On a testé pour vous : le harcèlement !

J’ai un truc qui me démange, sur la langue un goût étrange, comme une crampe à la phalange. Hey ! Oui je me plains tout le temps. Déjà, il paraît que c’est un sport national,  ensuite, c’est quand même la base quand on est de gauche. Par ailleurs, c’est nécessaire, voire épidermique, quand on est féministe. C’est vous dire si j’ai des circonstances atténuantes.

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Alors je fais pas la tête dure pour faire genre. C’est que, quand même, nous sommes doués, nous les mecs, pour donner toutes les raisons aux féministes de monter au plafond. Je crois qu’on ne perçois pas la chance que l’on a que ne soit pas (encore) légale l’émasculation pour propos sexistes.

« Bon il s’est passé quoi (encore) ? » Bah ce qui se passe tous les jours pour des milliers de femmes. Le harcèlement quotidien, le matraquage pour les réduire à un bout de viande de la part des hommes, cette impression diffuse qu’il existe aucun refuge pour en échapper.

Une histoire banale

C’est l’histoire banale d’une jeune femme, Alex (j’ai changé le nom), dans les rues de Toulouse. L’histoire ne dit pas si elle est belle ou pas. Vous savez pourquoi ? Parce que ce n’est pas la question, malgré ce que certains s’obstinent à croire. Alex, comme toutes les toulousaines elle l’a un peu mauvaise qu’on ait eu un printemps de merde. Donc comme le soleil pointe son nez ces derniers jours. Ni une ni deux, elle a eu l’outrecuidance de sortir une jupe.

L’histoire ne raconte pas non plus la taille de la jupe. Vous savez pourquoi ? Parce que c’est pas la question, malgré ce que certains s’obstinent à croire. Pourtant, mettre une jupe c’est légal non ? C’est pas plus immoral qu’un short, ou qu’un jean. Ce serait une provocation, ça n’en ferait pas un argument pour ne pas en mettre, mais quand même, on est civilisés maintenant…

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Comme on s’y attend, cette femme se baladant dans la rue se prend des remarques qu’elle tente tant bien que mal d’ignorer. C’est dur, car ça fait mal. Étrangement, on pourrait croire qu’au bout d’un moment il y a une sorte d’anesthésie. Mais là non. L’histoire ne s’arrête pas là. Alex se fait soudainement agripper par un homme qui cherche à l’emmener quelque-part. Elle ne comprend pas, elle ne lui a rien fait. Il la tient fermement par le poignet, puis fini par lâcher prise, comme s’il s’étonnait qu’elle se débatte. Un flot d’insulte se déverse de sa bouche haineuse, Alex fuit la larme à l’œil. Dès l’instant la culpabilité la bouffe de l’intérieur. Elle se demande se qui cloche chez elle. Si elle n’envoie pas des signes à son insu.

Elle pense à sa jupe, naturellement. Elle hésite, puis décide de rentrer se changer. Allez, ça suffit, si c’est pour passer une journée comme ça. Alex enfile un pantalon, et met une écharpe pour cacher son décolleté. « La prochaine fois ce sera un voile intégral ? » se demande-t-elle. Elle a conscience que c’est capituler, mais elle veut aussi la paix, pouvoir se promener tranquillement.

Mais ce que l’histoire n’aurait pas dû dire non plus c’est sa tenue. Vous savez pourquoi ? CADA JOUEParce que ce n’est pas la question. Et oui, couverte « bien comme il faut » Alex pensait être convenir aux codes cette société patriarcale. C’est sous-estimer l’oppression masculine. Un peu plus tard dans la journée elle se fait suivre pendant un certain temps par un homme. Paniquée, elle fini par le perdre en entrant dans un métro de justesse. Sur place, un autre vient rapidement l’aborder. Cette fois c’est trop ! Alex rentre en sanglot se coucher. Il est 16h00.

C’est quoi ton problème ?

Alex appelle un ami, elle cherche du soutien. Elle sait que ce n’est pas normal, mais elle se sent physiquement illégitime à s’habiller comme elle veut, à marcher même en public. On lui fait comprendre que ce n’est pas sa place. Elle est bien à la maison quoi.

Pour partager sa colère, Alex post un statut facebook. Un mec lui répond « Tu es trop jolie Alex, c’est pour ça ». Elle tombe des nues. Que dire, que faire ? Même ici un mec vient la réduire à son physique. Elle éteint son ordinateur, se tait et s’endort. Son silence, c’est celui de la colère et de l’impuissance. Ce n’est pas qu’elle n’a rien à dire. Dans sa tête sa réponse se compose toute seule

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« Petite Merde » (NDLR : En général, les 2 premiers mots d’un conversation sont particulièrement adaptés à une mise en situation. Cela permet d’être assez clair quand au ton utilisé pour l’échange. Ici on devine facilement l’hostilité du propos qui va suivre) « C’est quoi ton problème putain ? T’as que ça à foutre ? Est-ce que comprend ce que tu es en train de dire ? Je me fais harceler, à la limite de l’agression, je me fais suivre et aborder à longueur de temps. Et toi, ton explication dans ton petite crâne de mec c’est que je suis trop jolie ? Ca veut dire que le problème il est pas dans ces connards il est à trouver chez moi ? C’est à moi de m’adapter, d’être « moins belle » ? J’en crois pas un mot. Ou est-ce que vous avez des pulsions animales irrépressibles ? Foutaises.

Alors rigolade, compliment ou pas j’en ai rien à foutre, tu as pas à dire ça. D’ailleurs, message à tous les vieux cons libidineux sur Facebook qui font des commentaires mielleux et à vomir sur mes photos dès que j’en ajoute. Allez vous faire foutre. Allez lécher d’autres culs, vous êtes les premiers à aimer mes publications féministes, dès que c’est dans la pratique, y a un truc qui bloque, comme une testicule qui s’est glissée dans un canal de réflexion primaire et qui empêche l’utilisation de 90% de votre cerveau. »6

Solidarité

L’histoire ne dit pas si le mec en question aurait compris. Ce qu’elle dit, c’est qu’il n’était pas forcément mal intentionné. Il pensait peut-être sincèrement réconforter Alex. Pourtant il est complice de la même violence globale à laquelle participe ceux qui ont harcelé la jeune femme toute la journée. Seulement voilà, cet homme ne le comprend pas, il ne veut pas le comprendre. Pour lui c’est un compliment, un simple compliment. Il aimerait bien qu’on lui dise à lui, au fond.

Consciente ou non, la solidarité existe avec les agresseur et elle se fait à différents degrés et différentes échelles. C’est cet homme qui réduit l’affaire au physique d’Alex, c’est ceux qui vont dire que le problème c’est l’accoutrement : il faut pas provoquer non plus. Plus loin, il y a ce mec (véridique) qui va t’expliquer qu’au fond les petites tenues c’est aussi une forme de violence à l’égard des hommes. Il y a La Dépêche qui va minimiser un viol, ou qui va conclure qu’il faut rester chez soi. Personne ne nie le problème, mais chacun s’attache à démontrer qu’au fond, c’est surtout les femmes…

Romain JAMMES

PS : C’est un histoire vrai, et si j’écris ça, c’est en partie pour soutenir cette amie qui le mérite…

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76 réflexions sur “On a testé pour vous : le harcèlement !

  1. « Et oui, couverte « bien comme il faut » Alex pensait être convenir aux codes cette société patriarcale. »

    Hein ?

    Sinon, j’ai toujours un problème avec les gens qui sous-déterminent la question de l’inconscient et des normes de la communication non-verbale, mais bon…

    • Disons que dans nombre de situations où il n’était pas possible qu’il y ait une communication avec l’emmerdeur derrière vous qu’on n’a pas vu ni entendu, c’est un peu du foutage de gueule, et ça ne justifie aucun comportement de merde. Elle a bon dos, la communication non-verbale…

  2. Tu décris un problème sans donner de solutions. Je pense que l’on devrait tout simplement pénaliser la drague. Un homme qui regarde une femme : une amende. Un homme qui essaie de sexuer une conversation : du sursis. Un homme qui tente une caresse sur la joue ou la main : du ferme. Le rapport hommes-femmes doit être entièrement à la merci des femmes, elles doivent prendre l’ensemble des initiatives et l’homme doit se contenter d’acquiescer ou de décliner poliment. Bon, problème, ce n’est absolument pas ce qui titille sexuellement les femmes, ni d’ailleurs les hommes. Mais pourquoi agir de façon naturelle alors que l’on est civilisé ? Pourquoi aborder en une fille en agissant en accord avec ses désirs alors que l’on pourrait tout simplement le faire en répondant aux codes d’une idéologie ?

    • C’est marrant cette capacité à faire de phénomènes typiquement culturels comme la drague, un phénomène naturel. En tout cas bienvenue dans la couche protectrice des harceleurs.

      Je ne suis pas contre le fait qu’une personne drague une autre. Moi même je drague. Mais manifestement, dans des esprits limités, il n’y a pas de drague en dehors de la violente réduction d’une personne à un physique. Moi je drague, mais je ne n’utilise pas le physique. Moi je drague, mais je valorise d’autres choses. Ton c’est peut être toi qui répond parfaitement aux codes d’une idéologie : celle du patriarcat. Une femme, ça doit surtout être belle.

      • Tu penses que tu fais frémir une femme au moment où tu lui dis « Ne t’inquiète pas, je suis féministe. » ou au moment où tu as l’audace de poser délicatement ta main sur sa cuisse ?

        Plus simplement, dans le cadre de la drague de rue (puisque c’est de cela qu’il s’agit), tu connais d’une femme que son physique. A ce titre, tu ne te sens pas un peu hypocrite (voire lâche) si tu l’abordes en lui parlant de la météo ou de la couleur des parcmètres ?

      • Haha PeuImporte, dire à quelqu’un qu’il n’est féministe que pour pécho reflète une mentalité plutôt lamentable 😀

        Très bon article Romain sinon.

      • @ PeuImporte : c’est fou que tu ne te sois pas reconnu, pauvre merde !
        Bon, ça c’est un peu violent mais c’était pour la blague.
        Pour parler sérieusement, il ne s’agit pas de drague ici, mais d’agression. D’ailleurs avec quelqu’un dans la rue qu’on ne connait pas, la drague existe-t-elle ? Pourquoi n’est-elle jamais que des hommes vers les femmes (et n’aies pas la mauvaise foi ou la bêtise de dire que tu adooorerais te faire draguer par une meuf dans la rue) ? Et si tu soutenais que la drague « de rue » existe : est-ce qu’une femme a jamais répondu aux avances d’un inconnu dans la rue ?
        (Tiens, d’ailleurs, je l’ai fait une fois : comment est-ce que tu me considères ?)
        (Ps : Et pourtant, perso, oui, un mec féministe, ça me fait carrément frémir. Et y’en a, hein. Plein. Par contre, ça ne va pas du tout de pair avec « Ne t’inquiète pas ».)

      • Il apparait urgent et nécessaire de détacher l’idée de drague avec le harcèlement. La violence verbale, le fait de suivre une nana dans la rue, d’insister lourdement, l’insulte, et surtout ne pas laisser la possibilité à la fille de dire non et tracer sa route : NE SONT PAS DE LA DRAGUE.

        Moi même il m’est déjà arrivé d’aborder des nanas dans la rue, et même que ma dernière copine a été rencontrée comme ça.
        Mais je ne me reconnais absolument pas dans ces mecs qui oublient les règles de savoir vivre avec la gent féminine.

    • PeuImporte, si tu choisis une nenette juste pour son physique, tu vas vite te faire chier dans la vie… La drague de rue c’est bidon… En tout cas pour moi, elle est stérile et insipide…
      La rue n’est pas selon moi propice pour les rencontres puisqu’elle offre quelque chose par l’apparence et par conséquent superficiel. Si c’est la superficialité qui te fait vibrer tant mieux pour toi.
      Un mec qui m’aborde pour me dire que je suis belle ou qui parle météo que ce soit dans la rue ou ailleurs, c’est la même chose, c’est un mec qui veut pécho, c’est tout… pas vraiment intéressant.
      Un mec qui reconnait ce que je vaux vraiment, ça, ça fait frémir et pas besoin qu’il pose délicatement sa main sur ma cuisse, j’aurai eu l’audace de le devancer! ^^
      Et j’appelle ça la séduction…

      • Aude Aude Aude.

        Les rencontres peuvent se faire n’importe ou. Y compris dans la rue. Tu ne l’as certainement pas vécu, mais c’est absolument unique.

        Evidemment, tout ne se joue pas dans ces quelques secondes de rencontre, mais l’adrénaline que celà peut procurer, les quelques minutes d’interaction qui l’accompagnent, sont un bon départ !

        Et évidemment, encore une fois, il faut ensuite prendre le temps; nous ne sommes pas des sauvages.

        Mais les gens ne se parlent plus, les gens veulent se rencontrer dans des lieux prévus à cet effet, ou pire : les sites de rencontre. Quelle horreur.
        C’est le monde dans lequel tu souhaites vivre ?

      • Bruno t’as parfaitement répondu et je n’ai pas grand chose à ajouter quant à parfaire ses argumentaire, si ce n’est qu’en effet tu me sembles un peu manquer de naturel. Une rencontre est tout d’abord hormonale (ce n’est pas « sauvage » mais bel et bien scientifique) et savoir mutuellement constater, par l’instinct, que les phéromones de l’autre sont efficace sur soi (ce qui constitue d’ailleurs un fort indice reproducteur) me semble un premier écrémage indispensable, avant même de commencer à savoir si l’on ira au prochain concert de Vincent Delerm, en vacances à La Baule ou si on militera pour la réélection de François Hollande. Pour résumer très simplement ma pensée, il faut tout de même commencer par se désirer avant de réfléchir à ce que l’on pourra éventuellement construire ensemble. Une histoire d’amour authentique commence par un baiser, pas par un contrat de mariage (finalement, c’est moi qui vais en reléguer certaines aux siècles passés ! ^^)

    • @Bruno : Je suis bien d’accord avec toi et c’est tout le problème de cet article, qu’il tende à mettre sur un pied d’égalité dragueurs et agresseurs au point que toute tentative de drague de rue soit assimilée à une agression, surtout dès lors que « oh drame et circonstance aggravante », un mec ose tenter un opener direct (basé sur une invitation physique) voire un kino. Le fait est, justement, que ce n’est pas un manque de savoir vivre, mais juste une façon comme une autre de tenter sa chance, qui paiera ou non selon le caractère de la fille en face de soi. Et, pour le coup, une fille qui éclate en sanglots, rentre chez elle, puis insulte sur Facebook le premier ami tentant de la consoler en lui disant qu’elle est jolie, me semblera autrement plus malsaine et dérangée que le pauvre type qui aura tenté sa chance avec elle par le biais d’un anodin petit « Vous êtes charmante, ça vous dirait une glace à la menthe ? »

      De là, on peut en arriver à des dérives assez dangereuses, des hyperboles émotionnelles qui peuvent conduire de pauvres types en prison pour un ou deux ans (du type de la fille qui a bu des shots avec un mec en boite, regrette ce qui s’est passé dans les toilettes et qui se met à évoquer l’idée d’un viol, le lendemain matin, car elle n’assume plus devant ses copines). Sans trop vouloir préjuger, mon instinct me pousserait à croire que l’on est ici face à ce genre de cas, car au delà de ses réactions excessives en fin de journée (les sanglots pour un « bonjour » et les insultes à un copain pour un « t’es jolie »), l’idée de deux harcèlements au cours d’une seule et même matinée me semble un peu grosse (à moins que cette demoiselle ne vive dans un quartier particulièrement sensible). Donc oui, luttons contre le harcèlement… Mais aussi contre certaines légères formes d’érotomanie. 😉

      @Amt : Oui, clairement, la drague de rue existe et fonctionne, c’est un fait. Si l’on devait s’arrêter à draguer des personnes que l’on connait déjà, cela signifierait obligatoirement que l’on doive en passer par la case friendzone, ce qui en réalité est rarement le cas. Il existe des contextes de dragues plus favorables que d’autres (amis de second cercle, en soirée, collègues de boulot bossant dans un autre service), mais quand on craque sur une fille il faut aussi savoir faire fi des contextes et se lancer. Quant au fait qu’un mec te fasse frémir au moment où il développe son idéologie face à toi plutôt qu’au moment où il ose te caresser la joue… Ecoute, je veux bien le croire, pas de souci, mais ça s’oppose, à titre personnel, à ma conception du désir naturel et hormonal. Ici on est dans la pure intellectualisation, qui pour moi n’arrive que dans le second temps d’une relation (d’abord on craque, ensuite on questionne : la chimie, puis la culture. Aka l’ordre « naturel » des choses). 🙂

      • Dommage que tu ne postes pas ta photo. Ça m’aurait permis, si je te croise, de venir te tripoter sans te demander avant si tu es d’accord, en employant des mots anglais pour légitimer cette agression. Puisque que ça te semble être une attitude naturelle.

      • Ces articles me laissent toujours perplexes (car s’ils signalent un phénomène, ils n’ont pas, je pense, une grande efficacité sur les harceleurs qui soit ne se reconnaissent pas, soit se braquent – ça peut peut-être permettre aux harcelées de se sentir moins seules et soutenues ce qui est positif) mais les commentaires sont toujours… quelque chose.
        Pour commencer une anectode qui résume a mon sens ce qui peut être de la « drague de rue » : Une amie me racontait comment dans le métro a Paris une de ses amie avait rencontré son copain. Ils étaient assis dans la même rame a quelques sièges d’intervalle et se sont regardés tout le trajet. Quand finalement elle descend, après un dernier regard déplorant la séparation, son désormais petit-ami sort inextrémis du métro pour lui demander son numéro.

        Si je suis d’accord avec toi peu importe sur 1 (seul) point c’est qu’il serait déplorable que l’espace public se retrouve vidé de toute interaction. Mais il faut qu’elles restent disons « non-invasives ». Pouvoir regarder les gens autour de soi ou demander son chemin est toujours sympatique. Maintenant, fixer quelqu’un qui n’a clairement pas envie d’être fixé(e), aborder quelqu’un sur un sujet inaproprié ou rentrer dans l’espace personnel de quelqu’un sans y être invité (comme quand quelqu’un se met a 10 cm de vous pour vous parler), ça ça peut être particulièrement agaçant. Si en plus ça arrive toutes les 5 minutes et que ce sont des personnes qui ont globalement un gabarit plus imposant que le votre, c’est insupportable!

        Donc j’ai envie de dire (et vous -les femmes notamment- m’arrêtez si je me trompe!!), oui on peut draguer dans la rue, mais faut laisser tranquille toutes les femmes qui passent sans te prêter la moindre attention (ça parlait de communication non-verbale : lire les regards et différencier les intéressés, les apeurés, les c’est qui ce gros loser, etc).
        Pour finir je dirais que perso, une fille qui me sort un « Vous êtes charmant, ça vous dirait une glace à la menthe ? », je me dis plus « what the f… » qu’autre chose.
        Une fille qui me demande le chemin et qui me demande ensuite si je peux l’accompagner pour la guider, là, c’est une autre histoire (nb : ça veut pas dire qu’il faut harceler qui que ce soit sur le trajet qui s’en suit!!)

        PS : a quand un guide « la drague de rue pour les nuls » rédigé par les femmes, pour les hommes incapables de comprendre la différence entre drague et harcèlement?

  3. Je trouve très touchant cet article, et pour cause que beaucoup de femmes s’y reconnaissent.

    Rhizome, je pense que certes il y a des codes inconscients quand tu met effectivement un short ras du fessier;
    Malheureusement, il suffit meme d’une jupe un peu au dessus du genoux pour se faire embêter par n’importe qui. Le problème, c’est qu’on stigmatise les femmes en les dévalorisant alors que cela n’a pas lieu d’être.

    Si les hommes apprennaientà être gentleman, la vie serait bien plus facile…

    • Tout-à-fait d’accord : ça ne justifie pas les stigmatisations et les assignations au rôle d’objet (réification) pour les femmes… Et le comportement des hommes excède largement les « signaux » que les femmes peuvent envoyer par un biais ou un autre. Je voulais juste renvoyer la relation de séduction à son statut dynamique et justement « relationnel » (la femme communique et l’homme aussi bla bla, ce sont des relations à double sens, a priori).

      (Et puis merde, attaquer la « drague de rue », c’est attaquer avec un grand mépris de classe les catégories de population ayant un faible capital culturel et s’adonnant à ce genre de pratiques (« les pauvres ont la drague agressive alors qu’un riche, ça t’invite au resto, et ça c’est chouette » ou « Les pauvres, ils pensent qu’au physique VS pour moi, la femme n’est pas qu’un corps ». cf. la question des lieux de rencontre dans le cadre de l’homogamie de classe.)

      • J’ai bac + 5 (aha capital culturel), et il m’est arrivé d’aborder des filles dans la rue. Encore ce vieil écueil qui consiste à confondre harcèlement et drague de rue.

      • Ouais mais non, c’est des clichés ça. C’est justement les dragueurs de rue qui vous invitent au resto ou dans un café en insistant bêtement. Vous faites qu’assumer, là. En tant que chômeuse fille d’une femme de ménage venant d’une longue lignée de femme de ménage… merde je me suis faite harceler par des gens en 4×4, et quid de tous les dfgd qui veulent vous filer du fric pour vous forcer à faire des choses ? Vous avez vraiment déjà entendu des gens dire ça, ou vous l’inventez juste ? Et la drague de rue c’est dégueulasse, c’est pas juste draguer dans la rue, c’est juste du harcèlement théorisé avec du franglish pour faire fun et légitimer la chose. Vous mettez juste toute une population dans le même sac en leur attribuant un comportement, pour dire ensuite que c’est mal de critiquer ce comportement puisque selon vous (ou d’autres personnes que vous avez peut-être entendu et attribuent aussi ce comportement à ce groupe), seuls eux agissent comme ça et l’invitation au resto ou le fric ou le 4×4 fait sortir le truc de la catégorie drague de rue… et donc en critiquant un comportement qu’on voit souvent voire le plus souvent chez des gens bourrés de fric, on critique les pauvres ??? et même si certaines personnes pauvres agissent comme ça, c’est pas lié à leur pauvreté et d’autres pauvres souffrent de ça, l’intersectionalité et tout, donc merde.

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  6. C’est une situation inacceptable.

    Pourquoi certains hommes (pas moi) continuent à appliquer ce genre de stratégies? Parce que des fois ça marche, malheureusement. Les femmes finissent par intégrer certains des codes qui leurs sont imposés (un genre d’habitus façon Bourdieu), ce qui n’excuse aucunement les actes de certains je précise.

    Mais je constate que lorsqu’on agit comme un gentlemen, on reste souvent célibataire (et le célibataire masculin est aussi fortement stigmatisé dans notre société!)

    • Non. Moi j’ai rencontré ma femme en la traitant comme un être humain. Inversement je ne suis pas attiré par celles qui ont intégré la mythologie du morceau de viande.

    • Ah cette façon de prétendre soutenir un propos contre la violence masculine, avec une touche de Bourdieu en sus, pour ré-imputer la faute, malheureuse, aux femmes et à leur soumission culturelle… Et non la source des actions des agresseurs sexuels ne vient pas de leurs cibles mais d’eux-mêmes, les arguments sur la tenue, le maquillage, la posture… ne sont que des prétextes pour légitimer leurs actes qui ne visent pas une réponse à un stimuli mais la domination. Une démarche égoïste à sens unique.

      Quant à la personne célibataire, dont la stigmatisation fut plus forte qu’elle ne l’est aujourd’hui, il n’y a pas non plus égalité, loin s’en faut, dans la pression sociale qu’elle subie selon qu’elle soit un homme ou une femme.

      • Sans compter que non, les gentlemen ne sont pas célibataires.
        + 1000 sur le fait que les agresseurs sont égoistes. Ils agissent en suivant une pulsion, sans se soucier une seule seconde de l’interlocutrice (interlocutrice, le mot est d’ailleurs galvaudé !).

        Un gentleman sourit aux filles. Et là, magie, elles sourient aussi ! Simple comme un bonjour.

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  8. Bonjour,

    J’ai découvert votre article par hasard (un partage facebook), j’étais amusé par le titre de votre article, pensant naïvement que c’était un article humoristique (j’ai attendu jusqu’à la fin une possible « chute », c’est pour dire ^^).

    Mon constat après lecture, c’est soit et je l’espère, du second degré, soit c’est dramatique… (sauf si c’était pour coucher avec la fameuse « Alex » en jouant la carte: « tous les mecs sont des connards sauf moi bien sûr ». [C’était de l’humour bien sûr… ;)])

    Plus sérieusement l’article respire tellement l’hypocrisie…

    Tout d’abord tu banalise la violence, l’harcèlement que subissent les femmes au quotidien. C’est tellement banale pour les filles de sortir dans la rue et d’échapper à un viol ^^ ». Après bien entendu la définition de l’harcèlement est propre à chacun… pour certaines personnes des regards, des sourires voir un « bonjour » suffit à être interprété comme un harcèlement… ^^

    Je ne parlerai pas du côté émotionnel digne des plus grandes séries de TF1 « Alex fuit la larme à l’œil », « Alex, rentre en sanglot se coucher »…

    Ensuite tu mélange la notion de légalité avec les idées morales (communément admises). Tout d’abord l’idée de ne pas dévoiler la longueur de la jupe car ce n’est pas la question sous prétexte que c’est « légal », c’est faux! Je t’invite à mettre une jupe qui dévoile plus de la moitié de tes fesses à l’air libre pour le vérifier. De plus, même si c’était légal, tu penses sincèrement que cela justifie l’acceptation totale de la morale (communément admises). Par exemple à New York les filles ont eu le droit de se balader topless dans la rue, donc aujourd’hui d’un coup, grâce à la légalité, personne ne va être choqué de voir des filles topless dans la rue et il n’y aura aucune conséquences…

    Puis si je résume bien, si tu es une fille, belle ou moche, vêtue normalement ou peu, l’oppression masculine les opprime au point de les faire pleurer. On peut même se faire « suivre pendant un certain temps ». Moi même il m’arrive souvent d’être suivit par des personnes, lorsque je vais par exemple d’un centre commercial au tram, parfois même jusqu’à la gare… mais heureusement un moment donné j’arrive à les fuir, lorsque nos routes se séparent…

    Et c’est tellement normal que la fille opprimé par les hommes insulte les hommes qui lui laisse un commentaire sans considération, que le commentaire soit de second degré, humoristique, ou encore cherche à réconforter d’une certaine manière on s’en fiche ^^ comme dit plus haut l’harcèlement c’est une notion abstraite suivant les personnes…

    En conclusion on a bien compris que tous les hommes ont un pénis au lieu d’un cerveau. Et comme toujours la majorité paie pour la minorité. Que tous les arguments des hommes sont pathétiques, que les vêtements ne renvoient pas d’informations tendancieuses, la fille que veut s’amuser l’histoire d’un soir va surement mettre un colle roulé, tout comme les « péripatéticienne », d’ailleurs il n’y a que les hommes qui interprètent tout très mal, on a jamais entendu de fille en insulter d’autres en fonction de leur tenue vestimentaire (oups désolé je sors du sujet, il ne faut pas lire le passage où les filles peuvent également exercer une forme d’harcèlement vis à vis de leur semblable… c’est uniquement les vilains monsieur bien entendu ! Girl Power !).

    PS: Oui les petites tenues peuvent être une forme de violence à l’égard des hommes, suivant l’âge les convictions religieuses, la morale… (Je ne ferais pas preuve d’humour avec la possible blague : « et ça dépend de la personne en petite tenue… »).

    PPS: C’est pas du tout hypocrite de dire que tu choisis les femmes sans considération pour leur physique ^^. On est tous pareil, dans la rue, au boulot dans les autres services, en cours, en soirée, etc… On ne va pas être guidé par l’apparence de la personne tant vestimentaire que purement physique ^^ (sérieusement ça marche sexuellement de dire que je suis un homme féministe voir « lesbien »? [C’est de l’humour bien entendu ;)].

    • C’est dingue comment les hommes qui dénoncent les violences faites aux femmes se font attaquer par des mecs comme kez. Un de plus dans le lot des patriarqueues et hélas ils sont nombreux même si certains peuvent être (r)éveillés ce qui n’a pas l’air d’être le cas de kez).
      En tout cas l’article dit bien les choses que nous vivons dans la rue quand nous y sommes seules (sans homme, sans enfant), comme si notre « liberté » du moment était insupportable à certains.

      sur les violences plus généralement j’ai écrit ceci :

      Un homme m’a tuée

      42 ans, sur le point de divorcer
      c’est terminé je ne serai plus forcée
      ouf ! Les enfants sont grands
      allongée dans la cuisine
      le sol est trop glissant
      j’voulais juste m’échapper
      arrêter de morfler
      de subir son plaisir
      ne plus être qu’un jouet
      mais ces coups là étaient si fort
      et ma tête qu’il a tapé
      sur le beau sol en marbre
      le v’la tout salopé
      y’a mon sang qui s’étale

      Remonter le temps
      les souvenirs
      accoucher enfin des terreurs enfouies

      22 ans, mariée
      Il est beau
      il est gentil
      il me trouve belle
      il dit qu’il m’aime
      je signe pour la vie
      un an et c’est fini
      il est dur
      il me dit grosse
      il me voit laide
      il me cache bête
      j’suis grosse et même engrossée
      et puis il fait tellement tout bien
      j’suis une moins que rien
      à peine foutue d’le servir comme y faut
      la première claque
      quand j’pleure, que j’perds les eaux
      c’est pour m’calmer qu’il dit
      bientôt au plumard il me voit comme un veau
      décide de m’prendre avec un d’ces poteaux
      pour réveiller ma libido
      le calvaire des viols d’alcôve
      des pluies battantes à sec
      qui dure 20 années
      enfin j’décide de me tirer
      mon fils est grand
      c’est un violent
      ma fille pas encore majeure
      c’est a coup de pied
      qu’il la fait avorter
      l’aura fallu du temps
      pour j’essaye de m’extirper
      tellement clouée par la culpabilité

      19 ans, en couple
      pas envie
      mais tant pis
      lui il veut
      alors je me plie aux jeux
      et puis si je plie pas
      il fera ça sur moi
      m’écrasant de son poids
      encore deux ans comme ça

      16 ans,en fugue
      une amie m’offre un canapé
      dans la nuit le père rentre
      me dit jolie
      me caresse les cheveux
      je ne sais pas ce qu’il veut
      je suis au lit
      ma bouche happée
      je ne dit rien, la peur au ventre
      je suis absente

      14 ans, en fugue,
      jean, basket, cheveux long sale
      comme à chaque fois
      mendier pour manger
      dormir dans une cage d’escalier
      tiens un café où je peux rester
      un bouge plutôt en fait
      les habitué-e-s m’ont à la bonne
      tous alcooliques
      m’invitent même à regarder un film chez l’un d’eux
      devant la télé, sur le canapé, je suis choquée, coincée
      que dire de ces images je suis tétanisée
      là je crois que la femme a pitié de moi
      sens le danger de me laisser là
      chez elle elle m’invite pour la nuit
      j’me rappelle pas comment je suis sortie

      13 ans, sortie interdite aux demi pensionnaires
      juste une ballade
      Valérie, je t’avertis qu’il n’est pas net
      trop prêt de nous
      d’un geste tu balayes mes doutes
      vers la forêt continuer la route
      dans l’ombre l’homme se fait monstre
      voulant que tout on lui montre
      allant jusqu’à toucher
      il m’est impossible de bouger
      et c’est seulement ta fuite
      cette course fortuite
      qui me défige
      après les cris inentendus
      silence, plus un mot
      même entre nous

      13 ans, première escapade,
      avec ma mère retour sur les lieux
      pour retrouver un Bambi oublié
      un homme nous suit
      Promène-t-il son chien?
      « Hé! Les filles! »
      je me retourne
      un truc sort de son pantalon
      c’est blanc, c’est mou, c’est long
      ma mère : oh quel con
      pas accéléré,
      retour à la voiture
      beau-père excédé
      ne rattrapera pas l’ordure
      mais rien aucune explication
      juste la terreur au fond

      et puis y’a cette voix
      qui m’dis que j’aime ça
      que j’suis qu’une p’tite garce
      qui va m’en donner
      qui va m’montrer c’que c’est
      un homme un vrai
      qu’ce s’ra ma punition
      mon expiation
      j’ai pas 8 ans
      je sais pas où
      je sais pas qui
      j’sais pas pourquoi
      je sais pas quoi
      y’a plus qu’une voix
      et mon corps qui se tord
      se torture, se remémore,
      et les remords

      plus tout les p’tits « aléas »
      Pas de femme à ce poste là!
      les frottis frottas du métro
      les trucs que les mecs disent dans ton dos

      Si vous pensez que cette histoire est singulière
      interrogez les femmes autour de vous
      celles qui sont encore debout
      sans voyeurisme, avec écoute et empathie
      vous serez alors bien surpris
      par l’ampleur de nos peurs
      la masculine terreur

      Labuc – 06/12/2012

    • une fois pour toute: lis bien: on s’habille comme on veut, on dit ce qu’on veut on met des coups de pieds ans les couilles si on veut.et si on veut etre nues avec une plume dans le uk, on le fera! la liberté de circuler en paix?ça te parle?comme je l’ai dit à un goujat en entrant dans un bar (lui=putain elle est bonne celle là, ft que jla serre », TOUT le putain de bar a entendu la remarque.le mec s’incruste genre j’ecoute ta conversation (que j’ai avec un ami), moi= xcuse moi tu vx qquchse? lui=non non, jvx ecouter cque vous dites! (normal!!) moi= ben moi jveux pas que t’entendes, tu vois!! lui= ah oui?mais c’est ma liberté, jfais ceque jeveux!!..mes potes a cote personne ne bouge bien sur.
      moi: ben tu vois connard, ma putain de liberté a moi quand je sors, tu vois, c’est de ne PAS ME FAIRE EMMERDER, citée comme ‘a pecho », ou autre insinuation quant a mon corps, ma tenue et mon discours, alors tu vas retourner avec tes potes et me foutre la paix!!!!
      tu penses que c’est normal d’en arriver là? moi pas..comme je pense qu’il faut arreter de laisser les publicitaires utiliser le corps de la femme pour vendre..tu m’etonnes tu sors de chez toi t’as aubade , regardez moi dans les yeux!!, t’arrives au metro t’as la meuf en maillot sur 20m de h et m, etc etc….jte parle mm pas des pubs pour tampoins et autres savons pour la secheresse intime….!!!bien montrer les ‘faiblesses, reveler les galeres des femmes!!!(mais urtt on s’occupe pas de leur rdv gyneco ou acheter la pilule pour pas que ce soit elle qui raque tout!!(et prenne le risque medical)a quand les pubs a la tele sur la secheresse du gland de ces messieurs? « avec glandou, retrouvez un gland tout doux »!!! nan serieux, vas te regarder dans une glace et pense a ta prochaine vie en femme!!!!(et arretes les degats (t’as le droit de changer d’avis) 🙂
      merci

    • Cher Kez,

      Merci pour ton commentaire qui illustre parfaitement cette grande stature de ce que nous, féministes-hystéro-poilues-mal-baisées, dénonçons : le patriarcat, et par répercussion, la culture du viol.
      Tout d’abord, parce que tu crois lire un gag. Ah oui ? Donc pendant plusieurs paragraphes tu lis ce qu’il arrive à à peu près toutes les filles quotidiennement en te tapant les cuisses et puis, arrivé au bout, oh bah non déception, c’était pas une blague ? Il t’a fallu attendre la fin pour t’en rendre compte. Ah, bien, on n’est pas rendus. J’ai beau chercher, je ne trouve pas un seul indice qui ait pu faire croire à un gag. Qu’on n’apprécie pas le style de l’auteur, ça, je ne le remets pas en cause. De là à parler d’hypocrisie ? Rires.

      « Banaliser la violence ».
      Ça veut dire quoi, « banaliser la violence » ? C’est en témoigner ? C’est rapporter ce que les meufs vivent quotidiennement ? C’est finalement ouvrir sa gueule, et ça t’embete, toi, gentil petit cis hétéro que les méchant-e-s féministes te mettent le nez dans ton caca ? Je comprends, il pue, ton caca, on le sent d’ici d’ailleurs.
      Évidemment que chaque femme ne se fait pas violer à chaque sortie. Et tu sais pourquoi ? Parce que dans 74% des cas, les viols sont commis par une personne connue de la victime. Et 67% ont lieu au domicile de la victime. Comment tu dis ? Ah non c’est vrai que ça ne concorde pas avec ce qu’on t’a appris, le viol toujours au coin d’une ruelle sombre avec un couteau pour ouvrir la minijupe de l’effrontée provocatrice qui n’avait qu’à pas sortir seule aussi, quelle gourde.

      « Pour certaines personnes des regards, des sourires voir un « bonjour » suffit à être interprété comme un harcèlement ». Pas pour certaines, pour beaucoup. Donc dans le doute, abstiens-toi. Merci pour elles.
      « Le harcèlement est une notion abstraite » ? Mais tu parles de ce que tu ne connais pas, et ne connaitras jamais mon grand. L’oppression oui on la subit, et elle ne veut pas dire qu’on se fait agresser tous les 3 metres, elle veut dire qu’on fait gaffe à tout, tout le temps, parce qu’on nous apprend que l’hôôômme serait une espèce de machin incapable de contrôler ses pulsions et que la fââââmme ne doit surtout pas les provoquer. Dans certaines cultures, on provoquerait les hommes en dévoilant des cheveux ou des chevilles. Et alors ne commence pas a venir me dire que justement là bas c’est pire et qu’on devrait deja s’estimer heureuses, là c’est mon pied dans ton cul.

      « Je t’invite à mettre une jupe qui dévoile plus de la moitié de tes fesses à l’air libre pour le vérifier. »
      Tout de suite, donc, remise en question de la femme. Oui mais attends, si elle s’est fait emmerder, c’est quand même que, hein !
      Non plus chaton. Je me fais bien emmerder en jean aussi, meme sans maquillage. Moins qu’en short, c’est certain, mais quand même. D’autant que ton exemple est doublement débile : d’une part parce que je croise rarement des personnes qui portent des jupes laissant réellement la moitié de leurs fesses à l’air dans la rue, et d’autre part parce que tu invites un homme à le faire. Comme si l’homme allait récolter les mêmes réactions de la part des gens. Comme si on allait le traiter de salope, de petite pute, lui mettre des mains au cul et lui raconter des trucs qu’il n’a pas envie d’entendre. Non, l’homme, on va le traiter de pédé. De tapette. On va rire parce que c’est forcément une blague. On va se foutre de sa gueule. Dans le pire et le plus extrème des cas, on va le frapper. Fort. Pour lui apprendre la leçon : se vêtir en femme, c’est honteux, c’est risible, t’es pas digne d’être un homme, on va te montrer nous ce que c’est un vrai BONHOMME. C’est ça aussi, contre quoi on se bat, tu sais. Parce que le sexisme n’atteint pas que les femmes, mais aussi tous les hommes qui ne rentrent pas dans le cadre destiné. Pas assez de muscles, pas assez de poils, pas assez de conquêtes, en somme pas assez de virilité = féminisation = honte.

      « D’ailleurs il n’y a que les hommes qui interprètent tout très mal, on a jamais entendu de fille en insulter d’autres en fonction de leur tenue vestimentaire (oups désolé je sors du sujet, il ne faut pas lire le passage où les filles peuvent également exercer une forme d’harcèlement vis à vis de leur semblable… c’est uniquement les vilains monsieur bien entendu ! Girl Power ! ». Ah si, souvent. Et on appelle ça le « Slutshaming » pour information. Et ça aussi, tu sais, on se bat contre. Parce que les filles aussi sont conditionnées pour penser qu’elles sont inférieures à l’homme mais que c’est normal que ce soit comme ça, et qu’elles aussi pointent du doigt celles qui n’en font rien et s’habillent quand même comme elles veulent, ou sortent avec qui elles veulent.
      « Les vilains messieurs ». Oh mais pauvre, PAUVRE PETIT CHATON OPPRESSÉ ! Moi je moi je moi je mais moi je viole pas mais moi je suis pas méchant gniii. Ta gueule, ça suffit.

      Tout ton post transpire exactement ce qu’on combat. Les idées préconçues. Bien intégrées. Partout. La seule excuse que je puisse trouver à ton discours morveux est le jeune âge que je te devine. Et que je te souhaite, d’ailleurs, parce que si ce n’est pas le cas, non seulement tu écris comme un gamin mais en plus tu as construit toute ta vie sur des clichés et de la merde. Sinon, c’est qu’il y a peut-etre encore un espoir quelque part.

      • « Pour certaines personnes des regards, des sourires voir un « bonjour » suffit à être interprété comme un harcèlement ». Pas pour certaines, pour beaucoup. Donc dans le doute, abstiens-toi. Merci pour elles.

        > T’as conscience de pratiquer le terrorisme, au moins, ou tu te relis même pas ? Bienvenue dans la société où les oreilles seront désormais comblées par des écouteurs intra-auriculaires et les regards masqués en permanence par des journaux gratuit… Parce que bon, ça en faisait quand même chier beaucoup, les bonjour, les sourires… Sérieusement, tu penses que l’on devrait pénaliser ?

        « dans 74% des cas, les viols sont commis par une personne connue de la victime. Et 67% ont lieu au domicile de la victime. »

        > Preuve, s’il en était besoin, que les levers de chapeaux au passage d’une dame, dans la rue, sont le plus souvent bien anodins. Mais aussi, plus grave, qu’une bonne part de ces viols pourraient ne pas tout à fait en être, mais être grandement sujet à interprétation…

        Tu aimes bien évoquer l’idée que nous les hommes ne sommes que des sortes porcs insensibles et incapables de se mettre à votre place. Mais je te propose également une mise en situation empathique, en imaginant la scène suivante : quand après une soirée arrosée entre adultes consentants, tu vivras un coup d’un soir plutôt sympa… Avec un mec qui n’assumera finalement pas le lendemain devant ses parents chez qui il t’aura ramené et te fera donc passer deux ans en prison en t’accusant d’un viol que tu n’auras pas réellement commis… Sauf que cette scène est bien difficile à imaginer, c’est vrai : nous, les hommes, on se conduit rarement comme ça (je n’ai d’ailleurs pas entendu évoqué le moindre cas) et la justice nous rirait d’ailleurs bien au nez si on osait raconter cela « elle m’a violé : lol ».

      • Et j’adore aussi ta définition de la lutte contre le sexisme pouvant également toucher les hommes, en clair : défendre leur droit d’être des femmes comme les autres. Sublime. 🙂

      • Et cette fin magnifique qui pue l’arrogance, l’autosatisfaction crasse et le complexe de supériorité à plein nez. En clair : soit on pense comme toi, soit on est idéologiquement une merde ou un morveux. 🙂

        Franchement, on s’éclate sur ce fil de commentaires ! 🙂

      • @PeuImporte (Parce que je vois qu’il y a beaucoup, beaucoup de travail à faire avec toi… Je vais essayer de répondre en restant calme même si tes propos me donnent à la fois la nausée et l’envie de t’égorger au nom de toutes les femmes violées qui n’ont jamais porté plainte, et elles sont nombreuses.)

        1) « Parce que bon, ça en faisait quand même chier beaucoup, les bonjour, les sourires… Sérieusement, tu penses que l’on devrait pénaliser ? »

        En fait oui, même les « bonjours » ça fait chier, quand en vingt minutes de trajet on en reçoit toutes les 3 minutes (je te laisse faire le calcul), et toujours dits avec un ton salace… Tous les putains de soirs où on a le malheur de sortir, de toutes les putains de semaines… De fait, ce n’est pas une agression, mais c’est du harcèlement dans sa définition pure, du fait de sa répétition. Pour info, TOUTES les filles qui rentrent chez elles de soirée à pieds ont PEUR des hommes, prennent plein de précautions pour ne pas se faire agresser (les clés entre les doigts, capuche, regarder le sol, ne jamais capter un eye-contact, écouteurs, marcher vite sans se retourner etc…). Tu trouves ça normal ? Et tu trouves que c’est un cadre idéal pour aborder une fille que tu ne connais pas pour la « draguer » ?

        Pour mettre les choses au clair, que ce soit la nuit ou en journée d’ailleurs : regard OK, sourire OK, mais si une fille ne répond positivement ni à l’un ni à l’autre c’est qu’elle n’a pas envie de communiquer avec toi (même si elle porte une mini-jupe on va pas le répéter mille fois). A partir de ce moment là, tout ce que tu feras de plus sera, au mieux, du harcèlement (la suivre, continuer à lui parler alors que ça l’emmerde, bref être indésirable), au pire, de l’agression physique ou verbale (la toucher, l’insulter).

        Alors pénaliser… Difficile de pénaliser les « bonjours », c’est certain, éduquer c’est en général plus efficace. C’est un peu ce que j’essaie de faire d’ailleurs.

        2) « Preuve, s’il en était besoin, que les levers de chapeaux au passage d’une dame, dans la rue, sont le plus souvent bien anodins. Mais aussi, plus grave, qu’une bonne part de ces viols pourraient ne pas tout à fait en être, mais être grandement sujet à interprétation… »

        Mmh… Bon. Comment dire ?

        Premièrement, si pour toi le fait qu’une femme se fasse harceler et/ou agresser est « anodin » (« boaaah ça va c’est pas du viol quoi ») c’est que tu as une échelle de valeur assez inquiétante et que tu ne mérites pas de vivre.

        Deuxièmement, ce qui est grave, c’est que tu oses dire qu' »une bonne part » des viols n’en sont pas. En fait, je ne sais pas sur quoi tu te bases pour dire ça mais c’est parfaitement honteux. Contrairement à ce que tu as l’air de sous-entendre, le fait que le viol se fasse majoritairement dans un milieu proche n’est pas une circonstance qui facilite le fait de porter plainte mais c’est même largement le contraire : la majorité des femmes n’osent pas porter plainte dans ces cas là parce qu’accuser son meilleur pote, son mari, son père, l’ami de son père, etc peut briser une famille (ou une bande d’amis), tout ça pour écouter des heures les policiers au commissariat te dissuader de porter plainte, puis voir celle-ci ne jamais aboutir.
        En général les victimes ne portent pas plainte parce que le rapport coût/bénéfice est désavantageux, sans compter qu’en général elles ont honte d’elle-même et culpabilisent à tort… Précisément parce qu’on vit dans une société où des connards comme toi nous apprennent que c’est de notre faute si on se fait agresser/violer, parce qu’on a mis une jupe trop courte, qu’on s’est maquillées, parce qu’on a pas surveillé notre verre en soirée ou parce que on est trop naïves pour faire confiance aux membres de notre famille / nos amis proches… Parce qu’on aurait dû s’attendre au pire et deviner que le mâle, succombant à sa profonde nature, allait saisir la moindre occasion pour nous sauter dessus. Voilà ce qu’on nous apprend et ce qu’en général on nous reproche quand il nous arrive malheur.

        Pour répondre à ta « mise en situation sympathique », en deux mots : les femmes non plus n’accusent pas les hommes à tort et ne les traînent pas devant la justice sans raison, tu sais…

        Honnêtement, je crois qu’il y a énormément d’hommes de bonne volonté, polis et respectueux, mais même eux ne peuvent que difficilement imaginer ce qu’est être une femme au quotidien. Je t’invite à lire ces articles qui traitent de la « culture du viol » dans laquelle nous vivons, ça t’éclairera peut-être un peu : http://antisexisme.wordpress.com/2013/01/09/cultures-du-viol-1/
        Et à regarder ce petit clip (pour te mettre toi aussi dans une « mise en situation sympathique ») : http://antisexisme.wordpress.com/2013/01/09/cultures-du-viol-1/

        Sur ce, bonne nuit.

      • Je relèverai une chose très importante en fait, qui va mettre une bonne fois pour toutes un terme à la confusion drague / harcèlement.

        Nina l’a très bien dit : si la fille ne répond pas positivement à l’invitation à discuter, on trace. Le harcèlement commence précisément à ce moment là, si on insiste.

        La grosse différence est là : le harceleur ne laisse pas le choix. Le gentleman au contraire laisse à la fille, de manière claire, la possibilité de dire non, de partir à tout moment, et n’insiste pas si c’est non.

        Quelque chose de très concret : il m’est arrivé d’aborder des filles dans la rue. Il y a un truc qui pour moi est primordial, c’est que si la fille s’arrête pas, je ne la suis pas.
        Ca parait anodin, mais ça change radicalement le rapport.

      • Calomnie, insinuation, insulte, volonté de voir censurer la parole de ton adversaire idéologique… Le tout pour finalement fuir le débat. Aucun de ces comportement ne t’honore, ni toi ni les personnes que tu représentes. Ici, j’ai été insulté mais ne me suis pas abaissé à répondre à l’insulte par l’insulte. J’en veux pour témoins tous ceux qui m’auront lu et pour ma part, n’étant pas fasciste, je ne réclame absolument pas ta censure. Enfin et pour finir, apprend à lire. La citation que tu trouves la plus discutable dans mon dernier message n’est rien d’autre que… La reprise de la caricature de Nina, que je discutais également.

      • Bon, moi je ne vais pas m’égosiller dans le vide. Reviens quand t’auras lu des écrits, discuté avec des amies, des soeurs, des cousines, écouté des témoignages ou simplement quand t’auras un peu ouvert les yeux. Parce que là tes petites analyses masculinistes, on s’en cogne pas mal. On les a déjà lus, tes propos, on les connait, les gens comme toi. Oui, les gens, non pas que les mecs. Tu es ce que nous reprochons à la société, dans toute sa splendeur. Je comprends mieux que tu te sentes visé et tes réactions à la suite de l’article. Le relou de rue, c’est toi. Le mec qui va expliquer à sa pote qu’il faut pas venir pleurer quand on se fait emmerder si à coté de ça on se balade en jupe, c’est toi. Le mec qui remettra en question la parole de sa collègue qui a été abusée en lui demandant si oui mais quand meme elle a bien fait de rentrer avec cet autre collègue bourré après la soirée de l’entreprise, c’est toi. C’est bien gentil de venir nous expliquer comment mener notre combat, enfin, si tant est qu’il ait lieu d’exister, mais tu peux partir maintenant, merci d’être passé, ne te retourne pas et bon vent.

      • bien dit Maelle&Diction!

        j’ajouterai pour les non averti-e-s du discours masculinistes que la réponse de « peu importe » à mon com est typique.

        Il ne reprend pas le fond mais la forme soulignant le seul endroit où suite à un copier coller malheureux il me manque un bout de phrase, alors que le com suivant j’ai corriger l’erreur?

        Il m’accuse de l’insulter alors que je lui souhaite du bonheur…

        Il se place en victime, en adversaire idéologique (le sexisme est donc un idéologie pour lui).

        Il existe aussi des femmes masculinistes au moins sur les Internet (est-ce vraiment des femmes mais je pense cela possible. Il existe bien des hommes féministes.

        Par expérience je peux vous assurer qu’aucun discours constructif ne sort de ce genre d’échange. Mais libre à vous de faire votre propre expérience.

      • en fait je constate même que son com ne s’adressait pas à moi, décidément c’est fini je ne répond plus depuis mon mail.
        Ceci dit ça ne change pas grand chose sur la teneur de son discours…

    • C’est un plaisir de te lire, même si, dans le détails, je ne vais pas précisément dans ton sens à chaque paragraphe. Re-citons une simple phrase de l’article initial pour ajouter un peu d’eau à ton moulin « Ce serait une provocation, ça n’en ferait pas un argument pour ne pas en mettre ». Ca dit bien ce que ça dit : ok pour provoquer, mais pas pour recevoir la moindre réponse à ces provocations. Au bout d’un moment « assumer ses responsabilités », tout simplement, ça devrait être un concept qui parle à tout le monde. Un bodybuilder qui porte des débardeurs en S le fait clairement pour exhiber ses muscles, une fille qui met un jean moulant son cul, il faut arrêter de prétendre qu’il s’agit d’un choix purement anodin et que quiconque oserait penser autrement serait un beau salaud… L’oppression n’est peut-être pas toujours du côté où on la situe.

      • « Un bodybuilder qui porte des débardeurs en S le fait clairement pour exhiber ses muscles »
        et des femmes de tous ages l’aborde dans la rue en lui servant des : « t’es bon! », « tu baises? », « lèche ma chatte: »…
        L’apparence ne justifie pas l’agression dans quelle langue il faut le dire?

      • La drague, même un peu lourde, n’est pas une agression. Dans quel langue il faut le dire ? 🙂

      • Oui, j’ai honte, pardon, je fais partie de ces 100% de mecs qui ont déjà un jour dragué une fille. Quel acte de repentance me préconises-tu ? 🙂

      • Nina, ta déficience idéologique et rhétorique ne se voit pas camouflée mais bien renforcée par le nombre de tes insultes. Ce n’est pas parce que dix hommes par jour te disent « bonjour » qu’il s’agit d’un harcèlement et ce pour une raison simple : ces messieurs ne se connaissent pas et ne se sont pas concertés entre eux. Ce qui t’oppresse, ce ne sont donc pas les hommes, mais la concentration urbaine. Tu serais donc bien mieux à la campagne qu’en banlieue, car tu croiserais moins de monde… Mais attention, cruel revers de la médaille, dans les villages, absolument tout le monde se dit « bonjour » dans la rue. Je pense que tu en souffrirais terriblement. Quand à ta vulgaire caricature (toutes les filles ont peur et rentre chez elles le soir avec une capuche, les yeux baissés, des clés à la main en guise de couteau et des écouteurs dans les oreilles (tiens, ça va être malin pour repérer les agresseurs…)) elle ne correspond, par chance, pas à la réalité générale que tu prétends exprimer mais à une vague minorité gavée aux séries policières diffusées en prime time sur TF1.

        Enfin pour le viol, il faut clairement manquer de sens pour dire qu’il n’est pas une question de perception, puisque tout n’est qu’affaire de consentement, fluctuant selon les circonstances. Et c’est pourquoi beaucoup d’affaires n’aboutissent pas. Libre à toi d’insulter la justice française et nos institutions autant que tu le souhaites lorsque des accusatrices se voient déboutées, mais le fait est que nombreux sont les prétendu viol qui n’en étaient « pas tout à fait ». Une nuance qui, comme tu sembles pourtant le comprendre plus loin peut briser bien des vies (autrement plus qu’une petite partie de baise qu’on regrette un peu le lendemain). C’est d’ailleurs amusant de voir que les féministes (ces femmes qui se sont affranchies des tabous entourant la sexualité, l’ayant libérée) sont les plus prompts à sacraliser un simple petit coup dès lors que ça peut faire tomber un mec. A croire qu’il ne s’agit de rien d’autre que d’une idéologie flexible, pliant dans un sens ou l’autre tant qu’il s’agit de celui d’une haine de l’homme.

        @Bruno : Tu sembles tout de même omettre le rapport de force inhérent à toute entreprise de séduction qui n’est jamais une simple suite de « oui ». Je te répondrais donc une chose qui pourra te sembler très paradoxal, mais ce dont manquent les hommes qui insistent dans la rue ce n’est pas d’élégance mais d’égo. En effet, une Nina qui me lancerait un regard noir en raison d’un simple bonjour ne mériterait tout simplement pas, à mes yeux, que je m’attarde…

        Mais le problème c’est qu’il y a bien longtemps que bien des hommes ont déposé leur égo aux pieds des femmes pour ne plus devenir que simples chiens (ce qui semble d’ailleurs ne pas du tout leur convenir). Il serait donc peut-être temps que l’on cesse de s’intéresser aux feuilles du problèmes pour plutôt commencer à en explorer les racines ou ne serait-ce que les branches. Mais je crains, hélas, que cela ne soit pas le lieu et que nous manquions d’interlocuteurs.

      • « toutes les filles ont peur et rentre chez elles le soir avec une capuche, les yeux baissés, des clés à la main en guise de couteau et des écouteurs dans les oreilles  » c’est sure que tu sais tout mieux que nous nous les filles! tu es un mâle après tout et tu nous le dis bien. tu t’affirme viriliste.

        « mais le fait est que nombreux sont les prétendu viol qui n’en étaient « pas tout à fait » » un viol « pas tout à fait » est un viol et c’est suffisamment pénible à dénoncer pour ne pas se lancer dans ce genre de démarche sans fondement.

        « Mais le problème c’est qu’il y a bien longtemps que bien des hommes ont déposé leur égo aux pieds des femmes pour ne plus devenir que simples chiens »

        Mon verdict est sans appel Tu es un masculiniste venu polluer cette page

        Aussi s’il y a un-e modéra-teur-trice sur cette page j’espère qu’il-elle va te dégager car tu es irrespectueux et mysogine et j’invite les autres personnes qui commentent à ne pas entrer dans des dialogues stériles avec toi tu aura toujours une saloperie à sortir sur les femmes en réponse.

        pour ma part je ne m’adresserai plus a toi mais je t’offre quand même cette petite chanson d’un homme qu’il est vraiment très bien :

        je te souhaite de trouver le bonheur ainsi tu nous casseras moins les ovaires!

      • Rectificatif
        « toutes les filles ont peur et rentre chez elles le soir avec une capuche, les yeux baissés, des clés à la main en guise de couteau et des écouteurs dans les oreilles (tiens, ça va être malin pour repérer les agresseurs…)) elle ne correspond, par chance, pas à la réalité générale que tu prétends exprimer mais à une vague minorité gavée aux séries policières diffusées en prime time sur TF1. »
        c’est sur que tu sais tout mieux que nous les filles! tu es un mâle après tout et tu nous le dis bien. tu t’affirme viriliste.

    • Oui des fois ça devient trop chiant et tu pleures, et ça ne fait pas de toi une andouille. C’est normal. C’est une réaction que les gens ont parfois à des trucs durs qui leur arrivent plus ou moins souvent. Pas toute les femmes, ça c’est ta lecture, l’article parle d’une seule femme qui est son amie et… lui a probablement parlé de ce qui lui était arrivé ! Oh ! Incroyable ! Il parle d’une réaction en particulier et pas de celle que toutes les femmes ont ! Et quand bien même une femme pleure pour ça, ça ne fait de mal à personne et c’est compréhensible. En plus, ça fait du bien. Faut bien laisser le truc sortir en pleurant ou se mettant en colère, sinon on finit par exploser bien plus tard. Et oui, ça arrive souvent.

  9. Je jette régulièrement un coup d’oeil sur vos articles, sincères et sans fard.
    Alex, c’est moi. Ma meilleure amie. Ma cousine. Ma voisine.
    Je ne comprends pas qu’il faille encore aujourd’hui justifier devant les hommes (et parfois même les femmes) le fait que l’on accepte pas de se faire draguer, insulter, toucher, à longueur de temps dans la rue, dans le métro, dans les magasins… « T’sssss mad’moiselle vous êtes charmante. » ; « Hummm t’es bonne. »; « Ouaaaah, bombasse t’sais »…
    Non, messieurs nous ne mettons pas une jupe simplement pour être draguée. Non messieurs, vous n’êtes pas les seuls à avoir des désirs sexuels et pourtant entendez-vous régulièrement des femmes alpaguer des hommes dans la rue avec des « Eh mon mignon, t’as un beau p’tit cul »??
    Alors, il faudrait enfin libérer la parole, parce que ces mots, ces gestes, loin de recouvrir le traumatisme que peut être un harcèlement sexuel ou un viol, sont pourtant difficiles à vivre au quotidien.
    Les femmes doivent adapter leurs vêtements, leur comportement selon le lieu et l’heure. Combien de fois avez-vous entendu une mère dire à sa fille alors qu’elle sort le soir: « Si tu rentres tard, baisse les yeux, mets tes écouteurs avec la musique et fais attention ».
    LA FEMME EST DEVENUE LA VICTIME DE CERTAINS HOMMES.
    (Parce que je ne généralise pas, et que tous les regards, tous les sourires, tous les mots ne sont pas des agressions)

    Pour finir avec ce commentaire qui j’espère rendra fidèlement compte de ce que je ressens face à ce problème du harcèlement de rue, voici un lien vers un article sur le même sujet, qui je pense vous intéressera:

    Bonsoir
    Et encore merci pour cet article.
    Joséphine
    Habitant de Montreuil (93) et étudiant à Paris

  10. franchement chapeau pour l’article
    et pour appuyer: moi je suis POUR la castration pour les violeurs…ça va en calmer de nombreux.
    pour répondre aux defenseurs des predateurs: aimeriez vous que votre copine, votre fille, votre mere!! se fasse harcelée comme ça?? je ne veux pas que les rues soient le territoires des mâles. perso je fais du krav maga, et je n’ai pas peur de remballer les malotrus….le dernier qui m’a sorti que ‘j’avais pas assez de seins!! » (sisi tu marche tranquille et t’as un connard qui te reduit a ton physique..ça surprend tjs)..jlui ai dis bah basy toi baisse ton froc qu’on voit la longueur de ta bite!!!(forcement jme suis faite insultée..mais au moins il a compris …
    le pb vous le savez et vous l’avez dit c’est la bite….
    et plus ça va, plus je doit defendre la voix de la femme…a commencer par expliquer que la contraception, non desolée mais el ‘ho c bien, c les filles qui s’occupent de tout, nous on s’occupe de rien!!’ révélateur de la desinvolture et le deni de la condition feminine…
    plus ça va , plus je comprends les femen, qui secouent sous leur nez leurs nénés, les mamelles nourricieres, devenues objet sexuel…ha il est beau le monde!!

    donc enorme merci Romain pour cet article….

    quant aux harceleurs….évitez de croiser mon chemein, si vous voulez procreer .à bon sentendeurs , salut

  11. Ben merde, je ne pourrai plus regarder ce qui me plait ? simplement une femme avec un pantalon ou une jupe quelle importance ? ce qu’elle dégage c’est simple non ? un p’tit flash de bonheur ou de plaisir des yeux…mais juste çà, je ne vais pas la suivre comme un chien en rut !
    il est vrai que je zappe facilement les films, les journaux ou les émissions débiles, parfois une pensée libidineuse ,? peut-etre, mais juste un flash…Je ne regarde pas assez de pornos sans doute….

  12. Je crois que vous confondez draguer et er réduire une fille ä son physique. J’ai rencontré des filles dans la rue, mais il voud semble impossible de leur parler sans aborder leur cul. C’est symptomatique…

    • Bien sûr que si c’est possible… Dis de manière aussi générale, ça pourrait difficilement être faux aussi.

      Mais là, le débat a un peu dépassé le « simple » fait de les aborder par leur cul pour reprendre ta terminologie (et que l’on a attribue pas cela à un parti pris viriliste ou quoi que ce soit d’autre en « iste »… contradicteur, ça suffira bien :)). Maintenant, je trouve que ça tourne plus, dans les derniers messages du moins, à est-ce que le critère physique est à considérer dans une relation de séduction amoureuse ?

      Parce que je suis d’accord avec toi sinon, je discute avec des filles, de ce qu’elles font dans la vie, de leurs passions, aussi du temps et tout le reste, des discutions normales quoi. Par contre, je reconnais bien facilement que si je souhaite en séduire une, c’est parce que je la trouve intéressante ET jolie, selon mes goûts. J’espère sincèrement pas être un taré (m’enfin, c’est bien un réflexe occidental que de rester campé sur la dualité corps-esprit)….:lol:

      Sinon, comme dis quelques messages plus hauts, ce débat est complètement stérile. Car ce n’est pas un débat, mais une foire aux procédés rhétoriques manipulatoires des deux côtés (même s’il y a une plus grande quantité de messages d’un côté que de l’autre)… Mais fallait pas s’attendre à mieux avec un tel article. Je veux dire, je ne juge pas le fond, l’histoire de ta pote, toussah, mais bien la forme de l’article. A savoir, une « tranche de vie », digne des meilleurs reportages tf1 ou le parisien (comme évoqué plus haut), appelée à susciter l’émotion et pas la réflexion. Chacun son trip, mais perso je trouve ça naze d’utiliser les mêmes formes narratives que les médias dominants, à la botte des puissants de la finance qui nous gouvernent, manipulateurs, corrompus (rayer les mentions inutiles :lol:) en changeant le fond. Je pense sincèrement pas que ça aide à l’émancipation de qui que ce soit sur quelque plan que ce soit…

  13. Pingback: Viol, violences | Pearltrees

  14. Pingback: Peut-on draguer sans être sexiste ? | L'Art et La Manière

  15. Pingback: Genre et féminisme | Pearltrees

  16. Merci 100 fois pour cet article, et pour « La Dépêche se lâche contre les femmes » aussi.
    Je m’abonne (au blog pas au journal!!)

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