Quand la drague est une violence machiste…

Un trait de lumière traverse la pièce sombre, se faufilant entre les volets d’une mince fenêtre. Il éclaire soudainement la poussière soulevée par le souffle haletant de Sarah. Un nouveau hoquet survient. Non, c’est bien plus profond, un spasme qui vient des tripes. Comme une envie de vomir, d’éjecter toute cette haine enfouie en elle. La haine du monde, des hommes, surtout la haine d’elle-même, de ne pas être capable de s’y faire, de ne pas être assez forte. Les murs semblent dégouliner, comme les larmes sur ses joues. Un château de cire pris dans un incendie de colère, de fracas et de honte.

Quand la pression est trop forte, la vie éclate comme un ballon baudruche, rien n’est épargné. Ne restent que des lambeaux, vestiges d’une solidité apparente mais que les attaques incessantes ont fini par percer. Sarah a peur. Ce sentiment si banal devient une montagne quand il est permanent. Elle n’ose plus sortir, à chaque jour son épreuve. Quand elle réussit à se convaincre, le calvaire commence. Toutes ces années à subir des remarques d’hommes dans la rue lui apparaissent comme une abominable torture.

La première fois

Au début, rien de dérangeant au fond. Ses premières années d’adolescente étaient plutôt joyeuses. Elle découvrait son corps de jeune femme, ses camarades aussi. Les interpellations étaient timides, plutôt flatteuses, comme beaucoup de filles de son âge elle aimait plaire. Quoi de plus normal ? La pression sociale autour de ses premières relations fut moins agréable. Mais elle s’y était fait. Elle l’avait mis sur le compte de l’immaturité des garçons de son âge. Foutaise ! Aujourd’hui elle se demande si les hommes deviennent adultes un jour.

Arrivée au Lycée la récurrence des remarques changea la donne. De la part des hommes de son âge, mais plus seulement. Elle se souvient comme hier de ce jour. Alors qu’elle marchait en direction du bahut, un passant plutôt âgé, une quarantaine d’année peut-être, croisa son regard et lui proposa assez lourdement d’aller chez lui pour une petite heure. Elle sortit de cet échange toute tremblante, un haut-le-cœur lui serrait le ventre comme si son corps rapetissait, piégeant ses organes dans une souffrance malsaine. Le dégoût qui l’a prise alors ne l’a jamais vraiment quitté.

L’homme est un loup pour la femme

Avec les années, le phénomène avait empiré. Comme si les hommes, goûtant aux délices du sexe, devenaient soudainement des animaux. Les sifflements dans la rue, les chuchotements entre hommes à son passage, les propositions à peine déguisées, voire pas déguisées du tout. Sarah était-elle particulièrement belle ? Non, c’était autre chose. Une attitude provocante ? Des vêtements aguicheurs ? Elle finissait par s’en convaincre. Que faisait-elle pour être qualifié de « salope » plusieurs fois par jour ? Fallait-il qu’elle se voile, quelle se cache à la vue des hommes comme une proie fuit un prédateur ?

À force, elle en devenait paranoïaque, toujours à se retourner pour vérifier que personne ne la suivait. Elle prenait pour elle chaque discussion à son passage. Elle ne voulait rien dire de peur qu’il s’agisse de tout autre chose, ou de paraitre ridicule. Aujourd’hui, elle n’ose même plus croiser le regard d’un homme, de peur qu’il prenne cela pour une invitation. La rue la terrorise, comme si un agresseur se cachait à chaque recoin. Régulièrement, elle fait des détours, passant par les places les plus fréquentées pour ses trajets quotidiens. Elle redoute les transports en commun. Des hommes, de tout âge, de toute condition, viennent lui rappeler en permanence sa condition féminine.

Hey, mademoiselle !

Toute conversation la paralyse de peur. Elle sursaute à chaque homme qui vient lui demander l’heure, ou simplement une cigarette. Elle se méfie, toujours. Être sur ses gardes à chaque seconde est épuisant. Elle en devient agressive pour rien, se fait traiter d’hystérique, et finit par s’en persuader. La culpabilité la bouffe de l’intérieur, comme si un rat s’était glissé dans ses entrailles et lui rongeait l’estomac.

Sarah ne comprend pas ce monde. Elle ne comprend pas ces hommes. Même ceux plein de bonnes intentions, qui viennent poliment lui faire remarquer qu’elle est belle. Ca la révulse. Une violence, enrobée ou non de bons sentiments, reste une violence. Est-elle autre chose qu’une paire de sein ? Qu’un vulgaire bout de viande ? Les hommes sont élevés à la pornographie quotidienne de la publicité et des médias. N’ont-ils pas conscience que les femmes ne sont pas les produits qu’on leur vend ?

Les larmes ne s’arrêtent pas de couler, comme un fleuve en pleine crue. La rivière qui emporte tout n’est-elle pas violente à cause de la violence des rives qui l’enserrent ? Cette fois ci la coupe est pleine. Tout ce qui lui rappelle qu’elle est une femme la frappe en plein cœur. Même ses amis ne comprennent plus. Elle les perd un à un, abasourdie devant leur réaction quand elle confie son malaise ou quand elle leur fait remarquer leur attitude. Maintenant elle en est persuadée, un homme est un homme, il n’y a plus rien à en tirer…

Romain JAMMES

Publicités

40 réflexions sur “Quand la drague est une violence machiste…

    • C’est normal, tu n’es pas une femme (lui non plus d’ailleurs, mais il a un minimum d’empathie au moins). Merci Romain pour ce texte, qui retranscrit de façon très véridique le quotidien de nombreuses femmes aujourd’hui.

      • Mouais, bon, ce genre de lieu commun reste juste une bonne façon de tenir un putain de discours démagogique et sexiste de plus, alors pour moi ce n’est pas la phrase qui met le plus en valeur le propos, au contraire ….

    • D’après moi cet article doit te permettre de te projeter à la place de « Sarah ».
      Elle représente n’importe quelle femme.
      Elle te permet enfin de comprendre ce que les femmes subissent au quotidien, que c’est grave ( et qu’il faut arrêter de dénigrer le féminisme qui est, de mon point de vu, un combat contre la société et pas contre les hommes. )

  1. « les hommes » …
    ça aurais pu être intéressant de préciser que tous les mecs ne sont pas des gros beauf lourdingues et libidineux … mais bon …
    je conteste pas le font de l’article, mais sa forme. c’est une histoire tres tres triste pour « sarah » mais apprécierais de ne pas en être tenu pour responsable.
    merci

    • Marrant ces gens qui prennent ça pour eux.

      Il y a une phrase intéressante qui, en fait, est la plus importante : »Une violence, enrobée ou non de bons sentiments, reste une violence. »

      Beaucoup d’hommes sont plein de bonnes intentions, mais même un « je vous trouve très belle » bien formulé participe à un arsenal de domination. Ils ne sont pas lourdeau de ton point de vu, il n’empêche qu’ils participent et légitiment un phénomène de société violent contre les femmes…

      • Dire « je vous trouve très belle »… ça s’appelle un compliment. Ce n’est pas de la domination. Enfin ce n’est que mon avis. Et une fille peut très bien dire à un homme « je vous trouve très beau ». Le problème n’est pas là. Le problème est dans le manque de respect et… pire… le harcèlement. Bonne soirée.

      • nan mais j’essaye pas du tout de légitimer les comportements qui on poussé cette « sarah » dans une telle détresse, au contraire. je critique la généralisation qui est faite a propos des hommes dans ton article. perso j’ai jamais interpelé de femme dans la rue, je compte pas m’y mettre de si tôt, et je ne connais personne dans mon entourage qui ai ce genre de manies. il y a des comportements franchement scandaleux mais ils proviennent d’une minorité d’hommes qui font probablement ce genre de truc toute la journée.

        il y a aussi ce coté ou a un moment ou un autre, il faut bien se rencontrer, se séduire, que ce soit entre hommes et femmes, femmes et femmes, hommes et hommes. ou alors quoi ? les rencontres ne doivent se faire que sur présentation ?

      • je suis très touchée, Romain, par l’immense tendresse qui traverse votre récit. Je ne sais pas si Sarah existe… mais elle existe. Elle existe par vos yeux, par la fragilité apparente du texte. Elle existe par le chaos intérieur que vous parvenez à saisir, puis libérer, cette tension entre l’impensé de la domination, l’impensable de l’agression et l’invisibilité, corolaire des deux. De la tendresse, oui. Et de la fraternité.

      • Violence ! la libido est violente ! le problème est que les codes de séductions ont explosés ou s’arrête ce qui est recevable ou pas ! c’est à ce niveau que cela se passe !
        Je prend au sérieux l’histoire de Sarah elle est dramatique mais son soucis qui hélas est celui de bien d’autres femmes !
        Ce sont ces interpellations « hors codes » qui démarrent très tôt dans la vie d’une femme. J’ai même eu l’occasion d »en voir qui m’ont à vrai dire « scotché » !
        Notre société est entièrement tournée vers la marchandisation, nos corps compris ! la télévision la pub tout est travaillé en fonction de nos instincts animales de notre narcissisme primaire pour nous donner l’envie d’être regardé, de consommer vous ajoutez à cela quelques générations « hors sol » recalage social + éducation télé sans limites et vous avez une ambiance d’enfer pour les femmes !
        La séduction s’inscrit intimement dans un processus de socialisation donc l’expression de notre libido se fait à l’image de notre niveau de notre encadrement culturel ! là vous commencez çà voir ou je veux en venir !
        Que l’on soit homme ou femme on subit tous la pulsion de la vie et c’est vitale de pouvoir l’assumer ! l’envie de séduire de vibrer au plus profond de soit ! Je me méfie de se genre de débat ou l’on part sur une ambiguité très dangereuse ! Les femmes ont envie de séduire et d’être séduit et donc, ce genre de thèmes est à manipuler avec beaucoup de précautions si nous ne voulons pas finir dans une forme d’ultra moderne solitude (comme dit la chanson) voir une forme de décadence !
        La pseudo libération de la femme dans nos sociétés modernes à posé de nouvelles règles que nous sommes loin d’avoirs compris,
        Tient j’ai envie de faire un parallèle avec un autre thème celui très économique de défendre notre liberté d’avoir un i phone dernier cris la dernière voiture à la mode …. etc en gros la construction d’une frustration permanente !
        Le débat sur ce thème est donc toujours largement ouvert ! Si on veut sauver Sarah de son marasme c’est la dessus qu’il faut plancher ( les hommes et les femmes) !

      • C’est exactement le genre de discours qui m’a bousillé mon adolescence et qui a fait que je n’ai couché avec une femme qu’à 30 ans parce que pour moi la drague était devenu un synonyme d’agression. Ce genre de discours me fait gerber.

      • Mais rassure-toi, depuis, pour supporter j’ai choisi la solution de l’obésité morbide accompagnée d’antidépresseurs. Avec ça il n’y a peu de chances que je viole qui que ce soit. Quant à la drague, à la limite pour le sport…

      • Tu sais Guy, à 24 ans, je n’ai jamais dragué personne, et ça ne m’a pas empêché d’avoir des copines, et une sexualité. Il y a d’autres manières de procéder, plus longues, avec une période d’enamoramiento, et des circonstances qui peuvent êtres propices aux rapprochements.
        C’est sûr que quand on conçoit le sexe comme un fast-food, ça ne fonctionne pas, et qu’on peut traverser des périodes de célibat plus ou moins longues. Mais rien n’empêche pendant ces laps de temps de resserrer les liens avec sa main droite (ou gauche, chacun fait comme il veut).

        Je ne prétends pas être un modèle, d’autant que niveau sentimental, c’est clairement la jungle dans ma tête, mais je maintiens qu’on peut adhérer à ce discours tout en ayant des relations (qu’elles soit charnelles ou non) avec les femmes.

    • Ce n’est pas ce que dit l’article.

      Dans notre société il y a des violences et des dominations. Que tu le veuilles ou non, tu es dans cette société et tu agis dans ce contexte. Le contexte n’est jamais neutre et joue nécessairement sur la signification et les conséquences de tes actes.

      Le contexte aujourd’hui c’est que de très nombreuses femme sont littéralement harcelées chaque jour dans la rue, au boulot mais aussi dans les médias à travers la publicité et des reportages qui les réduisent à leur simple physique. Dans le cinéma, la littérature, les séries TV, tout marche essentiellement dans ce sens à quelques exceptions près…

      Donc il ne s’agit pas d’intégrer la culpabilité du comportement machiste, tous les hommes (moi compris) ont des comportements machistes. Il s’agit d’avoir en tête que cela existe et qu’aborder une femme sur son physique, même de manière très poétique, peut être perçu comme une violence. À partir de là, tu peux choisir d’ignorer la violence à laquelle tu peux participer en faisant ça, par égoïsme. Tu peux la prendre en compte et trouver d’autres manières de draguer.
      Est-ce que draguer c’est mal ? Non, tant qu’on réduit pas la femme à son physique. Tu n’as jamais dragué une fille autrement qu’en lui faisant comprendre qu’elle est belle ?

  2. Cela me rappelle l’histoire d’une femme que j’aimais et pour qui chaque tentative de le lui dire était vécu comme une agression. Je n’ai aucune nouvelle d’elle depuis plusieurs années et j’espère qu’elle va bien.

    • J’ai du mal à croire que des vraies personnes dotées d’un vrai cerveau peuvent s’imaginer, ne serait-ce qu’un millième de seconde, pouvoir arriver à leurs fins avec des saillies verbales pareilles ! C’est proprement hallucinant !

  3. Ca me rappelle une sortie de boite : « hé mademoiselle… » on n’est pas intéressée du coup j’ai droit à un joli « t’as raté la poutrelle d’acier! » … rétrospectivement on sait pourquoi il est rentré seul! (non mé c vrai t’es trop difficile aussi) ^^

  4. « Aujourd’hui, elle n’ose même plus croiser le regard d’un homme, de peur qu’il prenne cela pour une invitation. »

    La claque… Je fais pareil et je ne m’en rendais même pas compte. Qu’ai-je encore intériorisé à ce sujet ?… Je crois que j’ai bien plus de boulot à faire que je ne l’imaginais.

    Merci du fond du cœur pour ce texte.

    • Je fais pareil aussi, dans un certain nombre de circonstances, et je pense que c’est le cas de beaucoup de femmes ^^ mais ca fait longtemps que je le sais pour ma part. Faut une sacrée assurance en fait pour faire abstraction, ne pas éviter ces regards dérangeants, ne pas avoir peur qu’un jour ca aille à autre chose qu’un regard ou une parole déplacée…

      • Personnellement je fais pareil… mais je suis un mec. Quand je croise une femme dans la rue, si j’ai le malheur de croiser son regard, je le détourne instinctivement, de peur de me faire balancer du spray au poivre a la figure (j’exagère, mais c’est le sentiment)
        Faut pas oublier non plus que pour pas mal d’homme, le simple fait de se lancer, et d’oser aller parler a une femme, constitue un acte de courage et d’espoir, faut pas croire, mais pour certain c’est se mettre a nu!
        Et puis c’est bien jolie de ne pas faire passer le physique d’une personne en premier, mais difficile d’aborder quelqu’un par un « j’adore ta psyché! »
        Le physique est le premier pas vers la connaissance de l’autre, quoiqu’on puisse en dire, on le fait tous (a moins d’etre aveugle)

  5. Pingback: Ceci n’est pas un manuel scolaire du moyen-âge « L'Art et La Manière

  6. Pingback: On a testé pour vous : le clito ! « L'Art et La Manière

  7. Pingback: La mini-jupe et le viol « L'Art et La Manière

  8. C’est la répartition même des rôles sexués qui veut ça. Dans un contexte hétérosexuel, une femme ne va pas vers l’homme, elle se laisse séduire. Et c’est à l’homme de développer un arsenal de techniques pour la conquérir. (long héritage méditérranéen qu’on retrouve dans les mythologies, les contes, etc.)
    Je ne sais pas s’il faut y placer une notion de domination. Ce sont des rôles, ils sont joués. La domination intervient quand l’homme (le plus souvent) ne respecte pas les règles du jeu ou le rôle de la femme…

  9. Pingback: Le SAV de l’affiche sexiste du métro à Toulouse « L'Art et La Manière

  10. Pingback: Jeudi 21 mars : La surprise masculiniste ! | L'Art et La Manière

  11. Pingback: On a testé pour vous : le tweet sexiste de l’UMP ! | L'Art et La Manière

  12. C’est incroyable d’être dans la capacité de retranscrire si bien ces émotions qui sont l’EXACTE vérité de ce qu’on peut ressentir à force de harcèlement… et d’incompréhension de la part des autres quand on ose enfin en parler. C’est juste génial que ce soit un homme qui l’ai écrit d’autant plus, ça redonne confiance au sexe opposé ! Merci.

  13. Tu es dans le vrai Romain.
    Je continue à porter des minijupes et à me balader seule dans la rue parce que tel est mon bon plaisir, mais j’avoue que j’évite quand même le regard de certains hommes…
    Cependant, même si le compliment peut mettre mal à l’aise pour plein de raisons et tout d’abord parce que c’est un compliment et que quand nous en recevons un (homme ou femme) nous adoptons tous une stratégie d’évitement, il n’est pas forcément agressif.
    Bien sûr le mec (ou la nana?) qui t’interpelle dans la rue, comme il y a trois jours encore, parce qu’il ne voit qu’un corps qui devrait être dédié à son plaisir, oui c’est agressif. Mais la personne qui te dit tout simplement qu’elle/il te trouve très beau/belle, je trouve ça plutôt bien. Ensuite, comme tu l’as déjà souligné, tout dépend du contexte.
    Je trouverai ça bien qu’on puisse dire à quelqu’un-e qu’il/elle est beau/belle sans que cela veuille dire autre chose. Il m’est déjà arrivé de le dire à des femmes (je suis hétérosexuelle) que je connaissais à peine, parce que c’était tout simplement vrai, et si on peut dire « tu es sympa », pourquoi ne pas pouvoir dire « tu es belle »? Mais j’avoue que j’ai plus du mal à le dire à des hommes car de suite on le prendrait pour une invitation alors que ce ne serait pas (forcément – oui, bon, il ne faut pas non plus se voiler la face!) le cas. Je l’ai dis pas plus tard que dimanche dernier pourtant, à un copain, en couple depuis 20 ans et papa d’une petite fille, et il ne s’est pas senti agressé ou dragué pour autant.
    Un compliment, un vrai, désintéressé, ça fait aussi toujours plaisir, pourquoi s’en priver?

  14. Avant toute chose je voulais dire que cet article est bien écrit, et le fait que cela soit un homme qui l’ait écrit peut donner l’espoir que rien est perdu lorsque l’on a un cerveau et une bonne éducation.
    Mais voilà… sans vouloir faire de compétition victimaire très très mal placée, je voulais dire qu’en tant qu’homme observer des filles très belles et vêtues de manière aguicheuse, cela est également remplie de violence involontaire. Il s’agit peut-être du reflet de la violence de la société, de la compétition, et de l’individualisme. A ceux et celles dont on a appris étant jeunes que l’on étaient tous égaux, ce spectacle illustre le contraire de manière traumatisante. Le passage de l’adolescence peut alors pour certains être difficile à négocier, voir peut conditionner les dépressions à venir.
    Dans ce monde où la sexualité est omniprésente au détriment de la spiritualité. Le sens de la vie et la validité de l’existence pour certains hommes et certaines femmes résident dans la capacité à avoir accès au sexe ainsi que tout le bagage émotionnel relatif à cela, sentiments amoureux inclus.
    Cette violence n’importe quel homme l’a ressenti au fond de ses tripes, ainsi que certaines filles complexées se sentant inférieures physiquement. De cette violence, il y a différentes façons de la digérer. Quand on a un cerveau on prend les choses avec philosophie et on essaie de se mettre à la place de l’autre, ensuite il y a ceux qui vont déprimer (et là on ne plaisante pas, entre autres souffrance certains se sont suicider à force de se sentir inférieurs), et puis il y a ceux qui prennent ça comme un défi, ceux là se sentant défiés, sont potentiellement capables de se comporter comme des sales vicelards. Cette catégorie là, c’est celle qui est responsable de ses « agressions » à peine voilées.
    Pour revenir au débat donc, dans les deux cas pour sarah comme pour les agresseurs, tous subissent et expriment d’après moi une violence réelle. Une violence intrinsèque à l’humain certes, mais également la violence d’une société matérialiste bien trop pauvre en spiritualité.

    • Enfin ceci étant dit, c’est un gros problème d’éducation. Et je pense que chaque homme et chaque femme qui comprend le problème a le devoir de venir en aide ou agir lorsqu’il y a tous ces petits abus quotidiens.

  15. Pingback: On a testé pour vous : le harcèlement ! | L'Art et La Manière

  16. Pingback: sexisme ordinaire | Pearltrees

  17. Pingback: Peut-on draguer sans être sexiste ? | L'Art et La Manière

  18. Pingback: L'art et la manière | Pearltrees

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s