. Alors une petite adhésion, si ça vous plait, ne vous fera que du bien !

Bonne lecture !

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L’Eté, je voyage gratuit !

Vous aussi vous êtes jeunes dans votre tête et vous ne savez pas ce que vous allez faire la semaine prochaine ? Alors prévoir 2 ou 3 mois à l’avance vos billets de trains, pour des tarifs acceptables l’été, relève du fantasme. Je ne parle même pas de l’avion, vous pensiez même à tuer vos grands-parents pour l’héritage en voyant le prix. Pourtant, la solution miracle existe…

Donc l’été, moi, j’ai trouvé le truc, je voyage gratuitement. Rien d’illégal, rassurez-vous, je n’ai plus l’âge de me cacher dans les toilettes quand les contrôleurs arrivent (quoique !). Rien de dangereux non plus, j’ai vite abandonné l’idée de me comprimer dans un gros sac à l’aéroport ou d’entrer par le train d’atterrissage comme au cinéma. J’ai autre chose à faire que du vélo et je n’irais certainement pas faire des centaines de kilomètres à pied. Je fais donc… du STOP !

Lire la suite… p. 16, ICI !

Romain JAMMES

Dur, dur d’être un garçon…

Parceque

Comme tous les deux mois, le magazine Parceque vient bousculer votre quotidien ! Je vous en ai déjà parlé plusieurs fois, mais c’est qu’il en vaut la peine. Alors tous à vos cliccs pour commander le nouveau numéro !

En attendant, voici mon article, que vous retrouverez p.18 du magazine !

Dur, dur d’être un garçon

Ça dure depuis des milliers d’années et on ne voit pas le bout du tunnel. La domination masculine est probablement la plus ancienne et la plus ancrée des dominations de notre société. Un rang qui n’est pas tous les jours facile à tenir…

JE NE SAIS PAS POUR VOUS, mais moi la condition masculine, elle commence doucement à me courir. Après des millénaires de domination implacable, le statut d’homme dans notre société n’est pas à la portée de tout le monde. Il y a une réputation à tenir et la politiquedu chiffre n’arrange rien, car nos ancêtres ont tellement bien fait leur travail qu’on a du mal à ne pas faire pâle figure.

Pensez-y seulement : 99% de la richesse mondiale appartient aux hommes. Alors avec mes 900 € mensuels, je suis la risée du genre masculin. Car pour continuer à gagner 25% de plus que mes collègues du « sexe faible » en France j’ai beaucoup d’effort à faire… Pourtant toutes les conditions étaient réunies : un système éducatif sexiste orientant davantage les hommes vers les filières les plus rémunératrices ou simplement une culture dominante savamment orchestrée pour convaincre les petites filles de leur destin de princesse au foyer. Mais rien à faire, j’ai étudié l’Histoire et malgré l’omniprésence d’hommes dans nos livres je n’ai jamais su rabaisser suffisamment mes camarades d’amphi… Quel gâchis !

Être un homme, croyez-moi, ça demande un sacré savoir-faire. Avec 75 000 viols par an, on a de sacrés stakhanovistes dans nos rangs. J’ai compté : ça fait un viol toutes les deux minutes en France ! Il y a vraiment du pain sur ma planche. Faut dire qu’on nous convainc, depuis nos premiers poils (avant, même) que notre sexualité débordante est irrépressible et que finalement, c’est un peu à la femme de se mettre en quatre pour nous soulager. Si elle refuse (ou pas d’ailleurs), la société à mis en place un très ingénieux marché du corps. Des femmes dans la misère, dans la détresse sociale et des étrangères pour la plupart, sont mises à notre disposition pour une modique somme. Un moyen de se rattraper, et croyez bien que si cela vous rebute, vous passez souvent pour un réac’, une « sainte-ni-touche », ou simple un-e opposant-e farouche à la liberté sexuelle… Tellement libre d’ailleurs qu’elle coûte 50 € la pipe !

La suite de l’article ICI !

Romain JAMMES

Archive : Comment j’ai découvert le rap…

Parceque ?

Une fois n’est pas coutume, je ne parle pas de politique dans cette note. Quoi qu’il en soit toujours question d’une manière ou d’une autre puisque tout est doté d’un sens politique plus ou moins assumé. Il s’agit cette fois du nouveau numéro du magazine Parceque, dans lequel j’écris depuis quelques mois. Le thème était Les années collège.

Cette petite aventure collective  est vraiment intéressante. L’équipe de bénévole qui s’en occupe mérite toutes les félicitations et tous les soutiens pour ce petit bijou. Car le magazine est beau, bien écrit (sauf mes articles) et vraiment dépaysant. C’est drôle, c’est léger, ça parle de tout et de rien, donc ne vous en privez pas ! Je vous invite donc à aller jeter un œil sur le site (ICI !) pour y lire quelques articles. Si ça vous plait, alors commandez des numéros et abonnez-vous, car nous avons besoin d’un petit coup de pouce pour pouvoir continuer. Et évidemment, partagez autant que possible cet article et le site du magazine. L’article qui suit, c’est le mien, dans le dernier numéro. N’hésitez pas à donner vos impressions. Merci, Bonne lecture !

« Petit Frère

Les années collège sont celles des premiers baladeurs, des skeuds commandés à Noël, partagés en potes, puis gravés en lousdé. Le temps des premières playlists personnelles, une forme de crise d’ado musicale contre le Balavoine ou le Céline Dion familial. Cette rébellion, je l’ai connue au son des « poom, poom, tchak ! » derrière les voix posées des rappeurs français ou américains. Je vibrais en écoutant ces samples de toutes origines, de la cornemuse de Manau au synthé d’Eminem. J’y trouvais l’énergie que je déployais à découvrir le monde, le sentiment de malaise devant ses idées reçues et ses injustices. Je plongeais dans les rythmes East-Cost, héritages des sources jazz et hip-hop, me noyais dans le West-Cost plus funk et plus piqué.

J’étais immergé dans un phénomène de mode dont je n’avais pas conscience. Chaque phrase, chaque mot attisait mon attention. Les sonorités, les sens devenaient des jeux de gamin, j’y passais plus de temps que devant mes bouquins. Cette culture m’imprégnait en intraveineuse, elle avait l’accent de nos vies de banlieusards, l’affront de vouloir contrôler le monde, comme un défi lancé aux générations précédentes. Notre révolte portait des noms : IAM, NTM, 113, Sniper, Snoop Dogg, Disiz’ La Peste… Elle résonnait secrètement sous nos couettes au son des radios libres : Max sur Fun-Radio ou Difool sur Skyrock. Mais…

Mais comme tout le monde j’ai grandi. […]

Lire la suite sur le site de Parceque –> ici !

Romain JAMMES

Archive : 2012, la fin de LEUR monde ?

Parceque ?

Je vous en parle assez régulièrement. Tous les 2 mois en fait. J’écris dans un petit magazine qui porte le doux nom de Parceque. C’est un joli projet de graphistes et d’amoureux de la plume que je vous conseille très fortement de bouquiner et encore plus fortement (avec menace tout ça tout ça…) de soutenir soit en achetant les numéros soit même en vous abonnant. Tout ça c’est possible depuis le site !

En attendant voici mon article pour le dernier numéro : La fin de leur monde ?

« De quel monde 2012 sonnera-t-elle la fin ? Celui dont IAM attendait la chute en composant cette chanson il y a quelques années ? Ce rêve dont on brise l’échine chaque jour dans la masse des média ? Ou peut-être de l’écosystème, aujourd’hui pris à la gorge par un système mortifère qui asservit de l’autre main l’humanité pour une poignée d’oligarques… Mais ne sont-ils pas grands parce que nous sommes justement à genoux ?

2012 est une année fatidique. Elle cristallise les tensions dans notre beau pays des droits de l’Homme depuis l’Armaggedon maya jusqu’à l’élection présidentielle. Une bonne cure d’obscurantisme nous attend donc car à bien des égards le carrefour de l’Histoire est truffé de faux sens uniques. Nous sommes au milieu de crises sans précédent. La crise économique, qui inonde nos ondes d’inepties libérales, et la catastrophe climatique dont l’origine n’est, au fond, pas si différente. Car quoi qu’on en dise, le slogan des manifestants de Copenhague, repris par Hugo Chavez à la tribune des chefs d’Etats, sonnait comme une vérité dans les conscience du monde entier : « Si le climat était une banque, vous l’auriez déjà sauvé ».

Le bruit sourd qui gronde dans les rues pointe bien la cohérence d’un système qui marche sur nos têtes. La recherche absolue du profit mène à une course généralisée pour produire toujours plus et toujours à moindre coût. À payer toujours moins les salariés, écouler une telle marchandise devient un défi en soi. Le matraquage publicitaire et la multiplication des crédits le révèlent d’ailleurs à merveille. La vie de nos concitoyens se voit ainsi instrumentalisée et réduite à une somme de consommateurs sans conscience ni projet. La grande majorité de la population mondiale est asservie pour permettre à une poignée d’Occidentaux de vivre dans l’opulence. La production n’a cure non plus de son impact sur l’environnement, les déchets s’amassent, s’enfouissent et se jettent à la mer. Les lobbys du pétrole et du nucléaire mènent une guerre idéologique sans équiv alent pour conserver leur toute puissance sur le marché de l’énergie. Le greenwashing en prime, l’industrie de destruction prend chaque jour du poil de la bête et « le mangeur d’âme à chaque repas s’abreuve de nos rancoeurs » (Iam, La fin de leur monde, 2006)).

Comme un cercle sans fin, la boucle productiviste nous emmène vers un précipice. Elle phagocyte avec une efficacité étonnante toutes les mesurettes électorales qui font mine de se dresser comme des solutions miracles. Kyoto a accouché d’accord minimums, puis d’un marché des droits à polluer sur lequel la spéculation s’est jeté pour enrichir une caste de financiers. Copenhague n’a pas fait mieux, sinon mettre sur la place publique les désaccords géopolitiques qui entravent toutes les avancées écologiques. Le Grenelle de l’environnement n’a pas longtemps fait illusion et aujourd’hui même le premier parti à Gauche n’a pas le cœur à lier le système de production à la destruction méticuleuse de notre écosystème.

Pour autant consommer moins, mieux, produire autrement et engager une ré elle transition énergétique n’est pas un rêve d’enfant. L’illusion d’un horizon indépassable est en soi la première arme du système pour se considérer comme immuable. Seulement si les dominations sociales peuvent, d’expérience, durer des centaines d’années, le calendrier dans lequel nous projette l’écologie est tout autre. Aussi, comme je le disais, 2012 est une année fatidique. Ce sera la fin du monde si rien ne change, ou la fin de leur monde si enfin le peuple décide de faire prévaloir l’écosystème sur le profit.

C’est donc entre vos mains que tout se décide. Non seulement dans le bulletin que vous insérerez dans l’urne en avril prochain mais aussi dans votre capacité au quotidien à tenir tête à la marche de l’Histoire. Mettons un coup d’arrêt au libéralisme effréné, ne prêtons pas l’oreille aux faux-semblants, à ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent et qui ne cherchent qu’à nourrir leur petit feu sur leur petite popote. Votons et engageons-nous en mettant les deux pieds dans le plat car le changement n’attend pas les timorés…

Romain Jammes »