On a testé pour vous : rencontrer Angela Davis !

L’annonce de la venue d’Angela Davis à Toulouse avait secoué un peu la sphère militante. L’Utopia mettait en vente quelques places de son nouveau film qui ont disparu plus vite que des pains au chocolat devant une école. Un peu déçu, je m’étais contenté de l’édition spéciale de l’Huma dont l’encre coulait déjà de mes chaudes larmes impossibles à retenir. Putain, Angela Davis quoi ! C’est comme si Rosa Parks venait prendre un café à la maison.

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Oui mais voilà, ce jeudi, je reçois un SMS salvateur qui vient m’annoncer qu’une place est orpheline. Indigné par ce cruel abandon, je saute sur l’occasion et me lance dans une course poursuite avec le temps jusqu’au centre ville. Ma carte de transport, je l’ai prêté à un Cgtiste pour le congrès, ma sacoche est dans ma Ferrari au sous-sol. La borne de Vélo joue la loose et refuse ma carte. Me voilà à courir contre l’Autant sur les boulevards jusqu’à la prochaine. Je manque de tuer 3 personnes et arrive juste à temps pour l’ouverture des portes. Personne ne peut m’arrêter, pas plus qu’elle !angela4

Une petite histoire

Trève de lyrisme, la véritable épopée, c’est elle qui l’a faite. Angela Davis, c’est une fille de famille bourgeoise afro-américaine. Elle fait des études tout bien comme il faut, et part même en Europe pour les finir. Pendant tout ce temps, elle jette un œil envieux aux mouvements de résistance des afro-américains. Une fois retournée au pays, une polémique la met en lumière : son renvoi de l’Université de Californie pour son activisme politique. En filigrane, ça fait chier le gouvernement qu’une militante Che-Lumumba Club et des Black Panthers soit prof d’université.

Pour Angela, la libération des noirs passe par une révolution socialiste. Son féminisme, lui, découlera logiquement de sa volonté d’égalité et des freins qu’elle va subir, y compris dans ses propres organisations dans lesquelles la mise en avant d’hommes noirs comme leaders est théorisée.

Le procès

Je vous spoile pas la fin vous devez la connaître. Angela Davis s’engage dans le comité de soutien aux Frères Soledad, des prisonniers noirs américains accusés d’avoir assassiné un gardien après la mort d’un de leurs codétenus. Elle est accusée d’avoir organisé et participé à une prise d’otages qui a fini dans le sang, tuant notamment le plus jeune des frères.

Aussitôt elle est placée dans les 10 femmes les plus recherchées du FBI et traquée dans tout le pays. Une fois arrêtée, des comités de soutien se forment partout dans le monde pour sa libération. angela5Tout le monde regarde son procès sous l’angle de la lutte contre le racisme aux États-Unis et par extension dans le reste du monde. D’autre sous l’angle de la répression des communistes aux Etats-Unis. Finalement, les accusateurs vont choisir l’angle de l’amoureuse transie comme point d’attaque. Evidemment, le petit crâne des hommes blancs supérieurs qui mènent cette chasse, Angela Davis est une femme, donc sujette à des émotions incontrôlables la poussant à faire les crimes en question. La contre-attaque est toute nommée et va être la brèche à travers laquelle la défense va faire libérer la militante !

Les leçons

Allez bon, l’histoire, elle n’a pas de sens sans les leçons qu’on en tire. Elle serait folklorisée comme diraient les bouffons qui ont envahi la salle pour se mettre en spectacle à la fin. Déjà, elle montre la nécessité qu’on eu les mouvements contre le racisme à s’armer. Ce n’est pas par goût, c’est par nécessité et c’est malheureusement souvent en bravant les règles qu’on fait avancer la société. Ca nous renvoie à l’amnistie sociale bien sûr.

Ensuite, c’est l’imbrication des discriminations que met en lumière cette histoire. Angela Davis est discriminée en tant que noire, en tant que communiste et en tant que femme. Elle en a conscience et décide de contre-attaquer sur sa condition de femme. Il n’y a pas de discrimination qui mériterait moins d’indignation que l’autre. J’entends par là que trop de camarades vomissent le racisme et se trouvent bien plus timorés sur les questions féministes. Ils ont tort et nous leur montrerons quand nous attaquerons encore l’extrême-droite sur la question des droits des femmes avec autant de vigueur qu’à propos de son discours haineux sur l’immigration.

« Power to people ! »

Romain JAMMES

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On a trouvé plus fort qu’un socialiste votant les pleins pouvoirs à Pétain

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Salut les amis! Me revoilà après une absence prolongée par une actualité politique qui m’a plongé comme les membres du gouvernement dans une sorte de mort cérébrale.

Pour dire vrai, je ne m’étais pas trop bercé d’illusions sur ce que l’élection du dernier grand calife allait entraîner dans le domaine économique. Je n’espérais pas non plus une révolution, ni même la lueur d’une réflexion sur des perspectives de réforme des politiques migratoires en France. Mais je m’étais naïvement laissé aller à croire que les prétendus socialistes auraient une attitude moins violente à l’égard des étrangers que le précédent gouvernement.

Il m’a donc semblé que les sociaux-libéraux n’avaient plus besoin de moi pour s’enfoncer. L’immonde de leur politique sécuritaire xénophobe et l’indécence de leur inaction sur le plan économique, étaient bien trop visibles pour que tout ceux qui avaient un QI plus élevé qu’une huitre n’en tirent pas des leçons adéquates. Mais un petit tour sur les chaînes d’informations ce matin, m’a vite remis les idées en place. A la vue de médias monopolisés par la vie de personnes bien différentes de nous (ne cliquez pas ici, ni ici, ici non plus). Par contre remercions Johnny de nous apprendre que Sardou est un gros con réactionnaire. Allez, on arrête de déconner et on ouvre sa gueule. Disons le, on s’est bien fait enfler.

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Le gouvernement derrière une flopée de bons sentiments dégoulinants la philanthropie, perpétue la bonne vieille tradition xénophobe des temps de crise. Et même si quelques membres de la majorité nous ont fait part de leurs remords, cela n’a pas empêché le P.S. d’apporter un soutien sans faille au principal responsable de cette politique de dégueulasse. Vous savez ? Oui ! Le seul successeur incontesté de Nicolas Sarkozy. Oui ! Manuel Valls, notre grand ami. Celui qui en toute tranquillité organise le harcèlement des Roms, maintient le quota arbitraire des 30 000 régularisations et continue les expulsions.

 2012, l’année de tous les records

Il y a de quoi être un peu déçu. C’est pas comme si notre président ne s’était pas engagé à mettre fin à la politique du chiffre pendant la présidentielle. En 2012 Manu a fait mieux que tout ses prédécesseurs, 36 322 expulsions d’étrangers en situation irrégulière contre 33 000 et 28 000 en 2011 et 2010. Ils s’en sont défendus comme d’habitude avec la phrase qui a sûrement été la plus prononcée de l’année dernière : « C’est pas nous, c’est ceux d’avant ! ». Mais il faut pas trop se foutre de la gueule du monde. Le gouvernement précédent était déjà obligé de gonfler les chiffres en expulsant des vacanciers (ne cliquez pas ici), Manu a donc dû bien mettre la précision aux forces de l’ordre pour qu’ils en arrivent à ce résultat astronomique.

En tout cas, pour cette belle réussite, le gouvernement pourrait remercier la Roumanie et la Bulgarie. Ils sont bien gentil d’avoir bien voulu récupérer leurs exilés, puisqu’un tiers « des candidats au départ » faisant parti de la communauté la mieux lotie là bas : les Roms. Pas sûr qu’on veuille bien récupérer un jour, le gros Gérard et la petit Mireille. En tout cas, il y a toutes les raisons de penser que Manu subisse des précisions de la part du lobby des éleveurs de poules. Monsieur n’a pas lésiné sur les moyens tout l’été pour établir un autre record, en faisant subir à 7 594 personnes la démolition de leurs camps.

Par contre quand il s’agit de respecter leurs engagements à deux balles, c’est tout de suite un peu plus compliqué. Le dispositif visant à réduire les contrôles d’identités discriminatoires a été rangé au placard. Le ministre de l’intérieur s’est tout simplement assis sur l’invalidation par la Cour de Cassation, de la garde à vue relative aux étrangers en situation irrégulière. Et ne parlons du droit de vote des étrangers pour ceux qui sont en situation régulière. Même si j’y suis opposé parce que cette réforme créerait des sous-citoyens alors qu’il faudrait élargir l’accès à la citoyenneté. Premièrement, les électeurs de François Hollande sont en droit de l’attendre et deuxièmement cela marquerait très symboliquement une rupture avec les années racistes de Sarkozy.

Haïr pour retrouver l’amour

Mais suis-je bête ? J’avais complètement oublié. Selon un sondage consultant les téléspectateurs de M6 (ne pas cliquez ici), 30 % des français auraient voté Heinrich Himmler s’il s’était présenté à la dernière présidentielle. Manu aurait pu se dire: « Heureusement qu’il est mort et qu’on ne donne pas encore la nationalité française à n’importe qui. Beaucoup de nazis auraient débarqué pour tenter leurs chance en 2017. » Ça aurait été très drôle mais le gouvernement préfère satisfaire quelques blaireaux aux réflexes synaptiques datant des années 30. A défaut de convaincre les instits avec cette réforme des rythmes scolaire caduque et inégalitaire, de défendre les travailleurs en lutte de toutes ces entreprises qui licencient, il faut bien allez chercher les voix de toutes ces masses informes étalées devant le spectacle des faits divers médiatisés.

Cette dérive regrettable de nos représentants est tout aussi dangereuse que pathétique puisqu’elle induit implicitement que l’étranger, l’autre que nous est un ennemi. L’État peut alors jeter aux oubliettes toute décence, tout droits fondamentaux pour nous protéger de « l’adversaire ». La xénophobie devient donc un principe d’État qui perdure quelque soit la couleur politique du gouvernement.

Merci, grâce à toi Manu, on a trouvé plus fort qu’un socialiste votant les pleins pouvoirs à Pétain.

YAGOUBI Florian

La Valls continue, l’hypocrisie aussi.

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Ça on peut le dire, Manu est un sacré danseur. Il sait nous faire tourner la tête. Un pas à gauche, un autre à droite et nous voilà embarqué dans cette incroyable Valls. Au premier temps, (de la) Valls nous explique la montée de l’insécurité et du terrorisme par la politique sécuritaire et xénophobe du précédent gouvernement. Au deuxième temps (de la) Valls impose de nouveaux critères pour la régularisation des sans-papiers. C’est à se demander s’il ne se foutrait pas un peu de notre gueule.

La Valls : un coupé décalé du gouvernement Sarkozy

012nbJe me rappelle avoir dit à un journaliste après avoir mis le petit bulletin François Hollande dans l’urne, que je ne croyais pas que son élection bouleverserait notre système économique mortifère, mais que la politique xénophobe du dernier gouvernement prendrait fin. Je dois donc avouer avoir pris une belle claque lorsque j’ai pris connaissance de la dernière circulaire de l’héritier incontesté de Nicolas Sarkozy : Manuel Valls. Il avait déjà sacrément déconné tout l’été en sonnant la chasse aux Roms, mais là, Manu nous a sorti le grand jeu. Après six mois de discussions avec différentes associations, voilà que le deuxième flic préféré des français (oui le premier, c’est l’inspecteur Barnabi selon un sondage Pif magazine) décide de faire un beau sieg heil à tout le monde. Avec sa nouvelle circulaire, Valls affirme qu’il ne marquera pas de rupture avec les politiques sécuritaires et racistes d’hier et que la politique du chiffre continuera de plus belle. Ce sera 30 000 régularisations par an, alors que le nombre de sans papiers est estimé à 350 000. De quoi laisser perdurer, l’exploitation de bon nombre de travailleurs sans-papiers qui se voient dépouiller de leurs droits par leurs employeurs. Et tout ça pourquoi? Pour satisfaire une poignée de xénophobes qui n’ont toujours pas compris que si leurs entreprises étaient propres le matin, cela avait toutes les chances d’être l’œuvre « d’impitoyables terroristes » résidant, travaillant, consommant et cotisant sur le territoire français.

La Valls : Une main tendue à l’extrême droite

Alors qu’hier soir, Manu était envoyé sur France 2 pour jouer les contradicteurs face à la grosse Marine, sa politique est en complet accord avec les discours du Fhaine. La circulaire Valls entérine l’idée que l’immigration est responsable du chômage en France. L’obstination de ce gouvernement à ne pas s’attaquer au véritable problème qu’est la finance et l’austérité, met notre super flic dos au mur. Si ce n’est pas la confiscation de la richesse produite par la finance qui détruit notre économie, il lui faut bien trouver un responsable. Alors quoi de plus facile de s’attaquer à celui qui ne peut se défendre, celui qui n’aurait soi-disant pas le droit d’être là. Et cela qu’en bien même celui-ci ne soit responsable de ce qu’on lui reproche : « nous coûter trop cher ».

Les sans papiers et l’immigration, ne l’oublions pas, rapportent bien plus qu’ils ne coûtent. Je vous passerai le topo sur la conception républicaine de la nation et l’intérêt sur le plan intellectuel d’intégrer des individus venant d’ailleurs. Mais puisque, aujourd’hui, il faut des chiffres et parler d’argent pour faire sérieux, je suis bien désolé de rappeler aux ignorants que l’immigration rapporterait à la France 12,4 milliards d’euros. Selon Xavier Chojnicki, Maitre de Conférence à Lille 2 (on peut pas faire mieux comme référence), « comme ils sont peu qualifiés, les immigrés sont très souvent au chômage. Mais ils dépensent aussi beaucoup et sont très entreprenants. Les pensions que nous versons aux retraités sont plus que compensées par la consommation et les cotisations sociales que paient les plus jeunes, parmi lesquels on trouve des gens très dynamiques ».

Si l’on considère ce point de vue, notre père fouettard national aurait peu être dû revoir sa copie, avant de danser la gigue toujours plus à droite en fredonnant les méfaits économiques de l’immigration sur l’air de « maréchal nous voilà », pour ne pas laisser l’extrême droite savourer une nouvelle victoire.

Retour sur le tape à l’œil sécuritaire.

L‘incident s’est produit mardi dernier. L’intervention du député UMP Eric Ciotti sur l’augmentation « catastrophique » des chiffres de la délinquance, a quelque peu échaudé notre nouveau super flic. Sa réponse mettant en cause les politiques sécuritaires des précédents gouvernements, nous a alors particulièrement surpris. « L’esbroufe c’est vous, l’échec c’est vous, la hausse de la délinquance c’est vous, la suppressions de policiers et de gendarmes c’est vous, le retour du terrorisme dans ce pays c’est vous , la division des français c’est vous ! » osa-t-il conclure. Que lui était il arrivé à notre ministre friand d’esbroufe sécuritaire ? S’était il rendu compte de l’inefficacité de ses propres politiques ? Eh bien non. Tout comme ce gouvernement pétochard, Manu (comme on aime l’appeler par chez nous) s’est gentiment excuser en admettant qu’il s’était laissé emporter par la chaleur de l’assemblée. Le problème, c’est que cette petite incartade soulève des vraies questions.

Depuis près de 20 ans, nous assistons à une surenchère sécuritaire des gouvernements successifs (celui-ci ne faisant pas exception). Le but est simple : répondre aux attentes d’un électorat gavé par des émissions caricaturales sur les banlieues, la délinquance, etc … qui se sent menacé par l’augmentation de la criminalité. Et pour satisfaire les habitants des pavillons aux pelouses verdoyantes situés bien loin des zones sensibles, les gouvernements n’ont pas chômé. Des politiques pénales plus sévères ont été mises en place sans même que l’on se se soucie de leur application, la vidéo surveillance est venue parsemer notre espace publique et une véritable chasse aux sans papiers ainsi qu’aux petits délinquants (mendiants, prostitués, consommateurs de stupéfiants, etc …) a été ouverte. Ainsi, puisque la criminalité qui avait diminué dans les années 90′ semble de retour sous une nouvelle forme, il apparait normal de s’interroger sur l’efficacité des politiques dîtes de « Tolérance zéro ».

Pour l’anecdote, cette politique nous vient tout droit du cerveau de Rudolph Giuliani, un mafioso républicain maire de New York qui fit face à une forte hausse de la criminalité dans sa ville. Comme le retour à la fessée comme outil éducatif, l’idée était que plus on était sévère avec les délinquants moins la délinquance proliférait. Sa politique sera importée en France comme la panacée en matière de lutte contre la délinquance. Mais il s’est avéré qu’elle n’avait que la capacité de satisfaire une partie de l’électorat à court terme, les inconvénients étant loin d’être négligeables.

Le retour à la fessée n’a pas été responsable de la diminution de la délinquance.

Il y a pourtant eu une diminution de la délinquance pendant quelques temps, mais celle-ci, n’a pas été la conséquence de la sévérité de nos élites bien pensantes. Dans le livre « Disorder and decline » de Wesley Skogan si souvent cité par les partisans de la « Tolérance Zéro », la pauvreté et la ségrégation spatiale et raciale sont désignées comme les principaux facteurs de l’augmentation de la criminalité. L’amélioration des conditions matérielles d’existence de la population des quartiers dans les années 90′ a donc entraîné une diminution de la criminalité. A l’inverse, la précarité des emplois accessibles aujourd’hui expliquerait le nouveau regain que connait la délinquance, l’insécurité sociale engendrant nécessairement l’insécurité.

La démographie a elle aussi, joué un rôle dans la baisse du taux de criminalité des années 90′. La légalisation de l’avortement et son accessibilité aux populations les plus modestes, ont largement permis la diminution du nombre d’enfants non désirés délaissés par des familles (souvent mono-parentales) accaparées par un travail précaire.

Le changement de forme du trafic de stupéfiants y est aussi pour beaucoup. Les trafics se cantonnant aujourd’hui dans des réseaux de connaissances et les quartiers, ceux-ci ont alors engendré beaucoup moins de violence. La police a d’ailleurs laissé perdurer les petits trafics dans les quartiers dans le but d’acheter une certaine paix sociale. La récente affaire de la BAC de Marseille est révélatrice de ce phénomène. Je l’avais d’ailleurs observé à Évry, où la police laissait tranquille les dealers de mon quartier et se concentrait essentiellement dans la traque des petits consommateurs.

A cette même époque, je me rendis aussi compte de la quasi-disparition des conflits inter-quartier. Suivant une sorte de « loi de Newton du crime », la violence qui avait atteint de telle proportions au début des années 90′, ne pouvait que redescendre. Les nombreux morts que ces conflits avaient engendré, ont laissé des marques tellement profondes dans la jeunesse des quartiers que les conflits n’ont pas été reproduit.

Bien qu’inutile, la fessée a eu des effets secondaires.

Certes l’augmentation de la présence policière et des contrôles plus ou moins abusifs ont entrainé une baisse de la petite délinquance. Mais la plus grande partie s’est déplacée à la recherche d’environnements moins hostiles où les contrôles ne sont pas systématiques.

De plus la focalisation des forces de police sur cette petite délinquance a eu l’effet de gaspiller les moyens policiers. D’où les problèmes que l’on connait aujourd’hui pour lutter contre la vraie criminalité (gangs, meurtres, trafics de drogues et d’armes etc …). Ceci explique en partie le développement de groupes criminels organisés.

Nous avons aussi vu, ces dernières années, une augmentation des violences policières et des bavures concernant des populations considérées comme « à risques », c’est à dire des jeunes pauvres sûrement issus de l’immigration. Les tensions entre cette frange de la population et la police étant grandissantes, les représailles contre tout ce qui pouvait représenter l’État se sont accrues. Ceci a par ailleurs créé des tensions entre la partie de la population stigmatisée et le reste de la société. L’ostracisation d’une partie de la population a institutionnalisé une forme de racisme. Ce qui fait que dans l’inconscient collectif, tout espace fréquenté par des jeunes, des pauvres ou des populations non blanches est un environnement forcément hostile et dangereux et cela même pour les populations discriminées.

Ainsi le but de cette politique du « m’as tu vu sécuritaire » n’a été que de satisfaire quelques électeurs bien blancs se sentant en danger. Cette politique qui s’appuie déjà sur un diagnostic erroné de la situation, ne propose que des remèdes inappropriés. Ceux -ci n’ont eu que pour résultat d’exclure une frange de la population avec ces réactions (émeutes, replis communautaire, etc…). Alors oui, la droite est responsable de la récente augmentation de la délinquance, mais vous aussi, vous le serez Monsieur Valls, si vous persistez sur cette même voie.

YAGOUBI Florian

« Touche pas à ma nation »

Un YAGOUBI défendant la « nation » ? Et puis quoi encore ? Le saucisson et le pinard pendant qu’on y est ? Certains me diront que mon nom ne fait pas très français, d’autres m’expliqueront que c’est au nom de cette nation, de son unité et de ses soi-disant valeurs universelles civilisatrices qu’on a opprimé, exploité et fini par torturer mes ancêtres. Mais réfléchissons un peu mes amis. La question que nous devons nous poser est : « Faut-il laisser la nation, la patrie, la France, là où je suis né, là où j’ai mes amis, ma famille et mes repères, à ce qui veulent m’en exclure : la droite et l’extrême droite ? »

Il est évident que nous ne pouvons laisser la droite et la droite extrême s’approprier la France. Car qu’en fait elle, elle qui se targue le tant l’aimer ? La dernière fois qu’un gouvernement de droite ouvertement nationaliste chantant la Marseillaise, agitant les drapeaux, régna sur la France, on entendait crier : « Vive la France » et l’écho répondre : « Vive Pétain ». Jamais alors notre pays n’était tombé si bas, roulé dans la boue par un régime on ne peut plus lâche, raciste et pervers. Ce régime céda sans broncher à l’occupant et collabora sans vergogne avec son homologue nazi. Tout en se réclamant d’une France aux racines chrétiennes, avec le soutien de l’archevêque de Paris Emmanuel Suhard Le Collabo, il livrait des Juifs et retirait leur nationalité certains bons Français tel que l’illustre Générale Leclerc. Aujourd’hui, la droite et ses amis du Fhaine se réclament encore et toujours de la France chrétienne éternelle. Cet héritage est sacralisé notamment par le discours de Latran (20 décembre 2007) prononcé par Nicolas Sarkozy, dans lequel le chef de l’État , heureusement déchu, affirme vouloir valoriser les racines chrétiennes de la France qu’il considère alors comme fondatrices de notre nation. Ce dernier se rêvant alors surement en Charlemagne et Marine la Pieuse fille du Borgne en Jeanne d’arc, deux personnages incarnant au mieux la tolérance religieuse, fustigent alors la gauche laïcarde de ne pas aimer la France. Leurs amis en liesse applaudissent, agitent les drapeaux tout en chantant La Marseillaise et finissent par beugler les larmes aux yeux, le couplet du « sang impur ».

Tout cela me fait alors doucement rire, lorsque que me rappelant mes vieux cours d’histoires évoquant la rédaction de ce chant de l’armée du Rhin venues combattre l’Autriche pendant la Révolution. Les personnes désignaient par le terme « sang impur » n’était autres que les riches et les puissants, se réclamant de cette même France chrétienne éternelle et qui s’étaient exilés pour combattre leurs compatriotes qui eux avaient fait valser cet héritage au nom des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. En 1870, le peuple parisien en arme, pour repousser l’armée prussienne, chante la Marseillaise et le Temps des cerises. Ces communards qui nous ont tant inspirés seront massacrés par les 100 000 soldats français libérés par Bismark à la demande du gouvernement de droite de l’époque. Et quel carnage! Thiers et la droite assassinent puis déportent le peuple qui s’était soulevé pour défendre l’idéal républicain. Plus tard, en France alors qu’une partie du pays chante à la gloire du Maréchal Pétain; ce patriote réduit en esclavage les français pour les allemands, fusille les résistants en grande partie communistes. Et quand tombant sous le poids des balles de leurs compatriotes, ces résistants ne crient pas « Vive Staline » mais « Vive la France ». Mais la droite prédit encore et toujours l’arrivée de chars russes en cas de victoire de ces socialos-communistes qui soit disant n’aiment pas la France. L’union pour un mouvement populaire et le front de la haine, tentent de faire croire qu’ils représentent et défendent le peuple et la nation contre l’arrivée imminente d’une horde de barbare aux pratiques obscures. Mais ils oublient que le métissage culturel a toujours été la force d’un état. Un fasciste (ou autre personnage du même acabit) vous expliquerait seulement que le métis est bien plus solide que l’être informe issu d’une copulation consanguine en éludant le fait que l’intégration d’individus extérieurs à une société est une aubaine à la fois sur le plan intellectuel mais aussi économique. En effet un étranger bien accueilli et vivant dignement sur un territoire, échange et consomme sur place créant à la fois activités intellectuelles et économiques. Cette intégration est permise aujourd’hui par le droit du sol et non le droit du sang que défendent avec verve les amoureux de cette douce heureuse civilisation chrétienne.

La Nation française tel que nous l’avons conçu après avoir mis à bas les idéaux de la monarchie, est essentiellement politique et non culturelle. Ne faisant aucune distinction entre les Hommes (les femmes n’étant malheureusement pas incluses à l’époque), elle doit alors permettre à chacun (et chacune aujourd’hui) d’oublier leurs différences, dans le but de vivre et travailler à un avenir commun. Et c’est dans ce sens et non un autre, que cet idéal républicain a vocation à s’imposer, par la raison (non par les armes) aux différentes communautés ethniques, religieuses etc … La liberté, l’égalité et la fraternité, valeurs issues de la déclaration universelle des droits de l’Homme, nous les nommerons valeurs universelles, étant les seules capables de réunir l’ensemble de l’humanité et enfin produire du « vivre ensemble ».

Enfin bon, remercions la droite et l’extrême droite pour leur joli tour de passe-passe ayant pour but de nous faire oublier que la châtelaine d’Hénin-Beaumont et son ami l’ex gnome de l’Élysée ne sont autres que les défenseurs des riches et des puissants. Ne nous laissons pas piquer la France, elle est la seule propriété de ceux qui ne possèdent rien. Notre France: c’est la Belle, c’est la Rebelle. La patrie n’est d’ailleurs pas incompatible avec le Socialisme, bien au contraire, elle est nécessaire. « Il n’y a que les feuilles mortes » c’est à dire les traitres et les collabos « qui se détache de l’arbre » (Jaurès, Le Socialisme et la Vie). Friand de l’exil fiscal et des petits esclaves des pays émergents, on ne fait pas plus apatride que le Capital. Capital que la droite et sa consœur extrémiste défendent si bien. Après ce constat, j’ai choisi de défendre la conception de la nation qui nous unit autour d’un destin politique commun et consenti, tout ça en dépit de nos différences, puis nous libère par la diversité des rencontres qu’elle nous permet. Mes origines sont diverses, ma religion s’il en est une ne vous regarde pas mais mon drapeau est bleu blanc rouge et mon hymne je le chante avec amour. Ma nation c’est la France, c’est la sociale, elle est internationaliste et n’a d’autres buts que le bien des peuples du monde entier. Ma nation n’est qu’idéal, continuons le combat.

YAGOUBI Florian

Introduction : Quelle distinction entre les Hommes?

Chers ami(e)s, des événements s’avancent sous les lumières de nos consciences, faisant ressurgir dans nos mémoires ce que nous rappelle l’histoire. De terribles conflits qui ont vu l’homme blanc combattre l’homme noir, un Français jeter la pierre à un Allemand, un homme aux cheveux lisses en frapper un aux cheveux bouclés. Il nous faut donc chercher les causes de ces conflits.

C‘est que nous recevons, en ces temps troublés, nos lots de Diviseurs. Ceux ci ont les poches bien pleines de nez de toutes les formes et de peaux de toutes les teintes; leurs permettant de séparer les amis, les fiancés, les collègues, etc… Ils atomisent petit à petit l’ensemble de la population, pour qu’une fois poussière volant au grès des vents, chaque individu ne voit plus qu’en l’autre, un ennemi potentiel. Ce dernier, qui devrait être son allié, il le traitera comme un chien voyant chez celui ci, un nez trop long si ce n’est la peau trop basané.

Ainsi, tout les jours l’on m’interroge : «  Ne voyez vous pas de distinction entre les hommes ? » Et j’explique comme à chaque fois : «  Je vois bien une différence, mais elle bien plus importante que celle des nez ou des couleurs de peau. Celle que je vois au détour des allées et des rues que je parcourt chaque jour, laisse des marques bien plus profondes que celles que vous me montrer du doigt. Cette différence fais le bonheur ou le malheur des êtres qui m’entourent. Et je vais vous la dire sans détour : c’est la différence entre le riche et le pauvre. Mais nous n’en resterons pas là et je démontrerai à chacun, que c’est bien de cette différence là que tout dépend. »

YAGOUBI Florian