Dur, dur d’être un garçon…

Parceque

Comme tous les deux mois, le magazine Parceque vient bousculer votre quotidien ! Je vous en ai déjà parlé plusieurs fois, mais c’est qu’il en vaut la peine. Alors tous à vos cliccs pour commander le nouveau numéro !

En attendant, voici mon article, que vous retrouverez p.18 du magazine !

Dur, dur d’être un garçon

Ça dure depuis des milliers d’années et on ne voit pas le bout du tunnel. La domination masculine est probablement la plus ancienne et la plus ancrée des dominations de notre société. Un rang qui n’est pas tous les jours facile à tenir…

JE NE SAIS PAS POUR VOUS, mais moi la condition masculine, elle commence doucement à me courir. Après des millénaires de domination implacable, le statut d’homme dans notre société n’est pas à la portée de tout le monde. Il y a une réputation à tenir et la politiquedu chiffre n’arrange rien, car nos ancêtres ont tellement bien fait leur travail qu’on a du mal à ne pas faire pâle figure.

Pensez-y seulement : 99% de la richesse mondiale appartient aux hommes. Alors avec mes 900 € mensuels, je suis la risée du genre masculin. Car pour continuer à gagner 25% de plus que mes collègues du « sexe faible » en France j’ai beaucoup d’effort à faire… Pourtant toutes les conditions étaient réunies : un système éducatif sexiste orientant davantage les hommes vers les filières les plus rémunératrices ou simplement une culture dominante savamment orchestrée pour convaincre les petites filles de leur destin de princesse au foyer. Mais rien à faire, j’ai étudié l’Histoire et malgré l’omniprésence d’hommes dans nos livres je n’ai jamais su rabaisser suffisamment mes camarades d’amphi… Quel gâchis !

Être un homme, croyez-moi, ça demande un sacré savoir-faire. Avec 75 000 viols par an, on a de sacrés stakhanovistes dans nos rangs. J’ai compté : ça fait un viol toutes les deux minutes en France ! Il y a vraiment du pain sur ma planche. Faut dire qu’on nous convainc, depuis nos premiers poils (avant, même) que notre sexualité débordante est irrépressible et que finalement, c’est un peu à la femme de se mettre en quatre pour nous soulager. Si elle refuse (ou pas d’ailleurs), la société à mis en place un très ingénieux marché du corps. Des femmes dans la misère, dans la détresse sociale et des étrangères pour la plupart, sont mises à notre disposition pour une modique somme. Un moyen de se rattraper, et croyez bien que si cela vous rebute, vous passez souvent pour un réac’, une « sainte-ni-touche », ou simple un-e opposant-e farouche à la liberté sexuelle… Tellement libre d’ailleurs qu’elle coûte 50 € la pipe !

La suite de l’article ICI !

Romain JAMMES

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8 réflexions sur “Dur, dur d’être un garçon…

  1. Même si je suis globalement d’accord avec l’esprit de ton article, il y a certains points qui me gênent profondément, Romain. Je n’ai, par exemple, jamais vu de caractéristiques sexistes à notre système éducatif. J’aurais plutôt tendance à accuser les stéréotypes sociaux dans leur ensemble, qui nous influencent dans nos choix d’études. Sortant d’une école d’Ingénieur généraliste, j’ai pu remarquer que les femmes (qui y sont d’ailleurs sous-représentées) s’y orientent bien plus souvent vers la biologie, les mathématiques et le génie civil que vers l’informatique ou la mécanique.
    C’est marrant, mais j’ai un peu de mal à voir en quoi passer la journée sur des plans de réacteur serait plus masculin que de passer la journée sur un algorithme mathématique.

  2. Et pourtant les faits sont là. Les filles réussissent dans l’ensemble mieux leurs examens mais sont orientés pré ou post Bac vers des filières plus littéraires souvent moins valorisée socialement et moins rémunérées. De la même manière on oriente plus facilement une fille vers les écoles d’infirmier (et on dit infirmière dans le langage commun c’est dire si c’est normatif) qu’à la fac de médecine…

    Ensuite les représentations que véhiculent l’école sont souvent sexistes également, qu’il s’agisse de la manière dont on fait l’histoire, des représentations qu’on donne des rôles sociaux etc… Si ce n’est pas elle qui est à l’origine de ces représentations, elle ne les combat pas de la manière dont elle devrait au regard de son rôle dans une société démocratique =)

    • Qu’elle ne les combatte pas suffisamment, c’est bien possible. Mais elle de fixe pas non plus de quotas ou de critères sexués à l’orientation des étudiants. Si les filles se dirigent plus souvent vers des carrières littéraires que les hommes, par exemple, c’est peut-être davantage dû aux stéréotypes véhiculés par la société dans son ensemble qu’à la politique du ministère de l’Éducation Nationale.

      Je ne dis pas qu’il n’y a pas de problème. Au contraire, c’est un gros problème que tout le monde trouve normal que les femmes et les hommes s’orientent de façon aussi différenciée. Mais à mon sens, c’est là avant tout un symptôme du problème.

  3. D’où sort tu l’information que 99% de la richesse mondiale appartient aux hommes, non pas que je la remette en cause mais juste pour me permettre de la vérifier.

    • Écoute c’est une bonne question, je l’ai lu dans plusieurs études et dans des articles mais je n’ai plus la source en mémoire…

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