Ceci n’est pas un manuel scolaire du moyen-âge

Vous savez, ce qu’il y a de particulièrement énervant dans le combat féministe, c’est de se faire constamment rappeler qu’on lutte pour des choses peu importantes. Alors évidemment il y a classiquement les bourrins qui pensent que tout dépend de la lutte des classes (et je dis ça alors que je suis bassement marxiste). Mais il y a également ces personnes (vous notez ma tolérance je n’ai pas dit des p’tit-e-s con-ne-s)… je disais, ces personnes qui, du haut de leurs grandes chaussures à semelles nombrilistes compensées, vous rappellent que même à l’intérieur du féminisme, le combat que vous menez est secondaire.

Je travaille actuellement sur un projet de loi qui autoriserait de frapper à mort lesdites personnes. En attendant ça fait un certain dégât et quand vient la démonstration que le féminisme, ce n’est pas seulement se battre pour la parité et l’égalité salariale mais aussi contre tout un système culturel patriarcal qui construit des femmes soumises, eh bien il faut le crier haut et fort !

C’est l’idée d’un dictionnaire

Au fond, l’idée est mignonne. Non, elle est insupportablement naïve même. Des gens ont dû se dire « hey on a une méga bonne idée, on va faire écrire par des enfants un dictionnaire pour les enfants ». Ces gens, ce ne sont même pas des illuminés dans leur garage qui philosophent après avoir sniffé des tubes de colle UHU. C’est le CNDP, déjà avec un sigle ça fait genre truc sérieux et tout… Le Centre National de Documentation Pédagogique ! Ca vend du rêve !

Sauf qu’un dictionnaire, certes c’est pas passionnant à lire, mais c’est censé donner des définitions un tantinet objectives et à minima pédagogiques (comme dans le nom du centre qui a pondu cette ineptie). Je dis un tantinet objectives car je ne me fais pas d’illusions sur les arbitrages patriarcaux dans la composition de nos Larousse/Robert (ceci est un autre débat). Seulement les gosses, c’est mignon, ça fait pipi au lit, ça joue au chat dans la cour, et ça refait le monde avec des poupées mais surtout ça avale tout cru la culture dominante que transmettent l’école, souvent la famille, et systématiquement la télévision.

Le résultat : c’est une bonne grosse merde. Et dans les perles, il y a évidemment des Jocondes du sexisme :

  • Le Père : « C’est le mari de la maman » Aïe, ça commence bien, la procréation hors mariage est bannie visiblement. « Sans lui la maman ne pourrait pas avoir d’enfants. » Les couples lesbiens qui espéraient une PMA un jour apprécieront. « C’est le chef de la famille parce qu’il protège ses enfants et sa femme. » Contre les attaques de mammouth pendant que la femme faire cuire un cerf dans la caverne j’imagine.
  • La Femme : « Elle peut porter des bijoux, des jupes et des robes. » Ça y est, je suis jaloux. « Elle a de la poitrine. » Mouais, et sinon à part le physique ? « Miss France est la plus belle femme de France. » Et bien on est mal barrés… sois belle et tais-toi !
  • Féminin : « Cendrillon redevient féminine quand elle se retrouve dans sa belle robe pour le bal. » Merci Disney ! Remarque, elle aurait pu dire qu’elle est féminine quand elle lave le sol, on a échappé au pire.
  • La Mère : « Ma mère repasse les affaires de toute la famille. » Si c’est pas beau l’instinct maternel.

Agir peut sauver des vies (désolé j’avais pas d’inspiration)

Au fond, c’est presque intéressant. On se dit « tiens, on a vraiment la démonstration que les enfants sont bombardés de clichés par la société, et donc que la culture dominante est bien un pamphlet machiste ». Certes, mais quand on apprend que l’ouvrage (oui même les pires âneries on doit les appeler ouvrages, sinon Zemmour ne serait plus publié)… Donc quand on apprend que « cette œuvre lexicographique (lol) est le fruit de l’imagination et du travail de milliers d’élèves guidés par leurs maîtres » on rit jaune, voire carrément ocre. Les profs’ ont donc été complices de ces clichés. C’est peut-être qu’ils sont eux aussi assez bombardés culturellement pour ne pas trouver ça grave…

Bref, autant de très bonnes raisons de se lancer à l’assaut du chef-d’œuvre zemmourien pour les mouvements féministes. Chose faite, l’éducation nationale a été un peu prise au dépourvu. Depuis lundi, le site du dictionnaire est fermé. Le ministère a précisé à Arrêt sur Images que « certaines définitions ne sont pas admissibles et doivent être réécrites », ce n’est donc pas tombé dans l’oreille d’un sourd (on dit aussi l’oreille d’un socialiste par chez nous). Quant aux profs ? Le ministère a même requis « une évaluation de l’inspection générale du travail qui a été fait en classe avec les élèves. » Que demande le peuple ?

Alors ce petit combat que certains considèrent comme secondaire voire carrément inutile, s’il peut participer à briser ce genre de clichés chez nos bambins, c’est un immense et indispensable combat. D’autant que le système patriarcal est fait de chaînes imbriquées. D’un côté de la chaîne on trouve le sexisme ordinaire comme une infinité de petits éléments « pas trop graves » pour certains. Mais ce sexisme ordinaire est irrémédiablement lié à ce qu’on trouve à l’autre bout de la chaîne : la violence, le viol ou le meurtre massif de femmes par des hommes dans notre société.

De « mademoiselle » à la lutte contre les violences conjugales, soyons aux côtés de nos mouvements féministes !

Romain JAMMES

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17 réflexions sur “Ceci n’est pas un manuel scolaire du moyen-âge

  1. Ah j’aime beaucoup le nouvel adage : « tomber dans l’oreille d’un socialiste » : très juste, la vraie culture est dans la rue !

  2. « quand vient la démonstration que le féminisme, ce n’est pas seulement se battre pour la parité et l’égalité salariale mais aussi contre tout un système culturel patriarcal qui construit des femmes soumises, eh bien il faut le crier haut et fort ! »
    Certes. Je ne dirais pas que le combat engagé contre ce dictionnaire était sans intérêt; je ne le pense pas.
    Cependant, ces temps-ci, le féminisme semble trouver un malin plaisir à se battre contre des tas de petits détails, dont la grande majorité ne dérangent aucunement les femmes (vous me direz, c’est parce qu’elles ont l’habitude d’être traitées ainsi). Mais, franchement, en temps que femme je lutte pour le retour du mademoiselle, que les féministes se sont acharnées à nous enlever. Pour une fois qu’un avait quelque chose de plus que les messieurs!
    Et surtout, je lutte pour la parité et l’égalité salariale, qui sont quand même les deux points les plus importants pour l’égalité homme-femme.
    Les deux points que les féministes tentent de nous faire oublier, en se focalisant sur de petits sujets. Le personnage féminin pour les feux en est un. Le chiffre « 2 » dans les numéros de sécu, un autre (il faut vraiment être parano pour voir du machisme dans ce numéro).

    Et les choses vraiment importantes, dans tout ça?

    Vous dites : De « mademoiselle » à la lutte contre les violences conjugales, soyons aux côtés de nos mouvements féministes !

    Moi je dis « De la lutte contre les violences conjugales à « mademoiselle »
    C’est différent. Pour l’amour du ciel, c’est la logique la plus pure et simple; pourquoi sauver un vie quand on peut en sauver mille? sauvez les milles d’abord, vous vous occuperez de l’unité ensuite.
    Engagez d’abord les grands combats; ce sera d’autant plus simple pour nous que de gagner les petits. Parce que, à s’acharner d’abord sur ces petits combats (dont je ne nie pas l’importance), on tourne le féminisme en dérision. On peut entendre dire: « regardez ces abruties qui se battent contre le numéro de sécu alors qu’elles n’ont même pas l’égalité salariale! »
    On peut l’entendre dire, parce que c’est vrai.
    Alors oui, le combat contre ce dictionnaire était important, oui il fallait le mener (ici, il fallait je l’admet l’engager rapidement, de sorte que ce dictionnaire ne soit pas trop lu) mais à nous diviser ainsi sur les petits combats, on ne sera jamais toutes ensembles pour les grands. Or pour ceux-là, tant que l’on ne sera pas ensemble, on ne les gagnera pas.
    Je suis désolée, mais ces temps-ci j’ai l’impression que les féministes sont en fait anti-féministes et font tout pour ne pas se battre sur ces sujets d’importance. c’est navrant.

    Avez-vous remarqué que toutes les publicités utilisent le mot « mademoiselle »? C’est parce que les femmes aiment ça.

    • Salut,

      En fait il n’y a aucune opposition aux actions menées par le féminisme. Si ces temps-ci on a plus entendu parlé des batailles comme le « mademoiselle » c’est parce qu’elles ont aboutit concrètement à quelque-chose. La lutte contre le viol, par exemple, est un travail de fond bien plus complexe et qui est bien plus difficile à faire entendre à nos dirigeants. Pour autant plusieurs campagne depuis 3 ans ont été menées par des collectifs féministes à ce sujet.

      Comme pour l’ensemble du mouvement ouvrier, il y a plusieurs fronts. Ça me rappelle les discussions à n’en plus finir sur le CPE, quand certains voulaient s’attaquer à cette mesure et à la précarisation quand d’autres se concentraient sur l’abolition de la subordination dans le contrat de travail. En réalité, chaque lutte est composé de petites batailles qui vont dans le sens du mouvement.

      Romain

  3. Ablia, si on ne s’occupe pas de toutes ces « petites choses » qui sont la base de cette société patriarcale, autrement dit si on ne change pas les mentalités pour déconstruire ce modèle patriarcal, les « grand combats » tels que l’égalité salariale on ne les gagnera pas, ou alors seulement de façon temporaire.

  4. « « Sans lui la maman ne pourrait pas avoir d’enfants. » Les couples lesbiens qui espéraient une PMA un jour apprécieront. »

    Très, très bon et surtout très drôle. Je vois ben le petit lucas, 8 ans, dire à justine, 7 ans : mais non juliette (ouais, je retiens pas ton prénom, t’es moche , na !) ! Les couples lesbiens peuvent faire une PMA, mais seulement dans les pays qui l’autorise !

    Remettez-vous donc à l’époque de vos tendres années. Vous auriez répondu quoi ? Certainement pas vos beaux discours ! Et j’irais pas blâmer les profs qui laissent passer ça « brut de décoffrage ». Ca a le mérite de mettre au jour clairement les idées dominantes. On devrait faire la même pour le racisme, on rigolerait (jaune…).

    Et, honnêtement, quel enfant irait consulter un site de ce genre spontanemment ? Encore une fois, repensez à comment vous étiez à cet âge… Donc je pense pas que ce genre de dictionnaire puisse avoir une quelconque influence sur nos chères têtes blondes en rapport à leur vécu quotidien et à l’ensemble de leur modèles adultes.

    Bref, on peut s’indigner d’un truc du genre mais pour ma part, ça reste de la branlette.

    • En fait ce que tu n’as pas compris c’est que je ne critique pas une seule seconde les gosses qui ont écrit ça. Je critique le fait qu’on ait construit un dictionnaire avec ces idées là. Un dictionnaire c’est normatif, ça construit des règles dans la représentation de ces mômes.

      Pour moi l’école elle n’est pas censées les conforter dans les représentations dominantes mais leur développer l’esprit critique et l’aspiration aux valeurs républicaines. Donc ce n’est pas de la branlette, c’est de la politique.

      Ceux qui pensent qu’à l’école on doit apprendre que Maman repasse parce que c’est la réalité feraient mieux d’y retourner pour ne plus sortir ce genre d’inepties.

      • Complètement ridicule, les idée dominantes ce sont les vôtres.

        ‘leur développer l’esprit critique et l’aspiration aux valeurs républicaines’.
        C’est pas un poil contradictoire ? Soit on développe l’esprit critique soit on les pousse vers des valeurs républicaines (autant dire de gauche, ça sera moins hypocrite).

  5. A ceux qui pensent qu’il revient naturellement aux femmes de s’occuper des enfants pour des raisons biologiques « évidentes », je propose qu’ils laissent aux femmes les emplois intellectuels, la nature les ayant de façon « évidente » destinés à occuper plutôt des emplois physiques.

  6. Bizarre comme article… Du dictionnaire à la libération de la femme. Le parcours chaotique d’un raisonnement brumeux…
    D’abord, l’idée de faire un dictionnaire par des mômes est purement idiote. Ca doit faire référence au génie créatif qui sommeille en chacun de nous et qu’il faut découvrir blablabla… Encore un théoricien psycho-crypto-socialo-égalitaire qui a sévi.

    Ensuite, comment s’étonner de ces définitions vu qu’un enfant parle, comme un adulte de ce qu’il connait : maman, elle porte des jupes dans des circonstances normales et papa non. Donc maman porte des jupes. C’est un caractère qui la différencie de papa. C’est pas con… de plus, c’est vrai ou pas? Je dis pas que c’est la définition, mais c’est pas faux. Je trouve ça même plutôt mignon. Plein de psy en tous genre et même des neuro chir, vous diront que c’et ni bien ni mal. C’est un schéma intellectuel qui se crée et qui prend du temps pour arriver à maturité.

    Troisièmement, il faut bien admettre que les revendications féministes nous em…..bètent un poil. Bien sûr que le sexisme est une mentalité dégradante. Bien sûr que les hommes qui battent leur femme est purement un scandale. En attendant, on ne parle pas des femmes qui battent leurs hommes, et ce ne sont pas des cas isolés. (J’attends avec jubilation les premiers cas d’homo battus par leur « conjoint ». Ça donnera des divorces tout à fait délicieux. A mourir de rire.) Bien sûr que la femme ne doit pas être reléguée à une place secondaire dans la société. Quelle personne sensée soutiendrait ça?
    Mais il reste le fait qu’un homme n’est pas une femme. C’est pas idéologique, de parti pris ou fasciste. C’est bêtement physiologique. La femme peut attendre un enfant et l’homme non. A la limite, avec les moyens actuels, les femmes pourraient se passer des hommes mais pas le contraire (J’en conclus donc en passant que la tyrannie des femmes peut être bien plus violente car elle peut survivre sans l’homme, techniquement parlant). De plus, ce sexisme dont vous parlez est entretenu par leur propagande débile.
    Et puis, vous vous attendez à quoi, mesdames? Avez-vous songé que mettre le vêtement symbolisant l’homme ne changeait en rien le regard de l’homme sur vous? Regardez ce qui se passe quand un homme s’habille en femme : ça devient un transsexuel, une sorte de changement de nature (il ont fait le premier concours de beauté de trans au brésil. Enfin, je crois que c’st le premier). Le même phénomène est applicable pour une femme s’habillant en homme. Elle change de nature. C’est à mon avis l’erreur des mouvements féministes : ils recherchent une égalité alors qu’ils devraient cultiver une différence. Dans ce sens, la journée de la jupe est l’une des mesures les moins débiles qu’à produite « ni pute, ni soumise »

    • Les question physiologiques n’ont foutrement rien à faire dans ce débat. Elles n’ont plus aucun rapport avec la domination masculine qui est à 99,9999999999% un phénomène culturel qui parfois utilise simplement des différence de nature.

      Donc faire intervenir des éléments biologique c’est une erreur méthodique et c’est surtout un sacré coup de mains aux pires réactionnaires.

  7. Si je suis ton raisonnement sur le caractère, apparemment hautement normatif, d’un dictionnaire, ces choses devraient être interdite. On va arriver sur le débat objectivité/subjectivité. Dans la mesure où toute définition de dictionnaire est le résultat d’un arbitraire subjectif, aucun dictionnaire ne devrait être autorisé. Ni celui où maman porte des jupes et fais la cuisine, ni celui où maman va se faire un pma en Belgique parce que son vilain gouvernement veut pas (soyons clairs, sur ce sujet, globalement, je m’en carre). D’ailleurs, c’est assez rigolo de voir que quand tu parles de pma, tu te réfères aux couples lesbiens. Alors que c’est une procédure qui est de plus en plus utilisée pour les couples hétéros. Juste pour démontrer qu’à partir du moment où on définit on occulte une partie du réel en la subjectivant par une définition.

    Enfin, pour moi le dictionnaire n’a pas de caractère normatif en soi. Il ne s’agit que d’un « état des lieux » des définitions dominantes. D’ailleurs, plusieurs dictionnaires existent, plus ou moins connus, éventuellement spécialisés, etc… Au final, plusieurs définitions s’affrontent, et celles qui s’imposent sont celles qui appellent le consensus le plus large. Ce qui n’est pas forcement la meilleure méthode, j’en conviens. Néanmoins, le pouvoir normatif vient pour moi de ce consensus, non du dictionnaire qui n’en est que l’incarnation.

    Pour vraiment finir, je te dirais que nous sommes d’accord, puisque pour moi, la politique est essentiellement (et d’autant plus qu’elle est liée à des organisations partisanes) de la branlette : arrêter de faire pour dire qu’on va faire.

    P.S : je connais tout à fait la conception « haute » de la politique, où tout est politique, etc… Problème de cette définition (les définitions amènent toujours des problèmes), c’est qu’elle cautionne tout le bordel qu’on appelle « politique » et qui n’est bon qu’à finir aux chiottes.

    • « D’ailleurs, c’est assez rigolo de voir que quand tu parles de pma, tu te réfères aux couples lesbiens. »

      Dans la mesure où la définition dit que « sans le papa, la maman ne pourrait pas avoir d’enfants », j’ai tendance à me dire que cette phrase a de méchants relents de mauvaise foi : « sans homme, une femme ne peut enfanter », c’est ce que sous-entend la définition en question. Donc, que ça vous plaise ou non, elle est foncièrement hétéro-centriste (pour ne pas dire « homophobe »).

      D’ailleurs, je pense qu’il en est de même pour le reste du commentaire qui se focalise sur le concept du dictionnaire alors que l’article évoque le fond de sexisme des définitions citées. Le dictionnaire n’est qu’une mise en forme. Ça n’aurait fait aucune espèce de différence s’il s’était agit d’un autre support/moyen.

      • Effectivement et s’intéresser aux symptômes, sans revenir sur le fond malsain qui les produit une bien étrange manière de s’en préoccuper.

        En fait le problème de cet article est d’avoir un style journalistique. Dans le genre édito. Alors pourquoi pas ? Mais pourquoi reprendre une forme polémiste de si faible envergure ? Pourquoi même respecter les thèmes imposés par les médias dominants ? Parce que cet article ne fait que reproduire le « débat » que ce sujet a suscité dans les médias dominants. A la sauce de l’auteur.

        Je trouve ça bien la contestation, mais faudrait peut-être voir à se montrer plus exigeant envers soi-même…

  8. C’est p’t’être pas aussi pertinent que les pavés qui précèdent, mais j’voulais vous dire que j’adorais votre blog. Continuez 🙂

  9. Pingback: L'art et la manière | Pearltrees

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