On a testé pour vous : Bilbo le Hobbit, le film

Non, on n’est pas critiques de films. On n’est pas très films tout court. Enfin on en regarde à l’occasion, souvent dans la plus grande illégalité. En fait notre télé sert plus à notre PS3 qu’autre chose. Oh on a nos préférences, nos trips sur les Tarantino’s ou les frères Cohen ainsi que les quelques films de gauchistes qui trainent ça et là dans l’appartement. Étrangement  on mélange ça aux pires scénarii catastrophes où un américain sauve toujours le monde.

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Biensur, on a été bercés aux Star-Wars, on a été ados avec le Seigneur des Anneaux. J’ai lu mes premières pages personnelles avec Tolkien. Nous attendions donc tous les deux la sortie du premier film sur Bilbo

Faire du tourisme au cinéma

Je me suis jamais senti aussi touriste qu’en prenant ces places au ciné. C’est à deux pas de chez moi, y avait pas de quoi être mal à l’aise en fait. Prévoyant, les places sont prises quelques heures avant. Je découvre avec horreur les prix, je galère à trouver une séance qui n’est pas en 3D. Puis je donne rendez-vous à quelques potes et à Laura (je vous en ai pas encore parlé). L’un d’eux a pris son billet sur Internet et présente le code-barres sur son téléphone. Le progrès me vieilli tous les jours.

Avec Flo on débat sur l’heure à laquelle venir. Je plaide pour y aller au moins 45 minutes à l’avance. Il me rit au nez mais va vite regretter en voyant la foule devant la salle. Finalement, on évite de peu l’émeute, et on trouve même des places pas trop mal… Au deuxième rang. On en prend plein des mirettes et on redevient des gosses à vitesse grand V. Le petit bonhomme bleu dévale son toboggan et vise le centre de la cible. L’excitation monte, la lumière s’éteint progressivement : c’est parti !poster-affiche-the-hobbit-gandalf

Bon, et le film ?

Ah oui, c’était le but de l’article. Le Film, on l’a kiffé ! On n’est pas très chiant il faut dire. On n’appartient pas à ces gens qui s’attendent à ce qu’une adaptation colle parfaitement au bouquin. Ce sont deux exercices différents. Souvent pour faire chier ces gens-là je réponds « c’est vrai que le bouquin est une très mauvaise adaptation du film ! ».

On retrouve une certaine ambiance évidemment. Des personnages qui nous replongent quelques années avant, quelques clins d’œil à la précédente trilogie. L’esprit bucolique des hobbits nous fait toujours marrer. Des espèces de phalanstères post-révolutionnaires mêlés au règne caché de la propriété privée. Gandalf est fidèle à lui-même et nous fait inconsciemment le narrateur du début.

Les nains sont les stars évidemment. Ils nous changent de la caricature de Gimli. Les réflexes politiques arrivent assez vite. On s’imagine au milieu du groupe à demander « mais le chef il est élu par qui au fait ? » ou « Hey, ça manque de femmes votre groupe d’aventuriers. Faut avoir un pénis pour se battre contre un dragon maintenant ? »

De manière générale, les presque-trois-heures passent toutes seules. Le film est bien plus rythmé que le Seigneur des Anneaux. Les détails sont plus développés, les personnages plus riches et permettent une plus grande immersion. Les scènes de combat sont un peu décousues mais les courses-poursuites nous emmènent dans tous les sens. Le joker magicien est trop utilisé à mon goût mais on prend une petite claque à chaque fois. De même, le scepticisme des nains vis-à-vis du hobbit est un peu redondant et téléphoné.

imagesEvidemment, les autres stars, c’est l’anneau, Gollum et Bilbo. Le moment qui les rassemble est assez court dans l’ensemble du film (ça m’a rassuré) mais il est surtout très savoureux. Les petites devinettes du livre sont parfaitement mises-en-scène et retracent bien la tension du moment, surtout au regard de l’enjeu qu’il représente par la suite.

Pour conclure

Découper le petit livre en 3 grands films est la meilleure idée du siècle. On entre dans les détails sans peur des minutes qui passent, on ne se sent pas pris par le temps et l’intrigue se déroule tranquillement sous nos pas. Des moments stratégiques brisent le rythme et renouvellent l’attention, certains sont plus maladroits que d’autres, comme celle avec Saroumane. Mais ce moment est relevé par la relation entre Gandalf et Galadriel qui nous fait dire à pleine voix dans la salle « obligé qu’ils couchent ensemble eux ! »

Le film fini donc trop vite et sur cette petite phrase de Bilbo tel Hollande parlant de la crise : « le pire est derrière nous ». Lui, il a pas lu ce qui se passait après ! Ca donne envie de se remettre aux jeux de rôles en fait.

On a testé pour vous : Bilbo le hobbit ! On a testé pour vous : jouer au critique de ciné.

Romain JAMMES

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2 réflexions sur “On a testé pour vous : Bilbo le Hobbit, le film

  1. « Découper le petit livre en 3 grands films est la meilleure idée du siècle »

    Hum, ça laisse pensif… Moi qui pensait sottement que c’était pure raison mercantile et capitaliste….

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